WO
l'ruijHi'nl d'une lettre tirée du ruutercle d'un manuscrit.
i c frapnciil 0*1 barre dm* lo livra do Drrlin ilo Vissorr, ton*. II. |>ay. 53, ivcto .
». A unit ceux qui les présentes lettres voirons etc.
« Nous, F. Lovs par la permission divine, humble Abbé du monastère de Clairmarais, ordre de Cisteaux, diocèse de Thérouenne... Salut. Sçavoir faisons que nous.... commettons et constituons frères. .. Hubert Pespin et Gii.le Ebbiscq, nos religieux, Jossk Roullkmîier, Jeiun-Franchois Hanon.... nos procureurs généraux.... En toutes nos causes querelles. .. moeu ou a mouvoir contre toutes personnes et de. .. . doflendanl pardevant tout juges olliciers. . . . extraordinaires tant de
notre église quelque pouvoir, qu'ils usent pour toutes
poursuivre garder et d elfe mire etc.
« l,e reste mal écrit et coupé. — Kt au bas :
- Kn témoig... des susdites, avons fait mettre
ce dousièsme jour de septembre Tan mil etc. 1 »
1 Cette procuration était pro!»aIdement destinée h se défendre dans une cause grave dont on a eu soin de taire le sujet. Ilist ni" Clar., loin. M, p:ig. 53.
D° IN CHRISTO PATR1 ET D"° LUDOVICO HERTALDIO ABBATI CLAROMARISCI F. MART. QU1NCANET D1VI VEDASTI PRIOR 1MMERITUS \
Adb« : IViO
« Salutcm in co qui est omnium salus.
« Ea fuit causa ad vcslram Rdam patcrnitatem <cribendi, rcligiosi vestri, et nepolis m cm miscrabilis ac deploranda conriitin, «| ua* ila poslquam ad nos venit viscera nostra commovit, cl ad hoc nos cfllcacilcr conduxit ul de ejus salute solliciîi, perdilioneni illius imputemus nobis de celero, nisi cam cum exacla diligenlia procuremus. Eam apud nos sccrelû certes dies en eondilione detinuirnus, ul frequentiiis cum sui eveessus admoneremus, cl decentius remitteremus. Vcrum e^ nec inliciari potesl, (juod in ccclesia vestra relligionis Iiabilum sumens, fandcin professionis volum emiserit : sed a stabililale cjuam prouiiscrat dainnabili levitale resiliens, immemor prima* sua* fuga-, cl jusl.c animadversionis qua correctiur fiori debucrat, lamquani canis ad vomitum denuo ad seculum devolavit. As! ubi siibslantiam dissipavit, et egere coepit, ad se re versus, culpam agnovit, cl nobis in multà conlrilione, el bumilitate poenilenlia\ omni salisfactioni «cse oblulil. Quare preces vobis afleeluosas cfîundcrc cogimurne ci preeindalur funis misericordia1, sed potins recipere dignemini ad poMiitentiam juvencm bumi- Haium, et corde compunclum, ne forte si ci miserationis suf- IVaginm dcnegclnr ineidat in descsperalionis abissum, cl fiai
' HhI. m" r.lar., pas. 07, lin. 7. H .
\u!n : l.'iiu novissima illa pejura prioiibus. Porrù qui le\itali> vilio egivssus est devola li imiil t lato regrcditir ac prions status reminiseens, in laclirimas uberiores sui crimen exiu'is minuit et compensai. Cccidit fateor, sed domino tribucnte) adjieiet ut resurgat. Sains illius, et mors in inanibus vestris est. Ad laboris ilnque compendium vobis cecidit quod regreditur, quod ad januam puisât, quod suum confîletur egœslum, quod dovolè et bumiliter miscrieordiam poscit, quod omni satisfaction! secundam regulam se offert. Judicium igilur cum misericordià fiât illi inemores gratia» quam prodigo filio reverlenli palerevangclicus legitur impendisse. Regressum filii gralanler admillatis in visecrihus rbarilalis et v^stram H,,jm palernilatem diii faustam inrolumenique conservet altissimus.
