‹ L'abbaye et les cloitres de MoissacChapitre 59 sur 154 · LXVIII. — CHARLES DE LORRAINE (cardinal de Vaudemont · texte numérisé non relu

LXVIII. — CHARLES DE LORRAINE (cardinal de Vaudemont

Charles de Lorraine, cardinal de Vaudemont, prit possession de l'abbaye dès l'année 1578 (5).

En 1582, le 20 du mois de juin, un arrêt du parlement de Toulouse accorda aux religieux de Moissac la dime des menus grains qui devait être prise sur place (6).

Le 2 octobre 1583, Charles de Lorraine consentit à l'union qui venait d'être faite par le pape Grégoire XIII du prieuré de Notre-Dame du bourg de Rabastens au col-

(1) Abbé Taillefer, Aliénation des biens ecclesiast. dans le diocèse de Cahors, en 1576; Bull, de la Société arch. de Tarn-et-Garonne, an. 1892, p, 223 ; — Arcli. dép. de Tarn-et-Garonne, G, 589.

(2) Andurandy, nos 1670 à 172 1, et 2187, cité par Lagrèze-Fossat, loc. cit., III, 84.

(3) Arch. dép. de Tarn-et-Garonne, G, 553.

(4) Moulenq, Documents hist. sur le Tarn-et-Garonne, p. 331.

(5) Gallia christiana, I, 171.

(6) Arch. dép. de Tarn-et-Garonne, G, 599.

LES ABBÉS RÉGULIERS

lège des Jésuites à Toulouse, sous la condition que les Jésuites élèveraient gratuitement dans leur établissement un religieux de Moissac, et qu'ils n'entreraient en jouissance que du consentement du prieur ou à sa mort (i).

Le 3 des calendes de février 1586, le pape Sixte V ordonna une nouvelle aliénation des biens d'églises, pour la somme de 100,000 écus. Les religieux de Moissac, d'accord avec le clergé de la France entière, ne s'y soumirent pas sans avoir adressé au Saint- Père une lettre respectueuse avec une longue remontrance. Le pape répondit par une lettre du 7 mai qu'il avait pris cette mesure parce que le clergé avait promis de venir au secours du roi (2).

Sous cet abbé l'affaire de la sécularisation, déjà commencée vers 1566, fut poursuivie, mais avec une certaine lenteur, par le procureur fondé de l'abbaye (3).

Ainsi que nous le verrons à l'article suivant, Charles de Lorraine n'était plus abbé de Moissac au mois d'octobre 1590.

François Moulenq fait remarquer à ce sujet que le nouvel annotateur de la Gallia christiana prétend que François de La Valette, évêque de Vabre, frère de Jean, grand maître de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, et grand-oncle de François, qui suit, fut en même temps abbé de Moissac (4). Mais comme cet évêque mourut en 1585, il resterait à rechercher l'époque à laquelle il avait succédé au cardinal de Vaudemont et celle de l'avènement de son petit neveu, qui, dans cette hypothèse, aurait eu lieu peu de temps après sa mort. Ajoutons toutefois que cet abbé ne figure pas dans la liste chronologique d'Andurandy (5). Aucun autre auteur ne l'ayant mentionné, et son nom n'ayant été relevé, à ce titre, dans aucun document, on ne doit pas le comprendre parmi les abbés de Moissac.

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