‹ L'Abbaye du MontSaintEloi, 10681792Chapitre 28 sur 60 · JEAN IV DIT BULLOT · texte numérisé non relu

JEAN IV DIT BULLOT

Après les agitations et les troubles de la guerre, le monastère jouit des douceurs d'un calme assez complet pendant une période de vingt-huit ans, c'est-à-dire, pendant tout le temps que dura la prélature de Jean IV dit Bullol, qui succéda à Michel d'Alennes. Cet état de quiétude permit à l'abbé de s'occuper de l'intérieur de son abbaye et de la prémunir contre de nouvelles attaques. Jean Bullol, prieur de Gouy-Ternas (1), fut appelé a occuper le siège abbatial du Mont-Saint-Eloi, vers la fin de l'année 1421. Son élection fut confirmée par une bulle du pape Martin V, datée du quatrième jour des calendes de février 1425 (29 janvier), la huitième année de son pontificat ; il fut béni solennellement dans la basilique de

(I) Village de l'arrondissement de Saint-roi, canton d'Aubigny.

Noire -Dame, à Arras, par l'évéque Martin Poré, et prêta le serment d'obéissance et de fidélité devant le chapitre assemblé; la cérémonie se fit an grand-autel du chœur (i).

L'abbaye du Mont-Saint-Eloi possédait à Arras, dans la Cité, une maison nommée le Burg . dans laquelle était érigé un four. Le prédécesseur de Hugues , eveque d'Arras, par l'organe de ses officiers qui étaient alors Pierre de Fenin, Bauduin de Calonnc, Jehan Douchet, etc., l'avait fait démolir et mettre dans un tel état que l'on ne s'en pt*>it aiditrpour cuire taries et postes ne aullrcs choses.

Un différend s'en suivit , mais par un accord conclu entre l'évCquc Hugues de Cayeu et l'abbé Jean, le 22 février 1427, les exploits furent annulés sans qui; l'ahtayc eut à souffrir aucun préjudice (2).

Dès son avènement , nous voyons le nouvel abbé s'occuper des bieus temporels de sou couvent : le monastère avait toujours joui des dîmes de Fréviu - Capel , Jean en disposa le 12 juillet 1426 au profit du seigneur de ce lieu. Celte concession fut faite a la charge d'une redevance annuelle de quatre-vingts menrauds de blé pendant la vie de l'acquéreur et de sa femme, et de cent mencauds payables à perpétuité après leur mort.

Le 30 avril 1452, le majeur et les échevins d'Arras expédièrent des lettres contenant les vidhnus d'un arrêt de Philippe, duc de Bourgogne, en date du 2 août 1431, qui amortissait le bois Rigaul, appartenant à l'abbaye du Mont-Saint- Eloi , par suite de la donation qui lui en avait été faite par Rigaut de Bailleul (3).

Le 24 septeiubrc 1436, le couvent se dessaisit de la dirae d'Humières en faveur de Jean de Tilloy. L'acte de concession portait : « un droit de dimage courant » sur plusieurs terres situées jusqu'en un chemin qui mène à Beauvoir et à » Bcrmicourt, et, en général, tous les droits de dîmes dudit Humières (4). » Le prix de la concession fut une rente annuelle et perpétuelle de quarante-cinq livres.

Jean avait aliéné ces dîmes étrangères pour subvenir aux frais occasionnés par la guerre, et dans le but de faciliter la recette des revenus du monastère ; il les répara par des achats considérables : if acquit le bois Robillart et la contre-partie

(1) P. Ignace, add. Ném., p. 2.

(2) Ol accord fut l'objet do lettres de la part de ces deux prélats ; elle* furent scellées de leurs sceaux; il ne reste plus qui; celui de l'.ibbé du Mont-Saint-Eloi, en partie consenré.

Tit. de saint Eloi. — Arcli. du Pus-dc-falais. Orig. en pareb.

(3) Inventaire dtt Ckartet d'Artoit, p. 15G6. Voir pièce» justificatives, LXll.