« Vectra? Rdx paternitatis cultor indefessus,
• F. Martinus Quincanel, divi vedasli Prior immeritus. Ex relia nostrà 4to idùs septembris an. l'iiO. *>
COMMISSION DU PAPE PAUL III, ÉMANÉE LE 4 DES ftiw : 154 1 NONNES DE JUILLET DE L'AN 1544, A L'ABBÉ DE CLA1RMARAIS, QUI ÉTAIT MOR T LE MOIS PRÉCÉDENT.
« Paulus RP"* Sus S. Dei Dilectis fiiiis, Abbali H. M. de Cla romarisco, et S1' Audomari, ae S1' Pétri Ariensis oppidorum Morinensis di.ecesis ceclcsiarum Decanis ; sainte m et apostolieam Bcncdiclionem.
« Dudùm cum dileclus filins Franciscus d'Averoult, alias de Helfaut, cui olim monasterium B. M. Licquensis pramionsirat ordmis, Morin.diiee. auctoritate apostolien commendalum extiterat, commendic hnjus modi in manibns noslris, per certum Procuratorcm sniim ad id ab co specialiler Unie constitulum sponte et libère cessisset, nos tune cessionem ipsam admittenles, pnedietum monasterium, tnne certo modo \aeans Gabrieli de Calone clcrico dicli dia-cesis, per eam quo ad viveret lenendum et regendum per certas nostras litteras commendavimus pro ut in tllis pleniùs continetur, ac ne pnefalus Franciscus ex eessione hujus modi nimiimi dispendium pateretur de Coistete (sic', eldeScrqucs, ae de Moringliem locorum prajdicti direc. domos, née non de Coistet fruetus, reddilus et proventus.... De aliis décimas et reddilus cum omnibus appenditiis ad dietam Abbatiam peilinentibus. . . . Loeo pensionis annua} tenendas. possidcntlas etc., concessimus. Ad borum executionem vos eommitlimus. Datum Ronue an. inear. — Domini t 'ii i. 4'" 9n:'* julii Pontificatu* in.slri ann. X.
LES ABBÉS DE CL Al II MA RAIS.
DOM. ROBERT PEPI.N PEYPINUS , 39' Abbé. a^«:IM4
SOMMAIRE
Vacance do 7 mois. — Rohert Pi-pin, né on 1494, d'une bonne famille de Snint-Omer, entre nu monastère en 1507. — Il était profès en 1508. — Son image en cueulle. — Son zèlo pour la religion et pour ses devoirs. — Il est l'édification de ses frère».
1 — 11 est proposé pour la prélaturc — Commissaires de Charies- Olint à l'élection. — Usage anormal. — Immixtion du pouvoir civil dans la nomination aux bénéfices . — Proposition du Cardinal de Granveilk (Antoine de Pkiuii not). — Mécontentement des moines. — Réflexions de Berlin de Visserv. — Dom Robert est installe par l'Abbé de Citeatix (151.")). — On casse l'acte d'aliénation de la ferme du Caurrel. — Sentence contre des maraudeurs à Muncq-Nieurlct. — Concile do Trente. — L'Abbé obtient d'incorporer au refuge la ruelle des Petits Arbalétriers. — Gilles Pépin, nommé Grand Bailli. — Portraits des Abbés dans le cloître. — Rachat d'une rente de 2 rasières de blé. — Prix des « éréalcs. — Mort de Robeut Pépin à 55 ans. — Vacanco de 8 mois. — Son éloge en vers. — Manuscrit ayant appartenu à cet )o Abbé. — Ses armoiries. — Moines contemporain?.
Nous remarquons maintenant l'immixtion de la
puissancesouveraine dans la eollntion ries bénéfices. . ,
:io
— ïtiti —
i-Vit iv.t A la mort de Dom. Loris Hertailo, le fauteuil abbatial demeura vacant pendant 7 mois et V jours, après lesquels Dnm. Hubert Pépin, fu! appelé à le remplir.
