PIERRE II, VS ABBÉ
Pierre II avait été moine de Tabbaye du Bec. C'est pendant le temps qu'il administra celle de Caen, que le rot d'Angleterre» Henri II, voyagea le plus souvent dans la Normandie. Les révoltes de ses fils, qui empoi^ sonnèrent ses dernières années, l'appelaient constamment sur le continents 11 séjourna le plus souvent à Bures, dans ce palais construit parles rois d'Angleterre , et si souvent visité par eux. De là sont datées quelques-unes des chartes dans lesquelles il confirme les donations faites à l'abbaye. Il séjourna aussi plusieurs fois à Caen, tantôt dans le château, tantôt dans le palais construit par Guillaume dans l'enceinte de l'abbaye. 11 présidait, le 25 décembre 1182, la séance de TÉchiquier à laquelle assista Henri*Le-Lion , son gendre, duc de Saxe, mis au ban de l'Empire en 1180, pour n'avoir pas voulu se rendre à la cour de son oncle, l'empereur Frédéric. Là encore, dans la grande salle où déjà avaient eu lieu tant de réunions solennelles, se rassemblèrent, en 1183, le jour de l'Ascension, les évoques de la province, les prélats, et les principaux seigneurs. L'Assemblée était présidée par Richard, archevêque de Cantorbéry. Les évéques Henri, de Bayeux; Jean, d'Évreux; Raoul , de Lisieux ; Froger , de Séez ; Galeran , de Rocbester, en faisaient partie. On y , excommunia , d'après les instructions données par le pape Lucius III, tous ceux qui avaient cherché ou qui cberctieraient encore à exciter la discorde entre Henri II et ses enfants.
L'archevêque de Cantorbéry profita de son séjour à Caen , pour confirmer toutes les donations qui avaient été faites en Angleterre aux moines de St. -Etienne, dont il. vantait l'honnête entretien et la piété, dont la renommée était , dit*il , en tous lieux répandue (1 ).
(i) Attendentes honestam sancti convenlus moaasterii Sancti Stephaoî de Cadomo conversatiooem , et religionem que se longe lateque diffandit '. Archives du Galrados, fonds St -Etienne, sopplément).
Hisf oittB. — !••. ÉPOQUE , 1066-120A. 53
Vers la fin d'avril 1185, Fabbé Pierre II reçut encore, dans Tabbaye, le roi, ses fils Henri, Richard et GeoflTroi, avec le duc Henri de Saxe, sa Temme, son fils et ses filles.
Celait pendant un de ces rares intervalles de paix entre le monarque et ses enfants, qu'avait eu lieu cette réunion suivie, bientôt après, de nouvelles révoltes et de nouveaux combats. Le roi d'Angleterre eut à déplorer, bientôt après, la mort de son fils aîné Henri, qui, frappé d'une maladie mortelle, au moment où il refusait avec une coupable obstination toutes les propositions d'accommodement qui lui étaient faites, demanda et obtint le pardon de son père. C'est ce même Henri dont la mort a été célébrée dans des vers si touchants , par le troubadour Bertran de Born, fameux par son talent poétique et sa fougue turbulente , que nous trouvons associé à tous les démêlés qui eurent lieu entre Henri II et ses fils.
Après la mort du vieux roi d'Angleterre, en 1189, Richard Cœurde-Lion , déjà duc de Normandie, monta sur le trône , et donna , Tannée snivante , plusieurs chartes en faveur de rabl)aye , confirmant les acquisitions faites par Tabbé Pierre et les donations des rois ses prédécesseurs, tant en Angleterre qu'en Normandie.
Pierre II mourut en 1193, au moment où l'aventureux roi d'Angleterre, ce type si complet des chevaliers du XII*. siècle, quittant les Lieux-Saints où il avait fait briller sa force et sa valeur, tombait entre les mains du duc d'Autriche, laissant ses États entre les mains de Jean- Sans-Terre.
ROBERT II, 10*. ABBÊ.
119S-tl9f.
Pendant la captivité de Richard, la Normandie, de même que l'Angleterre, avait dû s'imposer de grands sacrifices pour le rachat du Prince ; la ville de Caen donna la somme de 4,000 marcs d'argent, pour le paiement desquels l'abbaye entra pour un quart.
