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Les rois d'Angleterre n'avaient jamais perdu de vue ce bt^au duché de Normandie, en la possession duquel ils avaient toujours espéré de rentrer. Parmi les grands seigneurs de la province, si une partie s'était ralliée à la France, dont elle avait embrassé la cause contre l'Angleterre, une autre , non moins grande , favorisait secrètement Edouard et entretenait avec lui des relations. Philippe YI découvrit une conspiration ourdie contre lui par plusieurs seigneurs bretons et normands , à la tête desquels étaient Godefroy d'Harcourt, Richard de Percy, Jean de la Roche-
C^ett lui qui, le 8 avril 1815, avait fait pendre à Montfaneon le malheureux Eogucrrand de Marigny. Jamaii prinoe ne réunit aur la tête un plus grand nombre de Utrea , aani cependant être parvenu à en réaliaer on leuL U ntt empereur titulaire de Gonstantinople, roi titulaire d*Afragon , fils de roi, frère de roi, onde de quatre rois, beau-père d*empereur, gendre d*empe» reur, gendre de roi et bean«firère de sept rois.
(1) Les bois d*Auge-sur-Tnin et les landes appartenant à Tabbaye étaient situés dans le territoire appdé autrefois le Comté de Montgommeri. L*abbaye avait à payer seulement 5 sous au Trésor lorsque se lUsait la vente des taillis^
(S) Le nom de cet abbé, qu*n ne thni pas confondre avec Robert IV, de Cbambiy, ne figure pas dans la Usle donnée par Jean de Balllehacbe; nous trouvons cependant son nom mentionné dans on asses grand nombre d^actes importants qui avaient échappé à la connaissance du grand prieur de St -Etienne*
106 ABBATB DE SAINT-ÉTIBNNB DB GÂEIf.
TessoD et Guillaume Bacon. Il fit saisir et décapiter ces illustres persoDuages, à Texception de Godefroy d'Harcourt qui put prendre la fuite et passer en Angleterre. Il Tut condamné par contumace et tous ses biens Turent saisis et confisqués. Le roi fit exposer sur les portes de Coutances les têtes de Guillaume de Bacon et de Richard de Percy. Godefroy d*Harcourt engagea le roi d'Angleterre à marcher sur la France , et ce fut d'après ses indications , que celui-ci descendit en Normandie , au cap de la Hogue, le 12 juillet IS/iG. Edouard se rendit d'autant plus volontiers à cet avis qu'il avait « prétendait41 , à se venger de ceux des seigneurs qui, en 1337, s'étaient disposés à faire une invasion en Angleterre et avaient spontanément offert à Philippe-de-Valois une armée pour aller attaquer dans leur propre pays ces redoutables ennemis de la France. ft,000 hommes, comprenant 160 chevaliers bannerets, 6&0 bacheliers et 3,200 chevaliers , devaient avec &,000 hommes de pied composer une armée formidable. Cet acte , écrit dans le mauvais français qu'on parlait alors à la Cour d'Angleterre, dit M. Micbeiet, était probablement apocryphe (1).
Barfleur , Cherbourg, Carentan et St.-Lo tombèrent promptement au pouvoir du roi d'Angleterre, i Et fu messire Godefroy d'Harcourt, conducteur de tout son ost , dit Froissart (2) , pour tant qu'il savait les entrées et les issues en Normandie. Si trouvèrent le pays gras et plantureux dç toutes choses ; les granges pleines de blés , les maisons pleines de toutes richesses , riches bourgeois , chevaux , pourceaux , brebis , moutons , les plus beaux bœufs du monde, qu'on nourrit en ce pays. » C'est un triste et douloureux spectacle que cette invasion de pillards Gallois et Ir^ landais « tombant au milieu d'une population sjins défense , an sein d'one contrée riche et industrielle, dont l'essor allait être arrêté pour plusieurs siècles (3).
Caen fut secouru à temps. Le Connétable comte d'Eu et le comte de
(1) On en coosene cependant Toriginal aui Archives impériales; flokert d'Avesbory le rapparie ca entier diaprés la copie, dit-il, trouvée à CaM, en iSâ6 ( V. Ryner, Aeta et fœéera, L II, pars IV, p. 496 et 1:97, édidon de la Hajre, 17A5).
