‹ L'abbaye de Saint-Martial de Limoges;Chapitre 341 sur 470 · Bibliothèque de V École des Char tes y t. III, p · texte numérisé non relu

Bibliothèque de V École des Char tes y t. III, p

4. Probablement un parent du célèbre troubadour limousin Bertrand de Born, qui joua pour sa part un rôle très actif dans les événements politiques de la fin du xiic siècle.

5. Les seigneurs de Castelnau ont toujours eu une existence très mouvementée. Leur château, qui se voit encore aujourd'hui non loin des bords de la Dordogne, a été généralement un véritable repaire de brigands, jouissant dans le pays d'une détestable réputation.

6. Geoffroy de Vigeois, éd. Labbe, Nova BibL mss.y t. II, p. 340.

Malgré cette aventure, la prévôté était dans une situation florissante au commencement du xiii^ siècle, et était habitée en moyenne par 14 ou 15 moines ^'\ Elle ne tarda pas à perdre sa prospérité Fort éprouvée par les guerres qui dévastèrent le Limousin après le règne de saint Louis, elle eut à souffrir également des troupes anglaises ou françaises, des Grandes Compagnies, et des bandes armées qui erraient dans le pays. Au milieu du xv^ siècle, elle était presque ruinée. Nous voyons par une bulle du pape Eugène IV, qu'aucun moine ne voulait se charger de certains de ses offices, de la sacristie entre autres, tellement leurs revenus étaient peu considérables ^^\

Malgré sa décadence, la prévôté ne fut pas supprimée, lors de la sécularisation de l'abbaye de Saint-Martial, et jesta à la collation de l'abbé jusqu'au milieu du xviii^ siècle ^^K A cette époque, les chanoines demandèrent sa suppression. L'enquête fut favorable à leurs prétentions. Elle révéla que la prévôté n'avait plus, depuis bien longtemps qu'une existence nominale, que l'ancienne maison prévôtale avait été détruite, que l'église était mal tenue, et mal desservie, que ses revenus avaient beaucoup diminué, à cause du défaut de culture et de a la désertion » de la plus grande partie des habitants.

La population, consultée, espéra que les chanoines de Saint-Martial remédieraient à cet état de choses, et fut unanime à approuver leur projet. L'évêque de Limoges supprima donc la prévôté, et signa le décret d'union à la mense capitulaire le i" avril 1743, en réservant seulement les droits de l'ancien prévôt. Il stipula en outre que le chapitre devrait payer la portion congrue du curé et de son desservant, et entretenir l'église. Le décret d'union fut approuvé la même année par le Grand Conseil, et rendu exécutoire par des lettres patentes ^^\ Avec lui se termine l'histoire de la prévôté d'Arnac.

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