PIERRE BUSQUET
Pierre Busquet, que les chroniqueurs font naître les uns a Arras, les autres à Douai, avait été receveur, prévôt et prieur conventuel du monastère. C'est même en cette qualité qu'il servit d'otage lorsque les Français eurent pris Arras. Son élection canonique fut confirmée par la reine Marie-Anne d'Autriche, mère de Louis XIV , le 15 mars 1651 (3). 11 fut Wni le 11 avril suivant dans l'église des Capucins a Arras, par l'évèquc de Belley.
(t) A. d'Héjucoirt, Sièges d'Arras, p.m.
(î) Parckty, Vie de saint Eloi, p. 296.
(3) Provisions en faveur de tire Pierre Busquet, abbé du Monl-Saint-Eloi, en remplacement de «ire Jérôme de Warlincourt.
5* registre aux commissions, {• 494.
D'un autre côté, Jean de Liers, abbé de Chocques, avait obtenu du roi d'Espagne l'abbaye du Mont-Saint-Eloi , après la mort de Jérôme de Warlincourt ; mais les religieux n'agréèrent point cette nomination. Il jouit néanmoins d'une partie des revenus du monastère; c'est-à-dire de celle qui provenait des biens situés sous la domination espagnole.
Pierre Busquet mourut le 25 novembre 1655. Jean de Liers le suivit de près au tombeau. A sa mort , Jean Leclercq , né à Déthune, ancien maître des novices et sous -prieur, partit le 15 avril pour Bruxelles, où il obtint cette abbaye le 5 mai 1656, par la faveur du comte de Bruay, gouverneur de Lille, et sans avoir eu recours à aucune élection de ses confrères (1).
Leclercq fut béni par l'évêque de Tournay, et demeura à Lille jusqu'à sa mort, 7 avril 1660, sans avoir pris possession personnelle de son abbaye.
En vertu du traité de paix du 6 janvier 1661 , il eût été reconnu, s'il avait vécu , comme abbé légitime. Par sa mort, Pierre Leroy resta seul possesseur de la crosse abbatiale. Leclercq fut enterré dans l'abbaye de Loos, près Lille.