‹ L'abbaye et les cloitres de MoissacChapitre 46 sur 154 · LV. — RATIER DE LAUTREC · texte numérisé non relu

LV. — RATIER DE LAUTREC

(Raterius de Lautrico Aym. de Peyrac; Raterius de Lenaco, de Lautrico

et de Venasco Gall. chr.)

Ratier de Lautrec, religieux profès du monastère de Moissac, puis abbé de Saint- Victor de Marseille, fut placé sur le siège abbatial de Moissac par le pape Jean XXII, en 1334(1). Il figure à ce titre dans un acte passé cette année même, le vendredi avant la Nativité (2). Avant de quitter Marseille il donna l'habit religieux à Guillaume de Grimoard qui, dans la suite, devint pape sous le nom d'Urbain V.

A peine installé à Moissac, le nouvel abbé prit à cœur de favoriser une institution excellente établie par Bertrand de Montaigut, et consistant à envoyer les jeunes moines du monastère au prieuré de Saint-Pierre-des-Cuisines à Toulouse, pour suivre les cours de l'Université de cette ville. Ratier de Lautrec, qui avait fait ses études dans ce corps enseignant, eut la satisfaction de voir promus au grade de docteur trois de ses religieux qui étaient ses neveux : Amélius de Lautrec, d'abord chanoine régulier de la cathédrale de Toulouse, puis évêque de Conserans et enfin cardinal sous le pape Clément VII ; Erédol de Lautrec, son successeur dans l'abbaye de Moissac. et Ratier de Lautrec, nommé dans la suite doyen de la collégiale de Saint-Pierre de Burlas. au diocèse de Castres (3).

Aymeric de Peyrac, qui prit l'habit monastique à Moissac sous cet abbé, en fait un grand éloge. Le nombre des moines s'élevait alors à 120 et les revenus du monastère étaient plus que suffisants pour les entretenir. L'abbé, chaque année, avait en moyenne pour sa part de vin seulement, douze cents tonneaux; tous les ans, les revenus de son château de Saint-Nicolas s'élevaient à 4,883 livres, 6 sous tournois. Sa fortune était immense, dit le chroniqueur, et il en était embarrassé. Cette grande prospérité ne fut malheureusement que passagère : en 1348, une peste terrible décima les religieux et dés ce moment fatal l'abbaye commença à décliner (4).

O) Gall. chr.. t. I, col. 169 et 692.

(2) Arch. défi, de Tarn-el-Garonne, G, 613. — Aymeric de Peyrac commet donc une erreur en fixant ù 1336 la nomination de cet abbé, ou pour mieux dire celui qui a copié son manuscrit, a dû intervertir les deux derniers chiffre du millésime et écrire MCCCXXXV1 au lieu de MCCCXXXIY. Voir la note suivante. — Les auteurs de YHisloire de Languedoc (nouv. édit., IX, 1155) ont reproduit cette faute.

( 3) « Post hune, Raterius de Lautrico anno M° CCC XXXVI, sub cujus ferula jugum professionis assumpsi. Hic fuit in Cluniaco in jnagno statu, ducens secum très doctores sui monasterii, et fuit homo magni cordis et status, et suo tempore abbacia fuit in magno valore. Prcdictus abbas Ratherius fuit abbas Marciliensis (sic), et dominus Urbanus, sere (sic pour série) V, ab eodem suscepit habitum monaehalem, et percepi, a lîde dignis, quod ipse talitcr translatus, et amici sui de predicta translacione non modicum fuerunt consolati, extimantes tune se valde magnum habuisse, et ex substancia dicte abbacie 1res nepotes suos in studio Tholose tenuit pro majori parte, quos in gradibus doctoralibus perfecit : Amclium de Lautrico post modum cardinalcm ; Fredolum abbatem, suum successorem ; Ratherium decanum de Brulhaco, sollempnes utique viros et doctores eximios ». Aym. de Peyrac, Chron., fol., fol. 167, r", col. 1. Voir aussi Hisl. de Languedoc, nouv. édit., IX, 1156.

