IV. — SAINT PATERNE
(Sanctus Patemus) 691 — 718
On possède fort peu de renseignements sur l'abbé Paterne qui succéda a saint Léotade, probablement en 691 ; tout ce que l'on sait c'est qu'il mérita, comme ses prédécesseurs, d'être élevé au rang des saints.
Il aurait été élevé sur le siège d'Auch en 718, s'il fallait s'en rapporter à Claude-
(1) Montlezun, loc. cit., p. 323. — Abbé Canéto, loc. cil , pp. 1 1 à 18.
Robert, le père Lecointe et dom Brugèles (1) qui, n'appuyant le fait d'aucune preuve se trouvent dans la nécessité de donner deux noms au même prélat et de l'appeler Paterne et Patrice. Ces auteurs confondent, selon toute probabilité, Paterne, abbé de Moissac, avec Paterne II, le dernier métropolitain d'Eauze, petite ville du Gers, dont le nom soit venu jusqu'à nous. 11 est certain que les reliques de saint Paterne, évêque d'Auch, appartiennent au premier disciple de saint Sernin, car elles furent trouvées avec celles de ses trois successeurs : saint Servand, ou saint Servat, saint Optât et saint Pompidien. L'abbé Montlezun, auquel nous empruntons ces détails, tendrait à croire avec Oihenart (2) que l'abbé de Moissac ne fut jamais placé sur le siège d'Auch (3).
Aymeric de Peyrac se borne à mentionner le nom de ce bienheureux (4).