Le roi, de retour dans ses États, demanda à ses peuples de nouveaux sacrifices employés à satisfaire ses fastueuses prodigalités. L'abbé de Caen ne pouvait manquer de s'attirer les bonnes grâces de ce monarque
Oll ABBàTQ DB 9AINT-<éTIBNf1B DB Qà^.
avide en lai offrant, si I'oq ^n çifQit. GuUlavip^ de Neubrige (1), les moyens d^accr^ltre ses ressources financières^ MédipccçppçQt versé da^s la connaissance des lettres, mais éloquent et habile, (toji^rt qui, die simple moine, s'était élevé à la plus haute digoité dç Tabhay^, persuada au roi d'Angleterre que 1? mauvaise foi, des officiers chaînés, par lui de la recette des impôts le rru3trajt de sommes coqsid^rables , qu'il saurait biea faire rentrer dans le trésor public. En preqant sur le fait les concussionnaires , il les. forcerai^ à restituer ce qu'ils avaient pris , et la régularité qu'il introduirait dans les comptes doublerait les revenus du roi.
Les services de l'abbé de St. -Etienne furent acceptés avec empressement: il laissa le gouvernement de son monastère, et se rendit à Londres où il appela successivement devant lui les coupables. Hais tandis que glorieux de son autorité et de l'importance de sa mission , il procédait à cette enquête , il fut tout-àrcoup , uo jour qu'il se trouvait assis auprès de Hubert , archevêque de Cantorl)éry et grand justicier d'Angleterre, surpris, à la table niêvie oii il procédai! à l'enquête, par U0 mal violent auquel il suçcoiBba au bout de quelques joiu^. • Enlevé , dit Guillaume de Neubrige, auio^îlieu des austérités en carêipe, il ne put prendre sa part aux réjouissances^ du tenips pascal , et sa mort ne fut pas pleurée des oombreuji pecsonnages aiuLqu.els il n'iospirdit d'autre sentiment que celui de la crajnte (2}« »
Dans le grand vole de l'^chiqqiflr de l'année lldS, on trouve l'article qni suit : « Thomas. G^iqrnon rend conipte de 88 niarcs:? sous 10 deniers et; 1 obole sterlings, pour le mobilier de l'abbé Robert (3). > Il étfiit mort l'année précédente.
(1) GuUlelmi NeubrigCDsis, De rebu$ angiieii svt f€»pom, lib. t, cap. m, Paris 1610, p. 6S&.
(S) Ipee gloriosQS et potestatem ostentaDS quadragesimalî tempore sedit Londinits , pasdialia gaudia non TidiU Porro, illi qui introitum ejus ezpa?erant^ eutum ejus non fle?enint ( IkitL).
(2i) Thon^ Gtiemon reddit coa^koMini de. S8 iqare, 7 aol^ 10 deo. et o|Kd, slerUi|goifi9i de ca^allo Robert! , abtiatis Cadomi (*) (Magni Rotuli Scaçcarii Normanniae, dans les Mémoirti de la Société det Antiquairei de Normandie, L XVI, p. 35).
(*) Sur 1a «ignificAtion de cûtmtlym, idem quod empitaU , d*oà eapuU, tkmpUl, tk^til, et fi§t, voir Ducange.
HlSTOiRB. — 1"*. ÉPOQUE, 1066^130/i. 55
Pendant cette première période de son liistoire , l*abbayede St. -Etienne avait eu le glorieux privilège de fournir à la Normandie et à TAngleterre un grand nombre de prélats distingué!». Voici ceax que nous trouvons mentionnés dans les ouvrages' contemporains :
Vadqublin , devenu évoque de Winchester, de 1071 à 1098. C*est à lui qu*est adressée une lettre dans laquelle saint Anselme rengage à laisser rentrer dans Fabbaye de Sl\-Trinité-du-Mont le moine Etienne que le prieur avait envoyé en Angleterre pour y passer seulement quelque temps (1). c Tant que le siège de Winchester subsistera , dit Guillaume de Malmesbury (2) , on gardera un agréable souvenir de Tadministration de l*abbé Vauqilelin, 11 s'était laissé d'abord prévenir contre les moines , et on lui a rieproché même d'avoir accru son domaine de quelques terres qui leur appartenaient ; mais il sut si bien effacer, plus tard, de son cœur ces fl9ichenses impressions, qu'il finit par regarder les religieux comme ses enfants , les chérit comme ses frères et les honora comme ses maîtres. >