(4) « Et tempore suo fuerunt in monasterio VIxx monachi résidentes, et honcribus conventus supportât^ tempore suo fuerunt mille dueenta dolia vini et ultra in Moyssiaco ad partem suam de recepta unius anni, et lune castrum de Sancto Xycholao fuit arrentatum duobus annis successivis 1 1 1 1 Ville IIIIxx III libr. et VI s|o!idos] tfuronenses], prout constat per dua publica instrumenta in archivis monasterii Moyssiaci rescrvata. In tantis bonis habundabat quod extimabatur se non posse expendere supradicta. et de predictis

Nous allons faire connaître les principaux faits accomplis sous l'administration de Ratier de Lautrec :

Le 13 février 1339, il obtint de Philippe VI des lettres au sujet du droit de souquet. Mais il est nécessaire d'entrer ici dans quelques détails à ce sujet. On désignait autrefois dans une partie du midi de la France, sous le nom de souquet ou soquet (du mot roman souc ou souca, cep de vigne), une redevance sur les vins ; ce droit était aussi appelé droit de mallote, ou droit de panèle. Dans certaines villes, notamment à Albi, il était défendu à tous les particuliers de vendre du vin à certains jours, autrement que par les mains et l'autorité des consuls qui retiraient de ces ventes un profit pour la communauté. Dans d'autres lieux, comme à Moissac, la vente du vin par les débitants était libre en tout temps, mais une certaine quantité du vin vendu, un quart, un cinquième, un huitième ou même un sixième, suivant les localités, devait être remise à l'administration municipale, moitié pour le roi, moitié pour la communauté.

Il arrivait souvent que le roi faisait l'abandon de ce droit en faveur des villes pour la réparation des murs qui servaient à la défense ou pour tout autre motif. Ainsi à Moissac, le roi Charles IV, par ses lettres du 8 février 1323, autorisa la communauté à prélever ce droit pour réparer le pont jeté sur le Tarn (1). C'était là une ressource précieuse dont les consuls saisirent bien vite toute l'importance ; aussi firent-ils tous leurs efforts pour obtenir la concession définitive de ce privilège. Ils y réussirent dans les premières années du règne de Philippe VI, et ils en arrivèrent même à prélever cet impôt non seulement sur les fermiers de l'abbé et du couvent, mais encore sur ceux du comte de Périgord , possesseur de vignobles considérables situés dans la juridiction. De là un conflit des plus vifs entre les moines et le comte de Périgord, d'un côté, qui accusèrent les consuls, devant le roi, d'exiger, tant à leur détriment qu'au détriment de Sa Majesté, un péage qui ne leur était pas dû.

Philippe VI crut tout d'abord que cette accusation était fondée : aussi adressa-t-il, le 13 février 1339, au sénéchal de Périgord et de Quercy, des lettres dans lesquelles, tout en le réprimandant d'avoir autorisé les consuls à exiger un droit qui lui était tout aussi préjudiciable qu'au monastère, il lui ordonnait d'assigner lesdits consuls devant sa cour pour produire les titres originaux qui motivaient leur conduite (2). Les consuls donnèrent connaissance des lettres délivrées à ce sujet par Charles IV, et l'authenticité de ce document ayant été constatée, le roi écrivit de nouveau au sénéchal, le 23 août suivant, lui ordonnant seulement de faire rendre compte aux consuls de toutes les sommes qu'ils avaient perçues et de les obliger à restituer celles qui l'auraient été indûment (3).

A partir de ce moment le droit de souquet continua d'être levé tant au profit du roi qu'au profit de la communauté, sur tous les débitants de vin, que ces débitants fussent ou non les représentants du monastère ou du comte de Périgord.

L'abbé et le couvent ne furent pas découragés de cet échec, ils revinrent à la

sunt multi adhuc superstites perhibentes testimonium veritatis. et demum ex mortalitate magna mundo percusso et quasi anichilato, quod predicta abbacia incepit declinare et invalidari et destrui, que mortalitas majrem partem hominum absorbuit anno Domini M" CCC XLVIII, tempore Domini démentis pape VI ». Aymeric de Peyrac, Chron., fol. 167, r°, col. 1.

(1) Coll. Doat, vol. 127 ; — Cartul. de Moissac, fol. 145 et 146.

(2) Archives de l'abbaye citées par Lagrèze-Fossat, loc. cit., II, 399.

(3) Andurandy. n° 790; — Coll. Doat. vol. 1 27: — Cartul. de Moissac, fol. 152 à 153.