(2) Les Chronique» de Jean Froissart, L II, p. 806, édlL de M. J.-A. Bndion; Paris 48S8.
(8) HappeloDs , non pour eicoser, mais pour expliquer la conduite de GodeAwy d*Haroo«it, que le seignear Kodal , se considérant comme un souverain qui peut négocier à part , ne se Adsalt aucun scrupule de traiter avec rétranger.
Tancarville» qui s'étaient bâtés de quitter la Gascogne pour venir au secours de leur province, furent reçus par les habitants avec des transports de joie. Mais ils s'aperçurent bientôt de T Impossibilité de défendre onevillequi n'avaitdefortiflcations sérieuses que celles du château. On connaît le triste résultat du siège mis devant la ville par le roi d'Angleterre. Le Connétable aurait voulu que toutes les forces dont il pouvait disposer fussent employées à garder les portes et les ponts. Les bourgeois, emportés par une ardeur téméraire sortirent malgré lui de la ville et attaquèrent les ennemis; leur déroute fut complète; et les Anglais, entrant dans la ville, se mirent à massacrer tons ceux qu'ils rencontrèrent, sans vouloir en recevoir un seulàmerci(l). Les habitants, voyant qu'ils avaient affaire à un vainqueur farouche et sanguinaire , voulurent faire des efforts désespérés pour se défendre. Chaque maison devint une forteresse; les femmes et les enfants se mirent aux fenêtres pour assommer les Anglais à coups de pierres et en jetant sur eux les meubles , les poutres et tout ce qui put leur tomber sous la main. Edouard III, furieux d'une telle résistance, commande que l'on mette le feu à la ville et qu'on en extermine tons les habitants. Il révoqua cependant cet ordre cruel , à la sollicitation de Godefroy d'Harcourt, à qui la pitié inspira un retour de patriotisme et qui essaya de faire cesser le carnage de part et d'autre. Il ne put empêcher cependant , môme après la reddition de la ville , qu'elle ne fût soumise , pendant trois jours , à un pillage si grand, que la flotte anglaise, qui était à Ouistreham , en fut toute chargée de draps , de joyaux , de vaisselle d'or et d'argent , et de toutes sortes de richesses. Ces pertes immenses attestent l'état florissant dans lequel se trouvaient, au XIY*. siècle , le commerce et l'industrie de la ville de Caen. Quelques historiens anglais font dater de la prise de cette ville l'introduction du luxe dans leur pays (2).
Entre les diverses marchandises qui furent enlevées, on compte jusqu'à 40,000 pièces de drap. Il y eut 5,000 Français de tués, tant bourgeois que soldats; 500 Anglais seulement périrent. Une perte irréparable pour la ville fut celle des titres qui étaient conservés à l'Hôtel-de-^Ville et qui
(1) D*après Michel de Northbury, clerc, qui accompagnait Edouard III dans cette expédition, les habitonlB de Caen n*élaient point sortis de la ville , comme le dit Froissart : c*était à rinlérieur qu*avait eu lien le combat ( voir sa lettre dans Robert d^Avesbury , p. 128 et saiy.).
(2) Warton , Bùtory of English Poetry, t. I , p. 254.
108 ABBAYE DB SAIKT-ÉTIBNNB DB GABN.
furent brûlés et perdas, est-il dit dans une requête adressée à Louis XI, eu 1&6& , par les bourgeois de Caen.
Les Anglais ne purent cependant s*emparer du cliftteau ; la fermeté et la fidélité du gouverneur et des gentilshommes qui le défendaient furent inébranlables.
Lorsque la ville fut débarrassée des Anglais, le roi de France écrivit aux habitants pour les féliciter de leur courage, et les engager à clore leur ville de murailles (1).
Au mois d'octobre 13&7 , de nouveaux ordres furent donnés pour la reconstruction des fortifications (2). La ville de Caen et ses deux grandes abbayes s'empressèrent d'y travailler chacune en ce qui les concernait.
