‹ L'abbaye de Saint-Martial de Limoges;Chapitre 220 sur 470 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

4. Ce contrat est intéressant, mais il est trop long pour que nous ayons pu le publier (Arch. de la Haute-Vienne, liasse H 5 1 5 1).

5 . Ce marchand affermait en môme temps les revenus des baylies fondées par les cardinaux de Saragossc et de Mende, et par un des membres de la famille de Mortemar. Il devait s'acquitter des charges que comportaient ces baylies, notamment faire célébrer, aux dates voulues, les messes et les offices prescrits par les actes de fondation (ibid.).

LE RÉFECTORIER 22 5

ment à chaque moine d'une rente annuelle de loo sous. Quelque temps avant la fin de son bail, il devait remettre au chapitre un sommier où étaient inscrites les sommes qu'il avait effectivement perçues, et un terrier indiquant les maisons ou les terres sur lesquelles la pitancerie avait des rerites.

Le chapitre se préoccupait beaucoup d'avoir des livres bien tenus, car, lors des guerres qui avaient ravagé le Limousin, il avait perdu bon nombre de titres établissant ses droits. Il craignait notamment de voir des cens lui échapper par prescription, s'il négligeait de les percevoir pendant un certain nombre d'années. Au xv^ siècle, il tâcha de reconstituer ses archives, et obtint du roi Louis XII la permission de faire procéder à la confection d'un terrier authentique de la pitancerie, c'est-à-dire d'un registre dont les actes seraient établis par-devant notaire, et pourraient faire foi en justice ^'\ Ce terrier fut d'une grande utilité pour l'abbaye, même après la suppression de la pitancerie, en 1535, et nous le trouvons fréquemment mentionné dans les nombreux procès que le chapitre eut à soutenir.

Le Réfectorier.

Le réfectorier était un personnage de peu d'importance ^^\ placé sous les ordres du cellérier de la cuisine. C'était lui qui devait, avec l'aide d'un serviteur, mettre et enlever le couvert dans le réfectoire. Il garnissait en outre la table des condiments nécessaires, comme le sel, l'huile, et de la moutarde. Il avait la garde de la vaisselle, des couverts et de tous les ustensiles. Remarquons à ce propos que les moines se servaient de cuillers argentées, que le réfectorier comptait soigneusement après chaque repas, et serrait ensuite dans une armoire ^^\

1. Ce terrier se trouve aujourd'hui conservé aux Arch. départ, de la Haute-Vienne (reg. H 5490). C'est un gros volume in-fol. en parchemin. Il porte en tête une copie des lettres patentes par lesquelles Louis XII commet deux notaires ou un notaire et deux témoins pour faire procéder aux « reconnaissances » nécessitées par la confection de ce terrier.

2. Voir le détail de ses fonctions dans la Notiu des offices de Saint-Martial (Pièce justif.,

no XXI, Si).

3. «Débet eciam refectorarius coclearia argentea fratribus reficientibus cotidie ministrare » Pièce justif., no XXI, § O-

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