LES ABBÉS RÉGULIERS

charge, mais sans succès, après l'avènement de Jean-le-Bon. Par ses lettres du 30 août 13=51, Charles, roi de Navarre, rendit une ordonnance conforme à celle de son prédécesseur (1). Nous verrons dans la suite que ces lettres ne mirent point fin aux débats.

En 1339 eut lieu un accord entre le chapitre de Moissac, les curés et le couvent : les curés reconnaissent que les religieux ont seuls, de toute ancienneté, le droit de chanter à haute voix la messe et les offices, de bénir les rameaux et de dire la Passion. L'acte fut reçu par Géraud Gach, clerc de Beaumont, au diocèse de Sarlat (2). Aussi, en 1384, le 5 février, Pierre Thèobald, administrateur de l'église Saint-Jacques, ayant chanté à haute voix la Passion et béni les rameaux, vint se prosterner en l'église Saint-Pierre et en présence du peuple se reconnut coupable, demandant humblement pardon aux religieux (3).

Le ier mars 1340 l'abbé de Moissac concéda, avec le vicomte de Bruniquel, des coutumes et libertés aux habitants de la Salvetat-Majeuse (4).

Il fit publier, en 1342, une bulle de Clément VI qui affranchissait l'abbé et le couvent de Cluny, ainsi que tous les monastères et prieurés du même ordre, de la juridiction des ordinaires, sous la seule condition que le couvent et l'abbé de Cluny offriraient chaque année, le jour de la fête des apôtres Pierre et Paul, une once d'or à l'église romaine (5). Le 7 octobre de la même année il reçut du pape une bulle, datée d'Avignon, permettant aux abbés de l'ordre de Cluny de lever les excommunications ou interdits lancés contre les religieux de leur ordre par les prélats de l'ordinaire (6).

En 1343, il reçut du même pape deux autres bulles, l'une portant que l'abbé et les religieux de Moissac ne relevaient que du Saint-Siège, et noh des évêques, archevêques ou patriarches (7) , l'autre adressée, à la sollicitation du roi de France, aux abbés de Saint-Sernin de Toulouse, de Bessan, de Montolieu, d'Auch et de Carcassonne, leur ordonnant de faire restituer aux maisons de l'ordre de Cluny, par les archevêques, évêques et tous ceux qui s'en sont emparés, les biens de l'ordre, leur donnant pouvoir de les y contraindre en requérant au besoin le bras séculier (8).

Vers la fin du mois de mars 1346, le duc de Normandie passa à Moissac à la tête d'une armée considérable, forte de cent mille hommes, s'il faut s'en rapporter à l'opinion de quelques historiens ; il avait réuni cet important corps de troupe dans les environs de Toulouse pour s'opposer à l'invasion des Anglais (9).

Aymeric de Peyrac raconte à ce sujet qu'on fit voir au duc de Normandie, pendant son séjour à Moissac, un religieux du monastère, appelé Pierre du Bourget, si fort et si robuste qu'il rompait un gros bâton en donnant de deux de ses doigts seulement,

( 1 ) Andurandy, n° 793 ; — Coll. Doat, vol. 127, fol. 180.

(2) Arch. dép. de Tam-et-Garonne, série G, 609.

(3) Arch. dép. de Tam-et-Garonne, série G, 611.

(4) Moulenq, Docum. hist. sur le Tam-et-Garonne, p. 320.

(5) Archives de l'abbaye; Andurandy, n° 331, cité par Lagrèze-Fossat, loc. cit., III, 67.

(6) Arch. dép. de Tam-et-Garonne, série G, 539.

(7) Andurandy, n° 7 1 ; Coll. Doat, vol. 130, fol. 343.

(8) Arch. dép. de Tarn-el-Garonne, série G, 539. (0) Hist. de Languedoc, nouv. cdit., t. IX, liv. xxxi.

un coup vers le milieu. Il s'était déjà livré plusieurs fois à cet exercice devant le prince quand quelques officiers lui firent un jour le défi de rompre en leur présence un bâton qu'ils lui montraient. Le moine accepta cette singulière provocation ; il frappa, mais le bâton au lieu de rompre ne fit que plier. On l'examine, et on aperçoit alors la ruse des officiers qui avaient introduit une verge de fer dans le corps du bâton. Comme le religieux s'était blessé la main à ce jeu déloyal et que ce trait parvint aux oreilles du prince, ce dernier admonesta vivement ses officiers.

