Regestrum visit. archiepiscopi Rothom, p
VISITES d" EU DES RIGALD 67
six avaient l'eçii Tordre sacerdotal. Elle possédait deux mille livres de revenus ; elle était endettée de quatre cents livres, m:iis pareille somme lui était due. Pour obtenir un contrôle financier et sa is doute pouvoir vérifier Temploi des fonds lors de ses visites, l'archevêque ordonna de tenir des comptes écrits.
Au mois de janvier 1254, Tarchevêque de Rouen arriva une seconde fois à Tabbaye où il resta deux jours ; il venait de Pont-Audemer.
(( II. Non. Januarii. Visitavimus apud Gratain. Ibi sunt XXVIII monachi. Injunximus eis quod uniis clamaret alium, quia hoc minus bene solebat fieri. Duo monachi jacent in ecclesia, ad eam servandam. Dant omnibus venientibus ad elemosinam, ad minus ter in ebdomada. Habent in redditibus II'" libras. Non debent XIv^ libras, plura tamen debentur eis. Abbas, propter vetustatem, non cantat, quia parum videt ; verum tamen qualibet die dominica recipit eucaristiam.
Eadem die, procurati faimus ibidem.
Summa, GXIII solidi, A^ denarii '. »
Les moines étaient au nombre de vingt-huit. Ils faisaient l'aumône trois fois par semaine à tous les pauvres qui se présentaient. Leur abbé, Guillaume de Farnoville, accablé de vieillesse et atteint de cécité, ne prenait plus part aux offices mais chaque dimanche il recevait la communion.
L'année 1256 qui suivit la seconde visite d'Eudes Rigaud vit s'élever une contestation entre l'abbé et les religieux de Grestain et Robert V Rertran, baron de Briquebec, vicomte de Roncheville, connétable de Normauilie, puissant seigneur, chevalier revêtu d'un haut emploi. Le différend portait sur la possession des ports de Fiquefleur et de Gremanfleur. Il faut donner au mot port une signification très restreinte. Robert