Horert, était né à Saint-Omcr, en I V91, «l'une pieuse et noble famille 1 ; de bonne heure vers 1507 , sous l'administration de (iEorc.es Devii.lersJI vint se consacrer à Dieu dans le monastère de Clairmarais. . . . Il devait être proies lorsqu'il composa, en trois distiques latins, I cpitapbe de Dom. Etienne d'Oi-
0 en Hem, mort au mois de février 1o08*; ce qui peut faire croire que déjà Peimn avait fait profession à cette époque, c'est 'qu'au coin du cloître de lecture se trouvait un tableau représentant le jugement de Dieu, on y voyait l'image d'KriEXNE d'Ocdenhem, avec son patron, puis relie de Robert Pkpin également avec le sien : or, Hubert était peint avec la coule, vêtement distinetif de la profession \
Jongelin se plait à constater 1 que ce cénobite se distingua toujours par son zèle pour la religion,
1 çliyioïtm fun<(ntis$imns , et par son application à remplir ses devoirs ; il exerça successivement plusieurs charges, entre autres, celle de receveur des biens situés en Artois, sous le gouvernement de Louis Herîaui.d.
1 Dom. Jean Ballin. — Dom. Charles Martel. — Dom. Berlin «le Vissery .
* Cette epitaphe portait tmc F. Ronrims Prvmrs.
1 lli>t. ne* <le t liai rma rais, foin. Il, p-i tr fi). 4 Mem. i'I.Mn, p.ie. *.?fi.
— Depuis 30 ansenviron, Kobeht était l'édifica lion 1-.44 1 547 de la communauté, lorsque son aptitude et sa régularité attirèrent sur lui les regards et le firent désigner pour la prélaturc. Au moment où la vacance se présenta il avait 31 ou 32 ans 13 44).
Tour la première fois, nous voyons alors les élections Abbatiales s'opérer sous les yeux des commissaires de l'Empereur; depuis la fondation du monastère, jamais encore, d'après le récit de D» Guislain- Campion, les choses ne s'étaient pratiquées ainsi, c'était le prélude des empiétements du pouvoir civil sur la libre émission des votes religieux, sur les biens ecclésiastiques, sur la liberté des consciences.... — Jusques-là, les Abbés avaient toujours été élus lanoniqucment et très librement par les moines, selon l'esprit de la règle. « Ceux qui étaient choisis, « ajoute le chroniqueur, ne l'étaient que par leur « vrai mérite ; c'était jusques-là, on Ta vu, des gens « humbles, savants, vertueux, qui prêchaient tou- « jours d'exemple.... Qui loin de se glorifier, mais « pénétrés de la crainte des jugements de Dieu, « souvent se déportaient de leur charge par humi- « lité.... Gens, en un mot, qui étaient de vrais et « légitimes pasteurs.... Qui faisaient la gloire de « Dieu et l'édification de son peuple. »
Cil arles-Quînt invoquant un induit qu'il disait lui avoir été accordé pour nommer aux bénéfices,, prétendait user de ce droit contrairement à taules
1 Ihsl. nr- iiir.lito «le Claii mnntis, loin 11. p.ig. Wi,
1 5%-t — 1 ô î 7 les coutumes H privilèges des chapitres ou communautés religieuses qui seules, avaient toujours choisi paj* leurs libres suffrages, leurs chefs immédiats. Jusqucs-là, les Ktats des Pays Bas, toujours en lutte, . s'étaient longtemps opposé à celle insolite prétention ; mais le Cardinal de (in vwKi.LK Antoine de Perrenot), ce conseiller célèbre de l'Empereur, lui proposa et lui fit adopter comme moyen de conciliation, la désignation de trois candidats élus par les communautés et sur lesquels le Prince aurait le droit de choisir ; au moyen de la même pression, il fut également imposé que les élections auraient lieu en présence des commissaires impériaux et que le sujet élu devrait être accepté par Sa Majesté, mais qu'il recevrait ses provisions de la main de son supérieur 1 .
Ce mode, alors tout nouveau, dut être suivi pour I élection de Robert Pépin, à la prélalure de Clairmarais, ce qui n'empêcha pas ce Prélat de se montrer digne à tous égards de la préférence qui lui avait été accordée.... Celle anormale innovation dans le choix des bénéfices, fut loin de recevoir, on le pressent, l'approbation générale. La communauté dut la subir sans l'approuver.... Un annaliste à qui nous empruntons ces détails -, exhale ainsi, à cet égard, son mécontentement : « Voilà comme s'ouvrit la « porte à tant de brigues, de convoitises et d'ini- « quités.... à tant de faux supérieurs cl des intrus
• Berlin <le Vissery, lom. il, pris. 67. — Vonrp*per-n, roulumes des Pays-Ras.