Le même chroniqueur raconte encore au sujet de ce religieux qu'avec une grande épèe qu'on conservait dans le monastère, il avait d'un seul coup partagé en deux parties égales un bœuf mort et deux moutons qu'on avait introduits dans le ventre de l'animal ; qu'avec ses deux doigts il pulvérisait les noix les plus dures et des grains de poivre, comme l'eût fait la meule d'un moulin. Il assure qu'il l'a vu porter sur son dos un âne chargé de bois, et, en même temps, arrêter en l'attrapant par la crinière un cheval lancé au galop. Il entraînait, ajoute-t-il, sept hommes malgré tous leurs efforts et était si nerveux qu'il donnait sa cuisse à mordre à trois personnes à la fois, sans qu'elles puissent y laisser la marque de leurs dents. A un de ses repas il mangea six gros lapins au château de Boulou et allait en prendre un septième si ses confrères ne l'avaient empêché. Un autre jour au château de Saint-Amans qui fut ruiné par les Anglais il avala vingt gros pigeons. Aymeric de Peyrac nous apprend que ce moine buvait très peu de vin (1).

Le 24 août 1 3 5 1 , le roi de Navarre, lieutenant-général en Languedoc, écrivit à son trésorier pour faire remise à l'abbé de Moissac de 300 livres restant dues des décimes de guerre, à cause des dépenses qu'il avait supportées pour conserver au roi de France ses maisons et ses châteaux, et le 26 du même mois il défendit aux pourvoyeurs de l'armée de prendre les blés et les vins, appartenant au monastère, pour l'entretien des troupes royales (2).

Il faut dire qu'à cette époque on travaillait de tous côtés pour arrêter l'invasion anglaise, et que l'abbé de Moissac et les consuls de la localité firent tout ce qui dépendait d'eux pour contribuer à l'œuvre commune. A la fin du mois d'août 1351 le roi de Navarre ordonna au sénéchal de Quercy de presser les fortifications de la ville de Moissac parce que les ennemis qui étaient dans le voisinage « s'efîbrçoient de nuit et de jour de nuire à cette ville » (3), et au mois de novembre suivant Géraud de Montfaucon confirma le privilège que le roi Jean avait accordé aux habitants de recevoir toutes sortes de donations pour la réfection du pont et pour les fortifications de la ville, afin de résister aux Anglais qui voulaient porter la guerre dans le pays (4I.

(1) Aymeric de Peyrac, Chron.\ G. Lacoste, Hist. de la province de Quercy, t. III, pp. 109 et 335. — En 1 704, le 27 février, mourut à Sens, André de Couste, dont l'appétit était encore plus colossal que celui du moine de Moissac : « Il mangeait comme quatre des plus affamés, et buvait à proportion sans s'enivrer. Loisqu'il voyageait, il se faisait préparer un repas pour douze personnes ». Mais cet excès de nourriture ne se traduisait pas chez lui par une augmentation de force. 11 était devenu énorme, et « étant tombé une lois par terre, il fallut sept ou huit hommes des plus forts pour le relever et le remettre dans son lit; ils estimèrent qu'il pesait de huit à neuf cents livres ». Théodore Tarbé, Recherches hist. sur la ville de Sensr 2° édition, richement illustrée par M"« Guyot-Tarbé, p. 65. Paris, Quantin, 1888.

(2) Arch. dép. de Tarn-ei-Garonne, série G, 542.

(3) Histoire de Languedoc, nouv. édit., t. IX, 627; — Coll. Doat, vol. 127, fol. 180.

(4) Histoire de Languedoc,nou\. édit., t. IX, p. 629; — Coll. Doat, vol. 127, fol. 184.

LES ABBÉS RÉGULJERS

Le 23 juin 1352, Amaury de Redon, lieutenant du roi en Aquitaine, accorde à Rathier de Lautrec, remise de 300 livres qu'il devait encore au trésor; cette faveur lui est faite en compensation des dépenses nécessitées pour conserver au roi les châteaux de Saint-Nicolas et de Boudou, placés sur la frontière des parties belligérantes. Pareille faveur lui fut accordée en 1353 par Jean comte d'Armagnac qui le dégréva du paiement d'une somme de 57 écus d'or et d'un quart denier, reste d'une taxe imposée pour frais de guerre (1).