Le pape Clément YI , écrivant à Tabbé Robert de Rupallay , reconnut que, dans le temps où la guerre existait entre • nos très-chers frères en Jésus-Christ, Philippe, roi de France, et Edouard, roi d'Angleterre, » l'abbaye n'avait pu toucher certaines pensions qui lui étaient dues par les prieurés qu'elle possédait en Angleterre. Par l'effet de cette même guerre , les religieux avaient eu à supporter un grand nombre d'autres pertes, et d'après l'ordre du roi de France, ils avaient été obligés de dépenser des sommes d'argent considérables pour reconstruire les forteresses et les murailles destinées à défendre l'abbaye (3). Par forme de compensation, le Pape, sur la demande de l'abbé Robert, accordait, au monastère , les fruits , revenus et provenances de l'église paroissiale de Méautis, dans le diocèse de Coutances, dont la dtme ne s'élevait pas, d'après les taxes, à plus de 80 livres tournois par année. Ainsi annexée à St. -Etienne et soumise à son autorité, la cure de Méautis devait dépendre, pour le choix de ses desservants, de l'abbé et des religieux du monastère. La bulle contient plusieurs autres prescriptions qui précisent les conditions propres à assurer l'incorporation et l'union de l'église de Méautis.
(1) Cette lettre de Philippe VI est oonserrée dans le matrologe de la Tille de Caen, L II, folio 12.
(2) Ce fut alors auséi que les habitants de Rouen entreprirent an prti de travaux qui durèrent pi^ d'un siècle, d*eiitourer leur ville d*une vaste enceinte de fortifications. A. Chéruel, BUtoire de Rouen pendant Cépoque communale , t. II , p. 21 et suiv.
(S) Nous disons reconstruire , car Tabbaye était déjà fortifiée, pas aaset cependant pour que Ton eftt songé à la défendre contre les Anglais : « Et à Pun Iwut de la ville , dit Michel de Northbury , est une abbey si noble comme il peut estre , où William le Conquéréor gist ; et est fermé de murs et tours batailles grantiet forts, enquele abbey nulle homme n'estoit, »
HISTOIRE. — 2*. ÉPOQUE, 120&-i&50. 109
Les travaux exécutés aux frais de Tabbaye pour la ciore de Tossés , furent visités par Robert, sire de Houdetot, chargé de cette mission par le capitaine général Bertran de Briquebec. Il fit connaître en ces termes le résultat de Fexamen auquel il s'était livré :
A tous ceux qui ces présentes lettres verront, Robert, sire de Houdetot, chevalier, maître des arbalétriers et capitaine général par toute Normandie , salut. Nous faisons assavoir que par la supplication des religieux, abbé et convent de St. -Etienne de Caen, nous avons veu, visité et regardé Testât et la manière des fossés que iceuix religieux ont encoumenchié à faire environner leur abbaye , par le congié , octroy . et Ucence à eux donnés par M. Guillaume Bertran, chevalier, sire de Briquebec , adonc capitaine sur les fronUères de la mer entre Honnefleu et les Vez St. -Clément , si comme il appert par les lettres dudit sire de Briquebec ausdits religieux ottréiées ; des queUes il nous est apparu. Et par ce que , appelés et présents à ce ovecques nous , le bailU et le viconte de Caen , le viconte de Baieux et plusieurs chevaliers et auttres gens du pays, U nous est fièrement apparu par Finspécion du Ueu , que le chemin qui passe par devant ladite abbaie n*est, ne ne sera pas pour cause des dits fossés^ eu tant apetidez que on n'y puisse bonnement aUer et errer à pié et à cheval, à chars et à charètes. Nous, considérant l'assiète et la closture des murs de la dite abbeye pour la sécurité et deffense d'iceUe, de la dite viUe de Caen et du pais, avons encore donné et ottroié, donnons et ottroions par ces présentes ausdits religieux congié et Ucence de fah'e , parfère et achever les dits fossez , tant en dit chemin comme aiUeurs environ ladite abbeye , en la manière et en Testât que U sont cornmendés à fère ; mandons, par la tenue de ces présentes au bailU et au vicomte de Caen, présents et avenir, que aus dits reUgieus U lessent et souffrent fère et parfère lesdits fossés, tant en dit chemin comme ailleurs et que , oultre Tottroi du dit sieur de Briquebec et le nôtre , U ne les empeschent en ce , en aucune manière , mez leur y prestent conseil, confort et aide, si mestier est et requis. En tesmoing de la quelle chose, nous avons fait mettre en ces lettres notre seeL Données à Caen le iU*. jour de juiUet, Tan de grâce mU ccc cinquante et un (1).