GoNDOLPUË, évéque de Rochester, de 1077 à 1116. Il était né dans le Vexin normand: son père s'appelait Hatequin et sa mère Adeline (3). Attaché d'abord à Fèglise de Rouen, et honoré de la confiance de l'archevêque Maurile , il avait , avec Guillaume-Bonne-Ame , entrepris le voyage de Jérusalem, et tous deux, à leur retour, avaient pris l'habit monastique. Goodulphe , retiré à l'abbaye du Bec , s'y lia avec Lanfranc qui en était prieur , et qui l'appela plus tard auprès de lui à l'abbaye de Caen. Là Goodulphe persuada à sa mère de prendre le voile dans l'abbaye de St*.- Trinité, et lorsque Lanfranc fut monté sur le siège de Cantorbéry , il le suivit encore eb Angleterre en 1077. Il succéda à Hernoste en qualité d'évêque de Rochester. Pendant les trente années qui s'écoulèrent depuis sa promotion jusqu'à sa mort, il se distingua par la sainteté de sa vie et son inépuisable charité. Il fit rebâtir l'église cathédrale où il entretint jusqu'à soixante moines , au lieu de cinq élèves qu'il y avait trouvés en arrivant. Il fut aussi chargé de diriger, dans la Tour-de- Londres , la con-
(r SanctJ Anselmi EpUtolarum, lib. Il, epist 80, p. 852. (2) Guitlaunie de Blalmesbury, Dt ge$ti» PontifUum , lib. II. (8) Annales Ord, Bened», 1. 6&, n. ISl.
56 ÂBBAYB DB SAINT-ÉTIBNNB DE GABN.
struction de la chapelle de la Tour-A/âmrAe^ qui subsiste encore aujourd'hui. 11 avait coutume de dire deux messes par jour, Tune en Tbonneur de la Sainte-Vierge ou de saint André, patron de son église, ou de quelqu'autre saint, et l'autre pour les morts. Il ne pouvait penser à la Passion de Notre-Seigneur , dit un auteur, sans verser un torrent de larmes. Il était devenu Tami le plus tendre et le plus cher de saint Anselme , quMl avait connu comme Lanfranc, à Tabbaye du Bec, et qui lui a adressé un grand nombre d'épitres (1}.
TousTAiN fut, en 1081, tiré du monastère de Gaen par Guillaume le- Conquérant, pour devenir abbé de Glastonbury. Le roi d'Angleterre, en lui conGant cette abbaye, avait espéré qu'il réparerait, par l'emploi judicieux des grands biens qu'elle possédait, les désastres éprouvés par le pays , où avaient été levées d'énormes contributions destinées aux soldats. Il pensait que sa grande régularité apaiserait les populations justement irritées. Mais Toustain fut loin de réaliser ces espérances. Une malheureuse tentative faite par lui, pour substituer au chant Grégorien , que l'on suivait à Glastonbury, celui que venait d'inventer Guillaume, moine de Fécamp, fit éclater contre lui, dans son monastère, une révolte terrible. Obligé d'avoir recours à la force, il fit entourer par des soldats les moines réunis au chapitre, et dispersa ces malheureux qui, poursuivis jusque dans l'église où ils essayèrent en vain de se défendre, se servant des bancs , des candélabres et de tout ce qui put leur toml)er sous la main, furent cruellement maltraités, si l'on en croit Roger de Hoveden, par une soldatesque effrénée; deux moines y furent tués, et quatorze dangereusement blessés. Renvoyé immédiatement par Guillaume à l'abbaye de Gaen , il reprit plus tard, sous le fils de ce monarque, le gouvernement de son monastère, en payant toutefois au roi, d'après le même historien, 500 livres d'argent (2).
Paul, neveu de Lanfranc, abbé de St.-Alban, 1077-1093 (3).
(i) Vita Gundulphit episeopi Roffeniiê,dans VAnglia sacra, par» êeevuda,^ S7S, SaDCti Ameliiii Opéra. éd. Gerberoo; — Charma, VU de Lanfranc i'^G. Mancel , Euai tur Ckùtoire Httéraire de Caen, aui Xl«. et xn*. siècles.
(3) HoTeden, Annalium pars prior , p. A59. L*exagération dont le récit de cet écrifain est emprdote, peut être tempérée par la relation moins liostile d*Orderic Vital , qnl ne donne pas tous les torts à Tabbé Toustain.
(3) Voir plus haut, p. 38.
