Voir pièce justificat. no XVIII
3. C'est ce qu'une déclaration des revenus de la mense abbatiale pour Tannée 1609, exprime en ces termes : « Ledict abbé, entre autres privilèges, ha la moitié de Taigle du chapitre Saint- Martial; à savoir que la première septaine, il est en l'aigle, la seconde, le plus antien, le troisième il revient et rentre après un des chanoines ». {Bulletin de la Soc, archéoL du Limousin, t. VIII, p. 112.)
4. C'est dans les registres capitulaires que nous avons trouvé les détails qui suivent.
236 l'administration de la collégiale
appartenait conjointement avec l'abbé ^'\ mais qUe dans la pratique il exerçait seul, car l'abbé résidait fort rarement à Limoges. Lé chapitre, quand un des chanoines était en faute, commençait par lui faire des observations ; si elles ne servaient à rien, il lui infligeait une amende. Dans les cas graves, le coupable était môme privé pendant un temps plus ou moins long de tout ou partie de ses revenus. Nous voyons par les registres capitulaires, que cette dernière pénalité était appliquée assez souvent. Les observations n'entraînant aucune sanction effective étaient rarement suffisantes, et il fallait presque toujours recourir aux amendes.
C'est ainsi qu'à maintes reprises le chapitre fut obligé d'intervenir pour obliger les chanoines à assister strictement aux offices et à les entendre convenablement. Ses avertissement demeurant inutiles, il édicta, en 1736, un règlement aux termes duquel tous ceux qui arriveraient en retard au service divin, qui liraient leur bréviaire pendant ce temps, ou s'entretiendraient de « paroles inutiles et d'affaires étrangères », seraient traités comme s'ils avaient été absents, et subiraient des retenues pécuniaires sur leurs revenus ^^\
De même en 1737, le chapitre, voyant que ses observations réitérées n'étaient pas écoutées, se décida à sévir contre un chanoine qui troublait les offices, scandalisait les assistants, injuriait ses confrères, et ne donnait « plus aucune marque de religion ». Il lui défendit l'accès de la basilique pendant deux mois, et déclara que pendant la durée de sa peine il serait privé de la majeure partie de ses revenus ^^\
Nous aurons terminé l'énumération des attributions du chapitre après avoir rappelé qu'il avait le droit de désigner deux de ses membres comme bayles de l'hôpital général, en souvenir de l'ancien hôpital de Saint-Martial ^^K II nommait en outre un des délégués chargés d'élire le maire de Limoges — c'était le dernier vestige du rôle politique que l'abbaye avait joué jadis.
1 . Il est dit dans la bulle de sécularisation que Tabbé avait le droit de correaion, « vocatis tamen, quoad correctiones durarent,... quatuor ex canonicis ejusdem ecclesiae... » (Voir pièce justifie, no XVIII). Nous n'avons pas trouvé une seule circonstance où Tabbé ait fait usage des pouvoirs disciplinaires qui lui appartenaient.
2. Arch. de la Haute-Vienne, registre capitulaire H 485, fol. 94 r®.