La Morelle, cours d'eau
nefleu es plès de madicte dame as jugemens par chascun an ij fois se l'en luy fait asavoir. En tesmoing de che, je ay seellé cheste escroe de mon seel, qui fu faite le xij^ jour do septembre, l'an mil. ccc. iiij-^-"^ et treze.
(Bibl. nat., ms. nouv. acq. fr. 9G09, n» 20.)
Reconnaissance cVhommage délivrée par Charles VI à Jean, abbé de Grestain.
1398, 30 janvier (n. st.).
Karolus, Dei gratia Francorum rex, dilectis et fidelibus gentibus compotorum nostrorum et thesaurariis nostris Parisiis, necnon baillivis Rothomagi, Caleti, Constentini et Cadomi, earumdemque bailliviarum, vicecomitibus ceterisque ad quos pervenerit, salutem et dilectionem. Notum vobis facimus quod dilecto nostro Johannes, abbas de Grestano, ordinis Benedieti, Lexoviensis diocesis, hodie nobis prestitit et fecit juramentum fidelitatis, quod nobis facere tenebitur ratione temporalitatis de sue abbatie ad quod ipsûm recepimus, nostro in aliis et alieno in omnibus jure salvoque circa. Vobis et vestrum cuilibet prout ad eum pertinuerit precepimus et mandamus quatenus dictum abbatem ratione dicti juramenti nobis non prestitit nullatenus molestetis seu molestare permittatis. Sed si quod temporalitatis predicte abbatie vel aliud de suo proprio propter hoc juramentum fuerit impeditum vel in manu nostra positum, ad plénum visis presentibus deliberetis, etc.
Datum Parisius, die penultima januarii, anno Domini millesimo trecentesimo nonagesimo septimo, regnique nostri decimo octavo.
(Arch. nat. P. 271', n° 4480.)
Rémission par Charles VI à Guillaume le Harccoux, au sujet du meurtre de Jean de Bailleul, natif de Grestain, qui, en compagnie de son paç/e aussi mis à mort, avait pillé une maison sise à Gonneville-sur-IIon fleur.
1399, janvier.
Charles, etc. Savoir faisons à tous présens et avenir. Nous avons
receu lumble supplicacion des amis charnelz de Guillaume le Harecoux, contenant :
Comme trente-six ans a ou environ, que les guerres estoient lors en j)lusieurs parties de nostre royaume se feussent assemblez plusieurs gens d'armes de compaigne et de plusieurs nacions et eussent prins leur retrait ou reffuge en l'abbave de Gratain ^, lesquelx pour lors [estoient] moult crains et doubtez ou pois et es parties d'environ pour les grans extorsions, excès et maléfices que ilz faisoient. Avec lesquelz se mist et accompaigna feu Jehan de Bailleul qui estoit né dudit pays de Gratain. En icellui temps fust venu ycellui de Bailleul accompaigné d'un sien page en la paroisse de Gonneville, en l'ostel d'une femme vesve qui avoit esté femme dun seurnommé le Dadiant. Et de fait, icellui de Bailleul prist des biens de ladicte femme pour le vivre et substentacion de lui et de sondit page, prist aussi en l'ostel d'icelle femme deux paelles d'arain -, lesquelles de fait, et oultre la volenté de elle il emporta ou fist emporter par sondit page, combien que ce feust une grande partie du meuble d'icelle femme. Et pour ravoir icelles paelles, y celle femme poursuit ledit de Bailleul et sondit page. En faisant laquelle poursuite, ladicte femme trouva ledit Guillaume Harecoux duquel estoit marrayne, et luy dist ces paroles ou semblables: « Alon filleul, Jehan de Bailleul vient de mon hostel et y a pris sa réfection ou repast, et non obstant a pris à mon hostel et robe deux paelles d'arain qu'il emporte. Si te prie, se tu peus, que tu y mectes remède. » Et lors ledit de Harecoux voulant faire plaisir à sadicte marasme, comme tenus estoit de faire, ala pardevers ledit Bailleul, et lui dist qu'il voulsist rendre et restituer, et il feroit bien et aumôsne, et se il ne le faisoit, l'en en feroit plainte telle qu'il en auroit jDunicion. Lequel de Bailleul, non content d'icelles paroles, respondi audit de Harecoux, qu'il n'en feroit riens pour lui et que c'estoit un faulx et desloyal villain. Et de faict, icellui de Bailleul, meu de félon courage, frappa ledit de Harecoux d'une fourche fierre •', tellement et si fort que ledit Harecoux fust tout estourdi. Et lors icellui Harecoux, courroucié et esmeu dudit cop que ledit de Bailleul luy avoit donné, et aussi de ce que indeuement et sans