‹ L'Abbaye de Notre-Dame de Grestain de l'ordre de Saint-Benoit à l'ancien diocèse de LisieuxChapitre 151 sur 185 · ROUGEMONT · texte numérisé non relu

ROUGEMONT

Collation est faite à l'original par moy : Formauz. (Arch. nat. JJ. 79, fol. 22 v», n° 32.)

Lettres de Charles^ duc de Normandie, régent, par lesquelles il amortit au profit des religieux de Grestain une maison sise à Rouen.

1359, septembre.

Charles, ainsné filz du roy de France, régent le royaume, duc de Normandie et dalphin de Viennois. Savoir faisons à tous presens et à venir que comme noz amez les religieux abbé et convent de

Nostre-Danie de Grestain aient prias nagaires en (îeu et à héritaig-e pour eulx et les successeurs de leur abbaye, h touziours. de Robin et Martin diz de Tail et de Agnès jadis femme de Philippe de Tail, leur père, pour leur demouret résidence une maison assise en noslre ville de Rouen, en la parroisse de saint-Eloy, en paiant chacun an par lesdiz religieux aux dessusdiz quarante et quatre livres par an. Et pour ce nous aient humblement supplié lesdiz religieux que ladicte maison leur veuillons amortir et ad ce nous consentir. Pour ce est-il (|ue nous, eue considération ad ce que il ont eu leur abbaie et manoirs ars et dégastez par les ennemis, et qu'ils ont esté pilliez

de plusieurs de leurs biens et n'ont où demourer ne faire le

divin service, si comme de ce nous nous tenons souffisement informez ; icelle maison ou manoir auxdis religieux en accroissement d'eulx et de leur dicte abbaie leur avons amorti et amortissons par ces présentes de grâce espécial et de lauctorité royal dont nous usons, et qu'ils puissent joir, tenjr, posséder et exploicter d'icelle comme le propre de leur moustier et abbaie. Et en ampliant nostredite grâce avons voulu, octroie et accordé auxdiz religieux et encores Avouions et accordons que iceulz ne soient contrains par nous, nos gens ou aucuns de nos successeurs ou temps présent et à venir, mettre icelle maison ou manoir ou partie d'icelle hors de leur main ne en paier pour ce aucune finance à nous ou à noz amez et féauls les gens des Comptes ou autres nos officiers en quelconques manières que ce soit mais ycelle finance ou autre chose qui nous pourroit estre deue à cause de ce que dit est, considéré ce que dessus est dit leur avons donné, remis à touziours et quictié tout à plain par la teneur de ces présentes. Et afin que ce soit chose ferme et estable à touziours mais, nous avons fait mettre nostre scel à ces présentes lettres sauf nostre droit en autres choses et l'autrui en toutes. Donné à Rouen, l'an de grâce mil trois cens cinquante nuef ou mois de septembre. Signées : Par monseigneur le régent, J. Dai BY,

Arch. nat., JJ. 87, n« 183, fol. 112 r°.)

248 l'abbaye de >otre-dame de grestain

Aveu (lu fief (lu Val, assis à Fiquefleur. 1393, 12 septembre.

De noble et puissante dame madame Johanne, dame de Raez et de Roncheville, tient Johan Gonnor et avoue à tenir par moien des hers Ferry des Camps un fieu nommé le fieu du Val pour luy et pour cheus qui de luy tiennent, assis en la paroisse de Fiquefleu, en franc bourg-age et en la viconté du Pontaudemer, dont ledit Johan tient vj pièchez : la première jouxte le quemin du roy nostre seigneur d'un costé, et d'autre la quemine des nions, et haboute à la terre au recteur de Fiquefleu, et contient iiij acrez ou environ et une maison dessus séante ; la seconde contenant iij acrez ou environ assis jouxte les hers Ricart de Montere d'un costé, et d'autre Guillaume Byas et Symon Hasley, haboute à la terre Ricart Viart de par sa famé ; la tierche jouxte lez religieux de Grestain d'un costé, haboute au quemin du roy nostre seigneur dun bout, et d'autre à Robert du Noueir ; la quarte jouxte le quemin du roy nostre seigneur d'un costé, et d'autre la rue de la Valoure et haboute à ladite rue ; la cinquiesme jouxte les hers Johan le Bas d'un costé, et d'autre... Passart et haboute à Simon Hasle}' ; la sixiesme jouxte l'eaue de Mouret ' d'un costé, et d'autre au deitour de Fiquefleu et haboute sus Thomas du Val ; et en doit ledit Johan pour li et

pour cheus qui de luy tiennent soulx parisis et maaille parisis

en avril et xxvj de tournez et maaille tournez en septembre par chasun an à poier asdevantdis hers Ferry dez Camps, et les doivent venir querre sur ledit fieu et faire en poier ledit Johan par leur

prest si ledit Johan leur requiert pour toutes chosez Item ledit

Johan tient de madite dame à cause de sa famé la plache d'un moulin avec les appartenanchez dudit moulin assis en ladite paroisse en bourgage, sus laquelle plache de moulin dessusdit ledit Johan à quatorre soulx de rente par chascun an à cause de Anele, seure de sa mère, [par] lettres sur ce faitez ; et endoit ledit Johan aler à Hon-

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