Trois chartes données dans rabbaycmème, par le roi Jean , portent la date du & décembre 135/i. La première était conçue en ces termes : n L*abl)é et le couvent de St. -Etienne nous ont représenté quMls ont, avec de grands travaux et de grandes dépenses , fait construire des murailles d*enceittte et creuser des fossés pour défendre leurs personnes et leurs biens contre les attaques du dehors (2) ; nous leurs accordons
(I) Bibliothèque impériale, maiMiscrit de Gaignières, d*. 306.
(3) Locam abbalie et mooasterii ood sine multis laboribus el expcosis clogi et concordari mûrit» bcliics
le droit de compléter et d'achever les murailles desdits fossés. Ils les posséderont et les répareront suivant leur bon plaisir. • La seconde portait < qu'ayant été pendant 9 jours traité par Tabbaye , lui , et ses officiers, au prix de dépenses considérables (i)» il lui accordait » en considération des dommages qui lui avaient été occasionnés par la guerre , et des dépenses causées par le long séjour qu'il venait d*y Taire , le droit de prendre 100 charretées de bois dans sa forêt de Bonneville-sur*Touques. Indépendamment de ces fortifications et de ces murailles, le roi Jean donna aux religieux de Tabbaye le droit d'avoir une garde particulière pour veiller à leur sûreté. Il disait enfin dans la troisième , c que pour rendre hommage aux vertus des religieux voués à la règle de saint Benoit, et pour suivre l'exemple de ses prédécesseurs > , il prenait sous sa sauve-garde et sous ^protection immédiate l'abbaye de St. -Etienne. Il mettait en sa main les domaines, la juridiction de l'abbaye avec tous ses membres, ses hommes, ses sujets et ses justiciables. Les religieux n'auront entre eux et les rois de France aucune autorité intermédiaire; ils ne pourront être aliénés et soumis à un autre pouvoir, excepté dans le cas où le duché deNormandie serait transféré au premier-né, soit du roi régnant, soit d'un de ses successeurs. C'est ce qui arriva immédiatement après , lorsque le roi Jean eut conféré à Charles , son fils , le titre de duc de Normandie.
Une autre charte, de la même année, constate que, les papiers de l'abbaye ayant été pillés ou déchirés, et les sceaux détruits par les Anglais , le roi reconnaît qu'ils pourront , par témoignages et par tous les moyens dont ils pourront disposer, faire valoir leurs droits.
De nouveaux et importants privilèges avaient été accordés à l'abbé Robert de Rupallay par le pape Clément YI, comme on le voit par une
fecenint, et fossatis, pro suonim corponim et bonorum ac monasterîi predicti securilate, et ut impugnatiooîbus, insultibus et aggressionibus hostium opportuno tempore valeant repugnare (Trésor des Chartes, Reg. LXXXIV, n». un»ixi ).
(1) Nos, ad débite oonsiderationis reducentes eiamen onera el expensas que et quas abbas et conventos monasterii sancti Stephaoi Cadomensis suslinuerunt , in adveutu et mora nostris ad dictum monasterium , et In ipso, obî moram fedmus per novem dierum spatium, et amplius, nec non quanlitalem vietualiam et bonorum suorum diversonim, de quibus vei parte quorum dicti religiosi lilteras vel cedulas officiariorum nostrorum habebaot, de quibus etiam nt» et successores nostros liberaliter quittaveront (Ibid., Reg. LXXXlV.n». iii««n).
