‹ L'abbaye de Saint-Martial de Limoges;Chapitre 60 sur 470 · Roy-Pierrefitte, Histoire de Saint-Martial ^ p · texte numérisé non relu

Roy-Pierrefitte, Histoire de Saint-Martial ^ p

5. Guillaume le Pieux, premier comte héréditaire d* Auvergne (889-918?). La date du passage d'Eudes à Limoges n'est pas absolument certaine. Cf. Favre, Eudes , comte de Paris et roi de France y p. 148.

6. La cérémonie se termina par un drame que Richer raconte en ces termes : .... « Rex tirannum captum secum Lemovicas duxit, ibique ei vite ac mortis optionem dédit, si baptizaretur

Les origvtes du Château de Limoges.

Les deux successeurs de Tabbé Gonsindus sont peu connus. Nous savons seulement que l'un, Fulbert I*^ fut abbé de 894 à 900 et mourut le 6 des kalendes de février de cette môme année (27 janvier) ^'^; l'autre, Fulbert II, gouverna l'abbaye pendant vingt ans, jusqu'à sa mort survenue le jour des kalendes ou le jour des ides de février 920 (i ou 13 février) ^^\

L'administration du septième abbé de Saint-Martial, l'abbé Etienne, fut marquée par un fait important, la construction de deux tours, élevées à la demande du roi Charles le Simple, pour protéger l'enceinte du Château de Limoges.

Ce malheureux prince, en effet, lors de la proclamation de Robert, duc de France comme roi, traversa Limoges avec son armée (922). Il passa toute une nuit en prières auprès du tombeau de saint Martial, suppliant le saint de bénir le sort de ses armes. Charles, soutenu par l'empereur Othon, attaqua son compétiteur à Soissons. La bataille fut indécise, mais Robert fut tué, et Charles, plein de reconnaissance envers saint Martial, donna à l'abbaye une partie des dépouilles du vaincu : l'évangéliaire du roi Robert, écrit en lettres d'or et d'argent, deux livres d'histoire ecclésiastique, un précieux traité de comput et quelques ornements sacerdotaux, dalmatique en drap d'or, chasuble, fauteuil argenté, etc. ^^\

vitam, sin minus mortem promittens ... Cum in basilica Sanai Martialis martiris, post episcoporum peracta officia, in sacrum fontem ab ipso rege excipiendus descenderet ..., Ingo ante signifer, gladio educto, loetaliter eum transverberat .... Rex tantum facinus indignans ... homicidam rapi ac trucidari jubct ... etc. ». Mais Ingo se réfugia auprès de Tautel de Saint-Martial, et le prince lui fit grâce (Richer, Histoire, 1. I, ch. IX). — Ce « tirannus » devait être quelque Normand attardé dans le pays.

1. Adémar de Chabannes, Commemoraiio, éd. Duplès-Agier, p. 3. -^ Duplès-Agier, Chroniques de Saint-Martial, p. 240 et 241.

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