(I) Procès et matières ecclésiastiques, flibliolbèqne de M. Godin, archiviste du département du Pas-de Calais.

du Lois Rigauld , et fit amortir le radial d'une rente de cent soixante inenrauds de blé, affectée sur la maison de Démons, en Cambraisis.

L»'S religieux s'étant retirés pendant la guerre dans leur refuge de Douai , y avaient transporté ce qu'ils possédaient de plus précieux, notamment le corps de saint Vindicicu, qui y resta pendant trente-quatre ans. Jean Bullot résolut de faire rentrer dans l'église abbatiale, ce précieux dépôt. Il Dl confectionner une nouvelle chasse d'un travail remarquable, ornée d'argent, d'or et de pierres précieuses , et au jour fixé pour la cérémonie, Hugues de Cayeux, évéque d'Arras, accompagné d'un nonce apostolique qui se. trouvait alors près de lui, de l'abbé de Saint-Vaast , de plusieurs autres prélats, de tout le couvent du Mont-Saint -Eloi et d'un immense concours de peuple, relira de l'ancienne châsse, les reliques du saint, les enveloppa dans une étoffe de soie, puis les plaça dans le nouveau reliquaire. Pendant ce temps, les chantres de la cathédrale, l'orgue et d'autres instruments de musique faisaieut résonner des hymnes et des psaumes analogues à celle solennité.

« On fut ires-édifié , dit l'abbé Doresmieux à qui nous empruntons ce récit, de • la fervente piété qui se fit remarquer parmi les religieux du Monl-Sainl-Eloi. « De la part du peuple, c'était h qui approcherait assez près pour baiser la chasse, >> et l'on vit à cette occasion, couler des larmes de joie. L'ancien reliquaire ayant « élé réduit en morceaux , chacun voulait en obtenir quelque parcelle pour l'em-

porter dans sa maison. L'évéque déplojant le plus beau zèle dans cette cir- » constance, accompagna le corps du saint avec tout le clergé jusque dans le » faubourg, et celte procession se Ht au son des cloches de la cathédrale et de » l'abbaye de Saint- Vaasl; de. la, le cortège se dirigea avec grand appareil vers » le Mont-Saint-Eloi. U était précédé d'un peloton d'arbalétriers qui marchait » enseignes déployées et musique en téte. Les religieux suivaient la châsse en » ordre, chantant des hymnes et des cantiques. Leur abbé, comme autrefois » David, témoignait par son geste et l'expression de ses traits, la joie toute spiri- » tuelle dont il était animé. Enfin, le peuple fermait cette marche triomphale, •» par un temps magnifique : le cortège étail si nombreux que la route militaire » qui mené au Mont-Saint-Eloi parut être couverte par cette multitude. Quand » ou fut arrivé à l'église de l'abbaye , la châsse fut renfermée dans un tabernacle » récemment décoré et disposé pour la recevoir; et, afin que la posiérilé ne perdit » pas le souvenir de cette solennité , l'abbé et son chapitre décidèrent que , chaque » année, aui nones de juillet, on célébrerait l'anniversaire de cette translation, » lequel tiendrait lieu de la fêle de l'Élévation du corps de ce saint évéque , qui

<• se solennisail aussi auparavant le 7 des calendes de juillet (1). » Cette translation se fit en 1455, d'après André Le Vaillant.

Jean IV eut à réparer deux fois en 1425. la tour de l'église endommagée par la foudre, et ce fut lui qui fit bâlir la ferme de, Berthonval el l'église paroissiale du Mont-Saint-Eloi. On n'y mit pas de cloches, malgré les fréquentes réclamations des habitants du village ; on doit aussi à cet abbé, la construction de l'église d'Etrun.

En 1459, fui consacré l'autel où sont déposées les reliques de saint André, de saint Adrien , des onze mille vierges et d'autres.

