Texier, BulL de la Soc. archéol. du Limousin^ t. I, p
4. Les chapiteaux des plus anciennes églises limousines, du Chalard par exemple, ressemblent beaucoup à celui que l'abbé Texier a publié.
5. La pierre « présente le même grain et la môme finesse que celle employée dans la construction de la cathédrale » (Desmarets, ibid.). Or la cathédrale est en granit.
Tabbé Adémar, sur Tordre du roi Louis VI, fit recouvrir toutes les voûtes d'un enduit argenté ^'\ Certains endroits de Téglise, habituellement réservés aux sculpteurs, avaient été recouverts de peintures à Saint- Martial, tel le tympan du grand portail où fut peint en l'année 12 13 un Dieu de Majesté ^^K Toute cette décoration avait dû s'effacer avec le temps. Depuis la Renaissance, elle avait été recouverte par un épais badigeon; en 1770 ^^\ le chapitre ordonnait encore de passer tous les murs de l'église « au plus beau blanc ». Cet enduit blafard devait produire un singulier effet dans notre vieille basilique du xi^ siècle !
Le Clocher,
La basilique avait originairement deux clochers, l'un au carré du transept, — nous en avons déjà parlé ^^\ — l'autre au bas de la nef. Ce dernier subsistait seul au xviii^ siècle. Il avait été commencé sous l'abbatiat de l'abbé Guy (974-991) ^^^ Brûlé une première fois en 1122 ^^\ et une seconde en 1167 ^^\ il fut reconstruit assez lentement et les derniers travaux de décoration ne furent achevés qu'en 12 17 ^^\ Quoiqu'il eût été frappé par la foudre en 1320^^^ il demeura presque
1. « X Kal. junii f Rigaudus, qui... deargentavit vultum S. Salvatoris, jubente Ludovico rege » (Duplès-Agier, Chroniques de Saint-Martial^ p. 285). Ce roi Louis est Louis VI, car nous savons que ce fut l'abbé Adémar (1063-1114) qui fit peindre l*église. « Ademar... monasterium honeste deintus depingi ac decorari fecit » (Duplès-Agier, Chroniques de Saint-Martial ^ p. 9).
2. « Picta est majestas Domini in porta occidentali » (Bernard Itier, éd. Duplès-Agier, p. 87). On pourrait supposer au premier abord que ce Dieu de majesté était une statue recouverte de peinture. Il n'en était rien, comme le prouvent les anciennes descriptions de la basilique, qui sont très précises, et dont aucune ne fait mention du tympan.