HISTOIRE. — i**. ÉPOQVB, 106&-lâ0/|. 57
GoilulDMB de Rob, troisième abbé de Fécamp* de 1082 à ii07. Avant de prendre l'habit religieax ^ns Tabbaye de Caen , il avait été cbaotre , doyen et archidiacre de l'église de Bayeiu, sons le pontificat d'Odoa. Ses talents et ses vertns attirèrent au monastère de Fécamp un grand nombre d'illustres disciples, et ce fut sous son administration [que fut donné à son abbaye le prieuré de St-Gabriel , dans le territoire de Bayeux , sur la rivière de Seulles. C'est à lui qu'est adressée la dix-neuvième lettre d'Yves de Chartres (1).
Ro6BR« abbé du Bf on t*St. -Michel, en 108/i , et l'un des conseillers de Guillaume-le-Gonquérant. Il fit rçfoire une grande partie de la nef de sou église qui était tombée; mais, huit ans après, la voûte s'écroula et emporta avec elle une partie du dortoirdesreligieux, sans cependant qu'aucun d'eux fût blessé. Roger fut obligé de quitter le monastère, par suite de démêlés qu'il eut avec les religieux, et il chercha un asile dans l'abbaye cil il avait fait sa profession , du consentement du roi Henri I**. Mais il o'y trouva pas le repos qu'il espérait ; de nouvelles querelles avec les religieux de St. -Etienne l'obligèrent à passer en Angleterre, où il fut élu , quelque tetnps après, abbé de Cerne ; il mourut eu 1102 (2).
RoGBB d'Argences, au diocèse de Bayeux, prieur de St.«Étienne, successeur de Guillaume de Ros, comme abbé de Fécamp, en 1107. 11 D'était encore que diacre : Parchevéque de Rouen lui conféra la prêtrise, le jour de saint Thomas, apôtre, le 21 décembre, et le lendemain il lui donna la bénédiction abbatiale. Il mourut eu 4130.
Helgot de Crépon , ancien prieur de Caen , tfue l'on croit frère de Guillaume, fils d'Osbem , comte d'Heresford , de Breteuil et de Leicester, abbé de St.-Ouen de Rouen, de 1092 à 4112. Il avait succédé à Nicolas, fils du duc Richard III. Ce fut aussi un des amis et des correspondants de saint Anselme (â).
RâDULFB ou Raoul, curé et seigneur de Yaucelles, avait donné la moitié des dîmes de cette paroisse à l'ahbaye de St. -Etienne, dont il fat prieur. Il devint, en 1089, abbé de St. -Martin de Sée2, et reçut de
(i) D. Y^onb, GarnoteniîB episoopi , Eputota, p. 8.
(2) IVeiMlrtapta, p. BStt ; — GalUa €kri$tiana, p. 6&i. — Hkîairetl tUicription du t^t-Su^khel, par H. Le Héricber, p. lA, édiU de MM. Bouet ei Bourdon, Caen, i8&8. (8) Sanctl Anielmi Opéra, lib. III, epist. iS9.
58 ABBATB DE SAINT-ÉTIBNNB DE GAB]f«
révèque Girard la bénédiction abbatiale. Après avoir déployé la plus grande fermeté dans Tadministration de son monastère , au milieu des désordres causés par les guerres, il fut contraint de passer en Angleterre , pour se soustraire aux fureurs du fameux Robert , comte de Bel* lesme. Le roi Henri I*'. le reçut avec honneur. Quelque temps après , dans une visite qu*il fit à Gondulpbe, évèque de Rochester, alors dangereusement malade , celui-ci lui mit au doigt son anneau. — Biais , lui dit Raoul , je suis moine et il n*est pas d*usage qn*un moine porte Tanneau. — Prenez-le toujours , répondit Gondulphe , il vous sera nécessaire. Gondulphe mourut bientôt après, le 8 des ides de mai 1108, et saint Anselme, archevêque de Cantorbéry , lui donna pour successeur, Raoul , qu'il sacra évèque de Rocbester , le 5 des ides d*août. L*archevëché de Cantorbéry demeura vacant pendant 5 ans, après la mort de saint Anselme. Henri P'., sollicité par les moines de Cantorbéry, et vivement pressé par le pape Pascal, se décida enfin à convoquer, à Windsor, les évèques et les grands du royaume. Quelques-uns d*entr'eux voulaient que, contrairement à Tusage qui jusqu'alors avait