Adémar de Chabannes, C/;rowt^M^, 1. III, ch. XLIX
2. «... Ad sepulchrum B. Martialis plurima coeperunt choruscare miracula, quse leticiam monachis et cuncte Aquitanie plenam ingressenint. Nam nobilissimi Aquitanonim et Francorum principum atque Italorum eo anno Lemovicae Pascha cum frequentia sancti Marcialis gloriose celebraverunt » (Adémar de Chabannes, ihid.),
3. «... Qjiadragesima' vero média,... cum multitude maxima in eamdem aulam ad tumulum beati Martialis properantes intrarent, viri cum mulieribus plus L invicem conculcati întra ecclesiam expiraverunt » (Adémar de Chabannes, Chronique, 1. III, ch. XLIX). Voir la Commemoratio d* Adémar (éd. Duplès-Agier, p. 7), et Bernard Iticr qui rapportent ce fait (éd. Duplès-Agier, p. 46), ainsi que les Annales Lenwvicenses (éd. Perz, Monumenia, t. I, p. 252).
4. «... Cordubenses Mauri per mare Gallicum subito cum multa classi Narbonne per noctem appulerunt ... Christiani ... Victoria potiti sunt ... et Sancto Marciali Lemovice XX Mauros, corpore énormes, transmiserunt dono ; numeris ex quibus abbas Gosfridus duos retinuit in servitute, ceteros divisit per principes peregrinos, qui de partibus diversis Lemovicam convenerant » (Adémar de Chabannes, Cljronique, 1. III, ch. LII).
5. Adémar de Chabannes, Commemoratio éd. Duplès-Agier, p. 7. — Bernard Itier, éd. Duplès-Agier, p. 44.
L*ABBÉ ODOLRIC 7I
veur était elle-même trop exiguë, pour contenir les foules qui s'y pressaient, et l'abbé résolut de la remplacer par une église beaucoup plus grande ^'K Au moment d'exécuter son dessein la mort le surprit, le jour des nones de décembre 1019 ^*^ (5 décembre).
Ce ne fut pas sans peine que l'abbé Hugues, son successeur, put prendre possession du siège abbatial. L'évêque de Limoges, Géraud, s'opposait, en effet, à son installation. Il prétendait jouir des revenus de l'abbaye, comme en avait joui son prédécesseur l'évêque Audoin, et pendant deux ans il refusa absolument de donner au nouvel abbé l'institution exigée par les canons ^'\ Il dut pourtant céder devant une émeute de la population du Château, qui se porta contre la Cité épiscopale^^^; et en 102 1 l'abbé Hugues se trouva enfin gouverner son monastère sans contestations.
Hugues posa, le premier, la question de l'apostolicité de saint Martial devant différents conciles. Entre temps il mourut, le 6 des kalendes de juin 1025 (27 mai)^^^ la niême année que le chantre Roger et le moine Hildebert, dont Adémar a célébré les vertus ^^K
Lahhé Odolric et Vapostolicité de saint Martial.
Le quinzième abbé de Saint-Martial, Odolric, fut un des plus grands abbés qui administrèrent le monastère. Il avait eu une jeunesse orageuse, peu discipliné, peu travailleur, il était très ignorant; un jour enfin, ayant commis de nombreuses fautes dans la lecture de l'Épître, il dut
1. « 1017. Basilica regalis Salvatoris incoata, reediftcari majori amplitudine a Josfredo abbate. » {Annales Lemovic., éd. des Monum, Germ,, t. II, p. 252). Voir également Adémar de Chabamies (CommemoratiOy éd. Duplès-Agier, p. 7), et Bernard hier (éd. Duplès-Agier, p. 44).
2. Annales Lemovic,, ibid., p. 252. — Commemoratio, ibid,, p. 7. — Bernard Itier, ibid., p. 44.
3. «... Episcopus Geraldus adversus ei exstitit, prohibens ei dare consecrationem, causa zeli quia non poterat vindicare sibi abbatiam » (Adémar de Chabannes, Chronique, 1. III, ch. L).
4. « [Ideo per biennium seditio non minima fuit civilis, donec ratione erubescens episcopus domno Hugoni assensit » (Adémar de Chabannes, ibid,),
5. Bernard Itier, éd. Duplès-Agier, p. 45. — Duplès-Agier, Chroniques de Saint-Martial, p. 240, 242.