La position du Mont-Saint-Eloi, en faisait un point stratégique. Ce sile remarquable y attirait souvent les armées ennemies ; souvent aussi , les moines furent obligés de s'enfuir et de chercher ailleurs un refuge. Considérant que les remparts qui la ceignaient , ne la mettaient pas assez à l'abri des gens de guerre qui se succédaient sans cesse dans l'Artois, l'abbé Jean acheta dans la ville d'Arras, l'hôtel de Chaulnes, où il fit bâtir le refuge appelé encore de nos jours , Refuge de Saint- Eloi, pour servir d'asile aux religieux. Philippe, duc de Bourgogne, leur confirma la possession de ce fief, relevant de lui à cause de son comté d'Artois , aux charges et conditions stipulées en sa lettre de l'année 1455. Les pouvoirs de ce fief s'étendaient depuis le Welz - d'Amin jusqu'à la porte de Cité et dans la rue Saint-Jean-en-Lestrée, près de l'hôpital Saint-Jean. L'abbaye, dit un ancien auteur, relevait du roi à cause de son holcl d'Arras. Déjà , avant Jean Bullot , il existait un refuge de ce couvent à l'hôtel des Maillets.

Sou prédécesseur avait, comme ou l'a vu, obtenu du duc de Bourgogne, l'autorisation de fortifier le monastère ; il exécuta ce projet que Michel d'Alennes n'avait pu réaliser. 11 renouvela la clôture de l'abbaye, qui, dès ce moment, se trouva flanquée de plusieurs tours de défense.

Jean Bullot assista avec plusieurs de ses religieux à la paix mémorable d'Arras qui devait mettre fin aux luttes sanglantes de la rivalité du duc de Bourgogne, Philippe le Bon , et du roi de France , Charles VU.

Après avoir réprimé les attaques d'une bande de voleurs nommée les êœrcheurs qui voulaient envahir el piller l'abbaye, il décéda le 5 juillet 1452 et fui inhumédans la chapelle de Sainte-Catherine dite des abhés, ainsi qu'on peut le voir patson épilaphe apposée au mur du dorloir :

l'ro mentis di^nus nbbatis sumere pignus

Rcxit conventum, sacrum monstrans documentai»

(I) Voyez Acta Mnctorum Bdgii, t. v, p. 50.1 et suiv., § m, 33.

Mille quadiaginlos quinqiiagmo* simul annos Alqur duos jungo, <|uo lune iliwe«il al) orbe. Kulgens ut uingm-s , jarol hic proliitatc JoaDm's,

Ci l abbé était assez versé «lans la poésie : le 23 mars 1443, le jour de la Purification , il fil des vers a 1 occasion de la chute de la foudre sur le clocher. Nous croyons devoir les citer ici à cause de leur antiquité :

Ecclesia? nostrai turri «lùm fulgura claugunt, M. C. qualor scrni-l 5 liis cl drnos durii'is angunt; Nox oral el fialres sua Irislcs ranlica frangum, Ad latircm currunt six rirlo fulmine fangunl, Martis his deno d»lres tune gaudia tangunt, Ycrùm posl lonilru turris discrimina plangunt.

Parmi les religieux de son époque, on peut citer S. Henri Candas qui, en 1435, fil une harangue pleine de force et d'éloquence au congrès d'Arras devant les plénipotentiaires, et fut fait abbé de Sainte-Marie de Zunchercq (1), Etienne de Vienne, qui devint abbé de Marœuil en 1415, el les prieurs d'Auhigny, Jean Chrétien, 1426, et Jean Pigace, 1437.

JEAN V PINGRELEM.

Jean Pingrelem, cinquième du nom, fut élu abbé du Mont-Saint-Kloi le 19 juillel 1452, c'est-à-dire seize jours après la mort de Jean Bullol. Dès son avènement ;'i la prélat ure, il défendit ardemment les intérêts de la maison.

