Henry de la Marthonie, évêque de Limoges de 1587 à
3. Legros (Arch. du Grand séminaire de Limoges, ms. n» 3 S, p. .71).
4. M. Leroux (Documents sur la MarcJje et le Limousin, t. III, p. 56) a publié à ce sujet l'analyse d*une délibération des chanoines de Saint-Étienne, tirée d'un de leurs registres capitulaires.
5. Raimond de la Marthonie, évêque de Limoges de 1618 à 1627.
l'abbé pierKe du verdier
un arrêt du 21 janvier 16 19 ^'K Mais dés Tannée suivante, les procédures recommencèrent entre les deux plaideurs, à la suite d'événements qui faillirent devenir graves.
Au mois d'octobre 1620, en effet, le prince Henri de Bourbon ^^\ de passage à Limoges, manifesta le désir de visiter l'abbaye de Saint- Martial ^^\ L'évêque prétendit avoir le droit de recevoir le prince et de lui faire vénérer les reliques. L'abbé ne voulut point admettre cette prétention. Les précédents furent consultés, et l'on trouva dans les registres contemporains, que lors de la visite de Henri IV, « messire Henry de la Martonnie, évéque de Limoges, assisté des abbés, chanoynes et autres ecclésiastiques de son clergé », avait attendu le roi à la grande porte de l'abbaye et lui avait adressé une harangue ^^\ L'évêque se rendit donc à la collégiale pour recevoir Henri de Bourbon (14 octobre). Il le conduisit dans la crypte et se mit en devoir de lui présenter la coupe où était renfermé le chef de saint Martial, L'abbé, qui s'était contenu jusqu'à ce moment, fit alors entendre des protestations indignées et déclara que l'évêque ne porterait pas la main sur le reliquaire. Le prince voulut calmer l'abbé en lui disant qu'il fallait se conformer aux usages. Comme l'évêque allait prendre les reliques de saint Martial, l'abbé, n'y tenant plus, s'emporta, se répandit en insultes, déclara que le prélat était indigne d'occuper le siège épiscopal de Limoges, qu'il trahissait les catholiques, qu'il était du parti des Huguenots, puis, se précipitant sur l'évêque, il le tira violemment en arrière par sa robe. Les chanoines des deux chapitres s'interposèrent heureusement; mais ne pouvant calmer l'abbé, ils durent le pousser de force vers la porte et l'emmener malgré lui ^^K
Pierre du Verdier ne tarda pas à subir les conséquences de sa con-