- Berlin <|o V.^ery, lom. If. pas. G7
« dans le bercail du Seigneur, <jui n'élant point 1*>U lô'iT « entré par la vraie porte, qui est Jésus-Christ, ne « sont et ne peuvent être que leur propre perte, celle « de beaucoup de ceux confiés à leurs soins, et la « ruine totale des monastères, tôt ou lard 1 — »
Après cette nomination, nouvelle dans sa forme, Kobekt Pehx recul ses provisions de 1). Edmond, de Saulieu, 12" Abbé de Clairvaux, il fut installé le G janvier, jour des Kois de l'année lolj. Dès qu'il eut pris les rênes du gouvernement, le nouvel Abbé s'appliqua de tout son pouvoir à faire le bien ; apercevant pour la communauté un notable préjudice dans la vente qui avait été faite de la ferme deiirevel, il chercha à recouvrer celle propriété et parvint à obtenir de Chari.es-Oh.nt, une sentence qui cassait cette aliénation.
La même année, Kobekt obtenait une autre sentence contre ceux qui, pendant la guerre, avaient coupé les bois de Muneq-Vieurlet. — Il donnait à ce use la ferme deQuilleval à M. Denvez, pour la somme annuelle de 1 1 livres de gros - et obtenait pour cet itrrentemenl la sanction de l'Empereur avec des lettres de Jean Loysieh, 18" Abbé de (liteaux.
» Idem, idem, tom. II. \rjji. (i7.
* Le prix du nuire dardent tin vidait alors 13 lis u s. Dupré île Saint-Muur, ordonnances des Dois île France' . Le prix du setier de Idé, mesure de Paris, fut alors de 3 I. b so's 8 deniers et le mmd. même mesure, s'éleva de 10 à 50 livres (Dumoulin, traité des rentes, tom. 11, pag. 776;. — .1'/ niliuiitin $0 lie. T. i>ro utiuUhrt modi>> r-hisiflcrntix, inulitid (rnipuris tl tfcnliOiis tti iiutnim illùc trnnseunti'ms (lôlô . — Le setier s'éleva même en monuaie à \'2 livres, soit a 100 livivsl»» muid. (Idem, idem, Uupré de Saint-Maur. par\ U;> .
iVii - loi; IjG Concile de Trente, commencé le 13 décembre 1545, sous le Pontificat de Paul III, avait eu lieu la première année de l'administration de l). Pkwn l. — Ce Prélat venait d'obtenir de Robert, de Montmorency, Chevalier, Seigneur de Wismcs, grand Bailli et Capitaine de Saint-Omer -, pour l'Empereur, etc., la permission d'incorporer aux bâtiments du refuge, une ruelle attenante, à la condition que la corporation des petits arbalétriers qui en avaient l'usage, seraient dédommagés3. — Il avait institué Gilles Pépin, écuvcr, et vraisemblablement son parent, dans la charge de Grand Bailli de l'.Vb- » baye. — Il venait de faire peindre sur les murailles J du cloître, son portrait et celui de tous ses prédé- ^1 cesseurs tous les Prélats y étaient représentés à \ genoux, en chapes, avec des inscriptions, sur lesquelles au \ VII Ie siècle on pouvait entrevoir encore ce nom : Roherlvs Pépin, le reste avait à peu près entièrement disparu.
Hobert, avait fait construire un petit ijuartivr, — par acte de justice abbatiale, en date du 12 février 1 •> 40 , il avait obtenu la cession par la ville, d'une ruelle avec un jhUjard nécessaires à son Abbaye 5 ;
1 Idem, idem, l'iirl tic véiilier les dylos. llist. m,f et inédite de Clairmarais, tom. Il, pag. f>S.
* Berlin de Vissery, tom. Il, pag. 68.
* Ces portraits furent accidentellement effacés, en 1019, soin l'Abbé Tirant, l'humidité avait fait écailler les murailles.
s Les archives municipales de Saint-Omer contiennent les conditions de cette cession, qui eut lieu le .") juillet 1516. — (CXC-M*.