Le 14 décembre 1463, un grand nombre de bêles à laine appartenant a Jean Haniot, demeurant à Villers, a\anl été trouvées dans le bois de lliiguemont , propriété de l'abbaye, elles furent amenées au Mont-Saint-Kloi et mises en fourrière. On ne les relâcha qu'a la condition que leur propriétaire paierait le dommage qu'elles avaient causé : ce à quoi il s'engagea, moyennant qu'il lui fut accordé un délai sous caution. Plus tard, le procureur du délinquant vint en sein nom déclarer qu'il ne devait rien payer à l'abbaye, prétextant qu'il n'en était point le sujet.

(I) P. Ignace, Dict. iv, p. STH.

Appelée par-devant les hommes de l'abbaye, la cause fut ajournée; et il fut ordonné aux parties de produire leurs moyens par écrit. Haniot appela de cette sentence. On trouve tous ces détails dans les lettres du lieutenant du bailli du monastère (1).

Le fief de la souche pouilleuse, situé à Avion et relevant du sieur de Coupigny, avait été donné a l'abbaye du Mont-Saini-Eloi par le frère de ce dernier, qui s'y était fait religieux. Le monastère en obtint des lettres d'amortissement a condition de payer un droit de relief de 60 sols à chaque mutation d'abbé. Cet amortissement inséré dans les lettres de Jehan Mares, écuyer, valet tranchant du roi, garde du scel du bailli d'Amiens, fut passé par-devant les auditeurs du roi en février 1484 (2).

En 1466, l'abbé Jean Pingrelem assista à la translation du chef de saint Berlin, opérée par l'abbé Guillaume Fillastre , dans une nouvelle chasse d'or (5). Il obtint d'Innocent VIII un privilège marqué : les religieux du Mont-Sainl-Eloi furent reçus à la prêtrise dès l'Age de vingt-un ans ; ce qui fut plus tard aboli par le concile de Trente. Il fit aussi bâtir une nouvelle infirmerie, devant le dortoir.

Philippe le Bon, regretté pour la sagesse avec laquelle il avait administré la province d'Artois, mourut a Bruges le 15 juin 1467. L'abbé Jean, officia dans l'église de Saint -Vaast à Arras, lors du service solennel, que le magistrat et les notables de celte ville firent célébrer en l'honneur du défunt. Son fils Charles le Téméraire, qui portait à l'abbé Jean une grande affection et beaucoup d'estime, hétita des litres et des possessions de son père. On sait que ce prince mourut dans la plaine de Nancy, le S janvier 1477. A peine Louis XI eut-il appris cet événement, qu'il dirigea ses troupes vers la Picardie et l'Artois. Ayant pénétré jusqu'il Doullens, il envoya sommer Arras de se rendre , et son armée vint camper au Mont- Saint-Eloi. «Adolphe.de Clèves, dit M. d'Héricourt, seigneur de Ruvcinstain, et » Philippe de Crèvecœur, seigneur d'Esquerdes, chevalier de la Toison-d'Or, qui » se trouvaient alors à Arras, demandèrent une entrevue : l'abbaye du Mont-Saml- « Eloi en fut le théâtre. »

Laissons parler Philippe de Cornalines, dont le récit est un curieux spécimen du langage et des idées du temps :

« De là nous liràsmes à Doulens et envoyasmes sommer Arras, chef d'Arlhois, » ancien palrimoyne des comtes de Flandres, et qui, de tout temps, avoil actoustu-

(I) Archives départementales, titres de Saint-Eloi. (Orig. en parch.) (ï) Archives du Pjs-dc-Calais , litres de Sninl-F.loi. (Orig. en parch.) (3) H. de la Plane, Abbés de Saiiit-Bertin, tom. il, p. 10.