fait porter sur le siège archiépiscopal un membre du clergé régulier , on élût un ecclésiastique appartenant à la chapelle du roi. Mais T Assemblée , respectant les droits de Tordre monastique, nomma Raoul qui reçut, en 1115, le pallinm apporté de Rome par le neveu de saint Anselme. Les évèques, les seigneurs et un grand concours de peuple allèrent le recevoir aux portes de Cantorbéry. L'envoyé du pape porta sur l'autel de la cathédrale le palllum placé dans un vase d'argent, et le nouvel archevêque, se présentant nu-pieds , revêtu de ses ornements pontificaux , le reçut selon l'usage, après avoir promis d'observer les canons de l'Église et d'être toujours soumis au souverain pontife. Raoul eut à soutenir les droits du siège de Cantorbéry contre l'archevêque d'York , Toustain ; il fut obligé d'aller à Rome, en 1117, pour obtenir du pape Pascal la confirmation des privilèges de son église. Après sa mort , ce fut un membre du clergé séculier que l'on éleva sur le siège de Cantorbéry. Orderic Vital s'en plaint amèrement : c Les Anglais, dit-il, avaient toujours honoré les moines, parce que c'était à eux qu'ils devaient leur conversion. Le clergé avait été charmé de voir qu'on les lui préférât dans les promotions. Mais aujourd'hui les mœurs sont changées, les lois ne sont plus écoutées, et
HISTOIRE. — 1**. ÉPOQUE , i066-120&. 59
le clergé , pour rendre ceux-ci méprisables , prend à tâche d*élever les clercs au-dessus d'eux (1); *
Rainfbot , abbé de SU-Ouen de Rouen. Ce fut sous son gouvernement, que Henri II , roi d'Angleterre, par une charte donnée à Caen , ratifia les donations faites à Tabbaye de Bugeyen , en Angleterre (2) ;
Robert, Raoul et Roger , devenus successivement abbés de Lessay , dans le diocèse de Coutances (3) ;
Raoul, prieur de Rochester puis de Cantorbéry, et enfin abbé de Senlac , ou de Tabbaye de la Bataille , construite par Guillaume-le-Conquérant, dans le lieu même où il avait combattu et défait Harold (&) ;
Ranulfe, /i*. abbé de Lonlay, sous lequel le monastère de St.-£ans* withe fut donné à Tabbaye (5) ;
Herbert, 3*. abbé de Fontenay ;
Robert de Cullt, k\ abbé de Fontenay, mort en 1180;
Geoffroy, prieur de St. -Etienne, 7*. abbé de Fontenay, en 1193;
Guillaume, dit de Toulouse, prieur de Caen, fut, en 1178, abbé de Savigny et, en 118&, abbé de Ctteaux;
Sanson, prieur de Caen, abbé de St-Ouen de Rouen, en 1181 , était parent de Tarchevéque Gautier de Coutances qui , sans doute à sa considération, donna à Tabbaye de St-Ouen, pour l'usage des malades, Téglise S**.-Radégonde de Giverny;
Hebluin, prieur de Caen, abbé de Glastonbury , en 1190;
Rainibr, abbé de St.-Pierre-sur-Dive , en 1170;
Guillaume du Hommet, prieur de Tabbaye de Frampton en Angleterre, en 121 A. Il était fils de Guillaume du Hommet , fondateur de Tabbaye d*Aunay, mort en 1181 (6).
(1) Orderîc Vhal, Uf.VIll, p. 96, èditde M. A.LePreTOSt. Ernulfe, CoiUctOH^aDerebuiEecleMiœRoffeHiis (ÀMglia êaera,^n prima,!». S39}t— £<lmoiid de Hadeuham, Annales EccUsiœ Rofensiâ , ibid., p. 9A5.
(2) Monasticùn anglieanum, U 1 « f. 514«i
(3) IbiiL , L n , f, 950. — Netutria pia , p. 62J-6Î8. {à) Order. ViUl, I. IV, foL 656.
(5) Aeiutrûi pta , p. htS. — Rapport fait gnr l'abbaye de Lonlay , par M. Léon de la SicoUère, 1841.
(6) On lUdans la liste veraiflée des abbés de S««.-CaUierine-du-Mont, imprimée dans le t XVIII*. des BUmoirtê da la SoeUti dtê Antiquairu de Normandie (p. 89 ^ le nom de Drocon, moine dt SU-Êtienne :
Dum nostris legimns in libris, noe reperinras Qttod noster sexlas taM abbas Droeo Tocatus; De Cadomo Stephani monachus primo ftiil atmi.
60 ABBATE DE SAINT-SIENNE DE GABTf.