Kiégurd. venant de l'idiome flamand, sigiiihY généralement dar* |p pav*. !i*mi de p.!'«app, on le prrn I ni s>i | our lieu d^ dôpof.
il venait tic racheter la ivnte de deux îasièresde blé îôl'i l ît cette année même, où les céréales s élevèrent à un • prix si exhorbitant, la rasière valut alors jusqu'à 7 florins, lundis que l'année suivante elle ne valait plus que 20 sols *'.... C'cwt le dernier acte connu de celle administration. Après avoir exercé la piélalurc pendant 2 ans et 9 mois. Doni. Robert mourut le 2 octobre loti, à I âge de oi ou o-ii ans, et il reçut la sépulture dans le chapitre aux pieds de Louis Heht vlld. . . . Sur sa tombe ou voyait une croix formée en petits carreaux.
A sa mort l'Abbaye demeura vacante près de K mois, du 2 octobre au 27 mai \ o\H.
Poin. Martin Dubuisson, résume ainsi l'éloge de Hohkkt Pépin,
« Nu ne primum Au^riaca' des orteil e jlculur- au!;r.
Dignior inventus, fiana Kohlmtl, geris.
Iniuimeris eslo, niteas virtutibus annis * Vi\ tribus, heu! fato pra'pediente priées '. »
Ou a retrouvé un ancien manuscrit intitulé : de Feslicitatibux Sanctontm , sur lequel est écrit : menu possexsor F. Robert m Pépin,
Les armoiries attribuées à ce Prélat, par fier tin de
1 Le relier de ble. nic^ue rte Paiis, \alai.t omiron de 3 a 8 li\re> alors, fut vendu 12 livres eette année. — (Duprè de Sainl-Maur, pag. V2).
' De 1ÔI0 à lô-lîJ, le mare d'argent \alait dr M il 15 livres. — Dupré do Saint-Mnur, pag. 210;.
3 On remarque dans ces vers, l'allusion au rouxryii mode d'éieeli'tii impo>é par (lu \ni i s-«,h in r. — ILeifin <o- Vi-serv, loin. II.
1514— 1547 Vissery, sont une pomme tle pin en or au milieu de trois étoiles, deux et une, sur fond d'azur (armes parlantes], le tout surmonté d'une simple crosse sans laervmaloire, avec cette devise 1 :
Profvge me se ut per....
Cet éeu se trouvait au-dessus de la porte du tourrillon du petit quartier, joignant celui de l'Abbé.
— Moines contemporains :
1). Alexandre Gautran, mort en ioiG. — D. Jean Stemme, ce cénobite entra au monastère, sous l'Abbé Deviixers, c'est lui qui sous celte administration érigea a ses frais, derrière le chevet de l'église, la croix de grès, dont la colonne se voit encore aujourd'hui debout, mutilée et inclinée*. Dorn. Berlin de Vissery, qui, dit-il 3, a eu la curiosité de monter jadis, au haut de cette colonne, nous rapporte qu'il a pu y voir l'image d'un religieux, tenant un écriteau sur lequel on lisait ces mots :
utsr croix iist iwihl damis jliiv, su ml, h«ji h.iim \ ut uiuvr,
J)om. Stemme avait acheté pour la bibliothèque le manuscrit intitulé : « Psallerium glossalum, à la lin [[duquel on lirait: Ego (Jallertts eferieus, matjistri
' Flanche v.
• C'est probablement sur ce point que D. Stlmml avait choisi sa sépulture. — (Berlin do Vissery, tom. 11, png. 70).
• Idem, tom. Il, pas. 70.
Ruberli de Atrebalo, accepi a Juunne, Slemmino 1514—1517 f/uatuor libras bon. — indrdmd die nrcurrcnte apri/is. »
Le nom de l*c religieux ligure parmi ceux qui concoururent à l'élection des Abbés Dupont et Decruix.
Il mourut fort avancé en âge, en 1 519, étant le second ancien sous l'Abbé Decrcix, il fut inhumé vraisemblablement devant sa colonne
— Wallerand Thorillon, reçu en 1530, mort en 1549, après 19 années de religion. — D. Jacques F.veraert, mort en 1549. — F. André Bernardon, convers, mort en 155.2.— D. Alexandre Staes, deGand, mort en 154-8. — D. Jean Norman, mort de la peste, en 1553. — 1). Mathieu Her.mv, idem 1553. — 1). Reglyu. de Wev, idem 1553. — 1). Pasciiasius Hermand, idem 1553. — D. Paul Des.marcas, mort en 155G. — 1). Mathieu Ghereraert, mort en I55G. — F. Gilles, convers, mort en 1559.