» mé aller à fillo comme à fils. M* r do HavoMain ot M* r Dos Cordes, qui étaient on la-

» dite ville d'Arras, entreprirent do venir parler à nous, au Mont-Saint-Eloi. une

■> abbaye près dudit An as, ot a\oe eux roux de la ville. Il fut avise" que j'irais ot

aucuns avec moy, car ou doutoii bien qu'ils ne feroieni point tout ce que nous

» voudrions, et pour cela n'y alla point ledit admirai. Après que je fus venu

» audit lieu, y arrivèrent tanlost après les dessus dits seigneurs de Ravestain et

» des Cordes, ot plusieurs autres gens de bieu a\ec eux, ot aussi aucuns de la ville

» d'Arras, et entr'aulres croient pour ladite ville leur pensionnaire et qui parloit

•> pour eux, maistro Jehan de la Vaequerie, premier président au parlement à

■> Paris, [tour cette heure. Là leur fut requis l'ouverture pour le roy. qu'ils nous re-

çeussent en la ville, disant que Ut roy la prétendoil sienne, par le moyen de

» confiscation , et le pays et que s'ils faisoient le contraire , ils esloient en danger

<> d'estre prins par force, voue la défaite de leur seigneur, et que tout le pays osloil

» dépourvu de gens de défense à cause do ces trois batailles perdues.

» Les soigneurs dessus dits nous firent dire par ledit Jehan de la Vaequerie, que .» ceslo comté d'Artois appartenoit à mademoiselle de Bourgogne, fille du duc » Charles, et luy venoit de vraye ligne, à cause de la comtesse Marguerite de » Flandre, qui estoit comtesse do Flandre, d'Artois, de Bourgogne, de devers et » de Rethel. Laquelle comtesse fut mariée au duc Philippe de Bourgogne, <• lequel fut fils du roy Jehan et frère du roy Charles le Quint , supplia au roy « qu'il luy plût entretenir la trêve qui estoit entre lui et le feu duc Charles. « Nos paroles ne furent point trop longues, car nous nous attendions bien » d'avoir celte response. Mais la principale occasion pour mon aller aux dits » lieux, estoit pour parler à aucuns particuliers de ceux qui estoient là. pour les » convertir pour le roy. On parla à aucuns, qui losl après furent bons serviteurs

du roy. Nous trouvasses ce pays bien espou vanté, et non sans cause, car je •> croy qu'on lmict jours ils n'eussent soeu fuser (trouver) huict hommes d'armes, » no d'autres gens de guerre ; n'en y avoil en tout ce pays là qu'environ mil et » cinq cents hommes, tant de pied que de cheval, qui esloient vers Namur et en c Hainaiit, et estoienl esehappez de la dite bataille, où estoit mort le duc de Bour- •> gogne. Leurs anciens termes et façons de parler estoienl bien change-/., car ils

parloient bien bas , et en grande humilité, non pas que je veuille dire que le « temps passé, eussent plus arrogaimnent parlé qu'ils ne dussent, mais vray ■» que du temps s'y esloient , ils se sentoienl si forts qu'ils ne parloient point » au roy, ne du roy en telle révérence qu'ils ont fait depuis. Et si les gens

estoienl toujours bien sages, ils seroient si modérés en leurs paroles, durant le

» temps de prospérité, qu'ils ne devroient point avoir cause de changer leur lan- » gage en temps d'adversité. »

On ne conclut rien dans cette assemblée, où Jean de la Vacquerie, conseiller pensionnaire de la ville d'Àrras , répliqua à Philippe de Commines que celte ville et tout le comté d'Artois appartenaient de plein droit à Marie de Bourgogne, et demanda le maintien de la trêve signée entre Louis XI et Charles le Téméraire. Le traité de 1489, par lequel le roi de France renonça à l'Artois et à la Franche-Comté, ramena la paix et le calme dans nos contrées.

L'abbé Jean, qui fut un second Caton en pradeDce, après avoir gouverné pendant trente-quatre ans, mourut le 24 décembre 1486 et fut inhumé dans la chapelle de Sainte-Catherine, à l'entrée du chœur.

En 1460, Jean des Essarts occupait la charge de grand prieur. Les prieurs Jean Bayait, 1452, Jean Grenet, 1468, et Jean Delahaye, 1470, administrèrent la maison de Rebreuves ; le prieuré d'Aubigny était gouverné en 1484, par Frauçois de Hollehain, fils du seigneur de Grand-Rullecourt.

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