‹ L'abbaye de Saint-Martial de Limoges;Chapitre 284 sur 470 · Épilogue · texte numérisé non relu

Épilogue

Les prieurés de Saint-Martial avaient échappé en partie aux crises économiques, et avaient conser\'é, même au xviii^ siècle, des revenus relativement importants. Le chapitre, s'il avait été libre, aurait sans doute supprimé la plupart des bénéfices qui étaient sous sa dépendance ; mais nous avons vu les formalités qu'il devait accomplir et les frais énormes qu'il devait supporter, avant d'obtenir un de ces décrets d'union tant désirés.

Le chapitre ne put donc, à cause de ces difficultés, reconstituer son patrimoine déprécié avec les redevances de ses prieurés. Depuis le xv^ siècle, il se trouva constamment dans les embarras pécuniaires les plus profonds, et, surtout à partir du règne de Louis XV, ses finances furent complètement désorganisées ^'\ Depuis cette époque, le chapitre dut vivre au jour le jour, et entrer dans la voie désastreuse des emprunts. Presque chaque année il contracta, à notre connaissance, 4 a 5.000 livres de dettes nouvelles; et peut-être ce chiffre est-il encore inférieur à la réalité ^^\

Le chapitre fut aux abois depuis le milieu du xviii^ siècle. Écrasé

1. Dès le siècle précédent, on voit le chapitre employer certains procédés qui révèlent sa détresse. Ainsi, en 1605, il dut aliéner des rentes pour pouvoir payer aux chanoines de Saint- Étienne un acompte de 2.666 livres qui allait échoir (Arch. de la Haute- Vienne, Gros Répertoires, H 9470, p. 41).

2. Sommier de Tabbaye (Arch. de la Haute-Vienne, reg. H 5401, p. 365),

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