‹ L'Abbaye de Notre-Dame de Grestain de l'ordre de Saint-Benoit à l'ancien diocèse de LisieuxChapitre 119 sur 185 · Lettres d'un voyageur à V embouchure de la Seine, p · texte numérisé non relu

Lettres d'un voyageur à V embouchure de la Seine, p

témoin oculaire (désigné par une initiale) ne se soit plu malicieusement à se jouer de la crédulité d'un jeune auditeur. Les aménagements qui auraient eu des droits à Taffection du gastronome sont de pure invention. Les moines disposaient d'une très belle source qui formait un petit bassin, une espèce de réservoir découvert que Ton voit encore. C'est le garde-manger médiocre dont on a voulu parler; ses productions ne méritaient pas que Ton ait fabriqué, non sans dessein, le sobriquet de Grestain-le-Gourmand dont il serait impossible de citer un exemple '.

On a aussi parlé des « somptueux » bâtiments de Tabbaje. Personne ne les a vus et il n'en existe pas de plan. Les historiens ont quelquefois le tort d'emprunter à leur imagination.

Enfin nous donnerons un dernier détail. Dans les actes rédigés au xviii^ siècle, le nom de Grestain est toujours accompagné de la qualification A'nhbaye royale. On rencontre dans différents recueils les armoiries de l'abbaye de Grestain : dazur à trois fleurs de lys d'or, '2 et 1 . C'est le blason que d'Hozier n'oublia pas de fournir au monastère, moyennant finance, à la fin du xvii^ siècle.

Page 1