nisTOiRB. — 2*. ]£poQUB; 120i'1450. IH
bulle doDoée la quatrième année de son pontificat , à Villeneuve» dans le diocèse d* Avignon. Le Souverain Pontife , c Considérant que le monastère possédait une grande partie de la tête du glorieux Etienne, premier martyr, avec la tête de la bienheureuse Marguerite, comme Tattestait Topinion commune des fidèles du pays, ainsi que d'autres reliques qui attiraient dans Tabbaye un grand concours d'hommes pieux, et de plus le corps de Guillaume, son fondateur, de respectable mémoire, • confirmait Tabbé et le monastère dans la juridiction spirituelle et ecclésiastique qu'ils exerçaient dans leur abbaye , sur treize églises paroissiales , ainsi que sur les lieux et chapelles qui eu dépendaient. Leur officiai n'aurait pas besoin de recourir à la juridiction de l'évêque de Bayeux, mais à celle de l'archevêque de Rouen et du Saint-Siège apostolique. La collation desdites églises appartenait à l'abbaye ainsi que le droit de correction et de visite et la nomination des curés. Tous ces privilèges étaient maintenus en considération des vertus , des mérites et de la piété sincère de l'abbé Robert , auquel le Pape donnait, ainsi qu'à ses successeurs, le droit de porter la mitre ornée de lames d'or et de pierres précieuses ; d'avoir l'anneau, les sandales et les autres ornements pontificaux, à matines, grand'messe, et vespres, partout oii ils se trouveraient, même dans les conciles et synodes provinciaux et en présence de l'évêque de Bayeux et des autres prélats. L'abbé et le monastère auraient à payer au Saint-Siège , en témoignage de cette concession , une once d'or tous les deux ans.
Cette bulle ayant été mal interprétée , Clément YI en donna la même année une autre plus explicite et dans laquelle U lyoulait de nouvelles faveurs à celles qu'il avait accordées aux abbés de SU-Étienne.
Ces distinctions, chèrement payées au Saint-Siège, eurent pour résultat d'accroître l'importance de l'abbé de St. -Etienne et d'éveiller par conséquent la juste susceptibilité de l'évêque de Bayeux. Les curés et desservants des treize églises, sur lesquelles s'étendait la juridiction spirituelle de rabbaye, se trouvaient entièrement soustraits à l'autorité épiscopale. Le promoteur du chapitre de Bayeux se plaignit en cour de Rome ; et après des contestations pour lesquelles le pape Clément Yl avait, en 1351 , renvoyé les parties par devant Thomas Falstoff , archidiacre de Welles, l'évêque de Bayeux, Pierre de Yilaines, reconnut que l'abbé
112 ABBATB DE SAINT-ÉTIENNE DE GAEN.
Robert et ses successeurs devaient conserver les droits dont ils avaient toujours joui sur les églises de St. -Nicolas, de St.-Ouen , de Bretteville, de Putot, de Cbeux, de Torteval, de St.-Pierre-de-Foulogne, de St.-Sanson-d'Aulnay, de Notre-Dame de Dive, dlfs, de Cabourg, de Sr. -Martin et de Notre-Dame d'Allemagne. L'évêque de Bayeux reconnaissait pareillement que la juridiction ecclésiastique et spirituelle de Tabbaye embrasserait les causes criminelles et tous les cas majeurs; il cassait et annulait toutes les décisions contraires à cet acte solennel. Il semblait qu'une telle déclaration dût mettre fin à toute discussion. Nous verrons bientôt Tévèque Louis Tézard renouveler le débat , et protester contre rinterprétation donnée par les religieux au mandement de son prédécesseur. L*abbé Robert mourut en (357. Il eut pour successeur Thomas de Thibouville.
THOMAS DE THIBOUVILLE , 20*. Abbê.
Rien ne nous est parvenu sur Tadministration de cet abbé, à Texception d'une charte, en date du mercredi avant la fête de saint Laurent, de Tannée 1858, et dans laquelle il donne en fief, à Pierre Quarel une maison dépendante du prieuré de Bavent Jean de Baillehache , qui le Tait mourir en 13/i5, ne connaissait de lui que ses armoiries peintes dans une des chapelles de Tabbaye (1).