LXXII. — REGNAUD (cardinal d'Esté
LES ABBÉS RÉGULIERS
de 7,303 livres. Le Grand-Conseil appelé à connaître de cette affaire rendit son arrêt le 16 janvier 1669 (v. s.). Les réparations furent mises a la charge de l'abbé, mais le chapitre fut tenu de justifier qu'il avait dépensé pour le même motif, la somme de 3,000 livres, donnée à cet effet par le cardinal Mazarin, et celle de 13,000 livres, résultant d'une condamnation prononcée à leur profit contre les héritiers de messire de La Valette-Cornusson ; la cinquième partie des frais du procès fut mise à la charge de l'abbé (1). Cet arrêt ne mit point fin aux discussions et le procès ne fut définitivement terminé que plus tard, par une transaction du 4 octobre 1726, homologuée le 28 mars 1 729 (2).
L'abbé Regnaud, ainsi que nous le verrons à l'article suivant, n'avait plus la commende de l'abbaye de Moissac en 1669; il mourut en 1672.
Son sceau est apposé sur un acte désignant le père Bégué, religieux cordelier, pour prêcher le carême à l'abbaye de Moissac (voir figure 30) (3).
Fig. 30. — Sceau du cardinal Regnaud, abbé de Moissac
Sceau ovale de 42 millimètres sur 38, empreinte sur papier.
Dessin. — Ecusson aux armes du cardinal : aux 1 et 4 de France ; aux 2 et 3 (d'azur) à l'aigle (d'argent) couronnée, becquée et membrée (d'or). L'écu posé sur une croix de Malte, timbrée d'une couronne ducale et surmonté d'un chapeau de cardinal.