— .Nicolas Laracere, Prieur, mort le 18 mars 1560. II avait été directeur de Wcestine : c'est lui qui composa le terrier de celte Abbaye en 1538, 1539 et 13*0*.
— I). François Herde ou \\ aniikrde, Prieur, mort le 8 avril 1560. — D. Jean Patoll, mort le 4 août 1561 . — 1). M athieu Lawers, mort le 3 février 1561 .
— On voyait jadis dans la sacristie, un calice en vermeil qui portait son nom :\ — 1>. Pierre T>rael,
1 Ilist. de Clair., tom. 11, |nig. 70.
— Idem, idem.
•' Ce calice tuf éclianirc- i>n 1747.
t.vu— lôiT mort le 4 février 1562, il fut autrefois Sous-Prieur, mais ne mourut point dans sa charge. — I). Jacques le Zuart, mort le G novembre I oG3, dans un âge très avancé, et enterré ilans la partie occidentale du cloître. — Il avait été reçu par l'Abbé Vin ers, il était plus ancien <|iie.T. Stemme, et il est mort U ans après lui.
— L Taverniér, Su us- Prieur, mort le 10 avril \ l'iGi. — D. Alard {Al ardus) Drogiieriese {Dro- || ylieriesius), mort le i novembre loGi-. Il y avait
quelques sermons latins de ce religieux, dans le manuscrit dont il a été question ; il était entré eu religion sous l'Abbé HkrtaDLD, qui lui avait fait , présent d'un petit manuscrit latin, contenant les ] lettres de Saint-Jérôme, livre qu'il donna ensuite à \ l>. Louis du Taillis, avec lequel il était f i t lié
— 1). Hector, de Wallon-C.apclle, mort le 29 juin loG7. — I). Pierre Maciiu, mort le 18 septembre 1oG7. — D. Jean Hanoco, dont le nom se trouvait inscrit en différents caractères, sur un gros manuscrit intitulé : « Memoriulc omnium historiarum a h initio mundi usque ad tempora sequenlia 2. »
— D. Daniel Lvvende, mort Prieur, le 30 octobre 1oG7 :t.
1 Quelques vers lïanç;iis cuits en Irte Je ce mamisetit ..o:itenaient celle indication.
* J. ILvNoty fut enterré sous une petite pierre tombale, avec un»* épitaphe toute simple, et surmontée des armoiries do sa famille qui étaient un chevron et des glands ih us un....— (Voir la note suivante;.
J Jean- IIanoco, qui précède ici I). Dameî., a été omis dans le
?H"T"|nC«> 2éf1i'-r;il OU riMlf'MellI .MYtT U J I V N WlMM Ol » , JUOft 1" ]*.)
— 'mo —
.Nous avons assez longuement parlé de I). Daniel îôii l.Vi; et de D. Hanocq, dans l'article relatif à Dom. Louis HERTACLD, 38e Abbé. Nous n'avons pu nous en dispenser à cause des liens et des rapports existant entre ce Prélat et ces religieux. Bornons -nous à ajouter ici, que ces deux confrères s'étaient réciproquement promis d'entretenir toujours les meilleures relations d'une étroite amitié par une correspondance suivie et très active, lorsqu'ils seraient séparés l'un de l'autre. Daniel ayant été envoyé étudier à Paris, en 1526, et tardant un peu à s'acquitter de sa promesse. D. Hanoco, s'empressa de lui écrire le premier, pour l'engager de la manière la plus amicale à tenir parole. Comme nouveau spécimen épistolaire, nous consignons un peu plus loin, celle lettre aussi touchante que bien écrite
Il est à regretter qu'en rappelant les remarquables lettres de J. Hanoco, on n'ait pus conservé celles de sou ami Daniel, nous aurions pu y rencontrer sur lui de précieux documents biographiques auxquels
léviier l'olS, on aura probablement lu un nom pour l'awUc. Lu lin de Vissery avoue être tombé d'abord, lui môme, dans cetle erreur, en lisant la copie des lettres adressées à I). Daniel ; mais après examen il a re connu à la signature placée au bas de chaque lettre, qui l'initiale était une II. et non vu W. — On lisait aisément l/'iiwrtjtiius, ll'inorq,
D, Jean Danocq était plus âgé que son ami Daniel, innis il n'est pas impossible que celui-ci mort à 63 ans, l'ait précédé dans la tombe et que D. Hanoco lui ait survécu de 11 ans. — C'est pour cela que le catalogue que nous avons sous les yeux a placé un nom qui paraissait oublié et à côté de celui de son intimo ami — D. Berlin de Vissery, tom. Il, pag. "3.