En 1352, l'abbé de Moissac appela à Rome d'une sentence d'excommunication lancée contre lui à la requête de l'abbé de Cluny, pour avoir refusé les subsides demandés par ledit abbé en vertu de la bulle précitée de Jean XXII, datée de 1332, mais on ne sait pas s'il obtint gain de cause (2).

A plusieurs époques différentes, il reçut l'hommage de l'obole d'or dû par le roi de France. Ainsi, en 1336, l'hommage fut rendu par Bernard de Guasseras, baile royal (3) ; en 1339, 1340 et 1342, par Armand de Baure et Géraud de Bassinhac (4) ; et le 29 juin 1349, par Bertrand du Lac (5).

Jean Chandos, lieutenant du roi d'Angleterre, qui était venu prendre possession de la province de Quercy en vertu du traité de Brétigny (6), délivra à Montauban le 22 janvier 1361, des lettres de sauvegarde, défendant de troubler le couvent de Moissac dans ses privilèges sous peine de cent marcs d'argent, et ordre fut donné aux viguiers de Moissac, de Montauban et de Lauzerte, d'y tenir la main (7). Cependant l'abbé eut quelques difficultés avec le représentant du roi d'Angleterre; il voulait que le commissaire anglais lui rendit pour la juridiction de la ville l'hommage auquel s'étaient assujettis d'abord les comtes de Toulouse et plus tard les rois de France.

Sur le refus de Jean Chandos qui demanda un délai pour s'assurer de l'exactitude des faits et en instruire son maître (8), l'abbé Ratier, très âgé et privé de la vue, se démit en faveur de son neveu Frédol de Lautrec, du gouvernement de l'abbaye qu'il avait dirigée pendant vingt-sept ans (9).

Nous donnons sous la figure 18 la reproduction du sceau de la ville de Moissac, apposé par les consuls comme témoins d'une quittance du 4 octobre 1356 (10), donnée

(1) Arch. défi, de Tarn-et-Garonne, série G, 543 et 592.

(2) Gallia christiana, cité, par Lagrèze-Fossat, loc. cit., III, 67.

(3) « Yo Bernât de Gasseras offri et pauzi et metti, al nom del Rei, una mealha, per razo et causa dels debers, lesquals lavandig monsenhor lo Rei es tengut al dit monasteri ». Acte reçu par Simon de Camelio <Caumels) et Hélie de Boyssonnet notaires. Arch. dép. de Tarn-et-Garonne, G, 545.

(4) Arch. dép. de Tarn-et-Garonne, série G, ^45.

(5) Arch. dép. de Tarn-et-Garonne, série G, 545.

(6) Jean Chandos fut reçu à Cahors par les consuls de cette localité, ceux de Figeac, de Moissac, de Lauzerte et plusieurs autres. Tous après avoir entendu la lecture des pouvoirs du général anglais, rédigèrent une protestation contre la cession royale. Revue des Soc. sav., série II, vol. 2, p. 445.

(7) Arch. dép. de Tarn-et-Garonne, série G, 543.

(8) Guillaume Lacoste, Histoire de la province de Quercy, t. III, p. 1 71, en note.

(9) Aymeric de Peyrac, Chron., fol. 167, r°, col. 2. « Post Ratherium, Fredolus nepos suus, cui resignavit ahhaciam dictus Rotherius nimia senectute et ccculorum cecitate gravatus ».

(10) Titres scellés, rég. 213. La Plagne-Barris, Sceaux gascons du moyen âge, p. 565, n° 684. Paris cl Auch, 1 882.

par Guillardet du Til, pour un don que lui a fait le comte d'Armagnac, en récompense des services rendus pendant la guerre dans le pays de Tursan.

Fig. 18. — Sceau de la ville de Moissac

Sceau rond de 30 millimètres.

Légende. — S[igillum] .... [Moysi\ACl

Dessin. — Ecusson à la croix de Toulouse, cantonnée, dans le haut de deux fleursde-lys ; dans le bas, de deux clefs posées en pal, le panneton en haut.

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