1 Ri#t -L- Clair., tom II pas 7 1. — !t"u\.< pay. 177- 17K
' il nous a fullu renoncer. Ce que nous savons, c'est qu'après avoir pris le grade tic bachelier au Collège tics Bernardins tic Paris, Daniel mourut Prieur de la maison et qu'il fut inhumé dans le cloître du côté du chapitre, vis-à-vis de Louis Hertauld, son oncle, auquel il avait consacré une épitaphe. — Sa pierre sépulcrale fut transférée, plus tard, près du petit réfectoire, lorsque l'Abbé Maillard fit renouvcller le pavé du cloître, attenant au chapitre.
— I). Antoine Hegnier, mort le 17 août 1568, inhumé dans le cloître du chapitre. — 1). Mathieu Hedde, mort le Wi décembre 1568, inhumé au même lieu. — I). Nicolas Wandenbusche, mort le 20 mars 1569, inhumé dans le cloître de lecture avec une épitaphe. — 1). Siger Tisserand, mort le 2i septembre 1570. — D. Josce Pecqueuh (alias piscaturj, mort le 15 décembre 1571 . — 1). Jean M artin, mort le 15 avril 1572. — D. Darius Dufaigny, mort le 17 janvier 1573. — D. Jean Ficiieu, mort de la peste le 3 octobre 1575. — F. (îuillau.me, de Lorelle, convers, mort le 1" avril 1576.— I). Momelin, de lleghes, mort le 6 janvier 1577
1 llist. ni i't iih-dilc île (lliiirni.i! ;ii.<, tom. Il, p;ig. "0.
LETTRE DE JEAN HANOCÛ A DANIEL LAVENDE.
Jonnurx lftmnrqniuft Dfini'li mm 1 .
•< Àul egregiè circa dialectices siudia oecupalum te os.se oporlet, aut te fiiîei tiue, et \otorum amicoruni porfertum ncglectorem, conlomptoromque. Cum bine Luteciam pelcres. (juani stricto pollicitus fueris, crebris le littorulis nobiscum arturum, tuain ipsius conscionciam appelle ? Vide quatn ingénue id profitons ? Quanta libi deincops lîtlos adhibenda cri l , fide mpliî. Prior ego in haronam doscendi: ronunliasii prolio? Voreor no Gallornm mores imbiberis?
« En rursùsad cortamen le provoco : arma râpe, le, tuaque protège, ut résistas pomooria tua, prodalnr longe latèque spoliabo, vallum porrumpam, transrondam fossam incensis moenil»ns victor in Iriumpbum te portrabam. Qwv lune amabo, qua» libi vila crit ? [nlorim por musas doeobo quam incruonlnm fuerit prelium. (ju.'e v i«*fori;i sine strage, ulla parla quod inormom noo resistenlom vicorim immiiiuotur et violoria et Iriumplms noslor sod quid triumplium id dico ? Non doeernil mthi sacrosanclus musarum sonatiis Iriumpbum non per Jovom,non .luno, vereor plurimum no ovalionem pormiltat indigrms enim
judioaboris boslis on adsnnl libi 2 qui hélium
indic int, on sonat nonne auus lubarum laratantnra ?
Oljsurduorunt libi aures ad oorum murmur"? Aooingoro gladio Iim super foomur luum potenihVmiè ? Hastam vibra, oi >i» lil.i
1 llist. m-* Clar., tom. Il, pajï. 71 et 75. • ■ l.iH-uno dans lo manuscrit