‹ L'abbaye et les cloitres de MoissacChapitre 67 sur 154 · POSSESSIONS DE L'ARBAYE DE MOISSAC · texte numérisé non relu

POSSESSIONS DE L'ARBAYE DE MOISSAC

La lettre et le chiffre mis entre parenthèses, après chaque nom de lieu, indiquent les divisions verticale et horizontale de la carte géographique aboutissant au carré dans lequel se trouve inscrit le nom désigné.

bilide. « Villa Abilide, in pago Tolosano ». Situation inconnue.

Alcion. Ecclesia de Alcionis. Eglise indiquée dans le diocèse de Lectoure. Situation inconnue.

Andrechat. (d. 2). Villa Andrechat. Signalé comme étant « dans la paroisse de Mauriac, au terroir de Savinhac en Rouergue ». Peut-être Andressac, aujourd'hui commune de Cajarc, arrondissement de Figeac (Lot).

Ardus, (c. 3). Ecclesia de Arduno. Aujourd'hui paroisse de

Lamothe-Capdeville, canton Est de Montauban dans le Tarn-et-Garonne (2).

Arles, (e. 6). Abbatia Sanclce-Marice Amlensis. Cette abbaye, de l'ordre de Saint- Benoît, portait primitivement le nom de Valespir. Fondée du temps de Charlemagne,

(1) Nous n'avons pas mentionné dans ce dictionnaire certaines localités dont on ne retrouve plus les traces et dont la situation n'est point indiquée dans les actes.

(2) Le diocèse de Montauban fut établi par des bulles du pape Jean XXII en date des 26 juin 13 17 et 12 février 1318. Les paroisses furent distraites de celui de Cahors et surtout de celui de Toulouse. Ce diocèse ne comprenait en 1772 que 83 paroisses.

donnée à Moissac en 1079, elle était devenue si pauvre au xvic siècle qu'on se vit dans la nécessité de l'unir à l'abbaye de Saint-André de Sorède (1). Elle était située dans la ville d'Arles-sur-Tech, aujourd'hui chef-lieu de canton de l'arrondissement de Cèret (Pyrénées-Orientales).

Arone. (b. 3). Arona. L'Arone est un ruisseau prenant sa source du côté de Lavilledieu ; il se jette dans la rive gauche du Tarn, à deux kilomètres environ en amont de Moissac. Son embouchure est aujourd'hui très étroite, mais autrefois elle devait être beaucoup plus grande, car elle est désignée sous le nom de port dans des actes du xiii' siècle.

Auriols ou Lauriol. (b. 3). Ecclesia de Auriols. Cette église, aujourd'hui détruite, était située dans le canton d'Auvillar (Tarn-et-Garonne), autrefois du diocèse de Lectoure, et sur la rive gauche de la Garonne.

Aymet. Voir Eymet.

Barthes (Les), (c. 3). Localité située sur la rive gauche du Tarn, dans la commune de Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne), en face de Sainte-Livrade et de Lizac.

Beaumont. (c. 4). Aujourd'hui commune d'Auterive, canton de Muret (Haute-Garonne).

Belleperche. (b. 3). Beata Maria de Bella-Pertica. Abbaye aujourd'hui détruite, qui dépendait autrefois de la commune de Cordes-Tolosanes et était située dans le canton de Saint-Nicolas (Tarn-et-Garonne) sur les bords de la Garonne, non loin de l'embouchure de la Gimonne. Cette abbaye, fondée dans les premières années du xue siècle, probablement par Géraud de Salles et les seigneurs de Castelmayran, fut soumise à l'ordre de Citeaux en 1147(2).

Bessens. (c. 3). Ecclesia de Besingis. Aujourd'hui commune du canton de Grisolles, arrondissement de Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne).

Bioule. (c. 3). Ecclesia Sancti-Petri Biuli ou de Biulo. Commune et paroisse du canton de Nègrepelisse (Tarn-et-Garonne). Vers 1160, sous l'abbé Robert d'Auberoche, la vicomtesse Pétronille donna « à l'église de Bioule et à la maison de Moissac tout ce qu'elle avait en la parrochia de la gleisa de Bhde » (3) ; une autre charte de la même époque relatant une donation faite a cette même église nous apprend qu'elle était alors placée sous l'invocation du Sauveur « à Deu et à San Salvador e als abitadors de la gleisa de Biule » (4). Plus tard, mais à une époque dont on ne connaît point la date, la collation de cette église fut attribuée à l'évêque de Cahors. Dès 1370, le prieuré de Bioule était uni au prieuré chartreux de Vauxclaire, du diocèse de Périgueux (5).

Le titre de 816, dont il est parlé à la page 34, mentionne une église de Saint-Pierre de Bioule qu'il faut se garder de confondre avec celle-ci. Elle n'est pas différente de l'église de Saint-Pierre de l'Herm et devait cette désignation au voisinage de la paroisse de Bioule, dont elle était sans doute démembrée (6).

Blagnac (Saint-Pierre de), (c. 4). Aujourd'hui commune du canton Ouest de Toulouse.

(1) Histoire de Languedoc, nouv. édit., t. IV, p. 452.

(2) Gallia clirisliana, t. XIII, col. 25g.

(3) Coll. Doat, vol. 129, fol. 89; Gallia christ, nova, t. I, p. 165.

(4) Coll. Doat, vol. 129, fol. 88, r°.

(5) Coll. Doat, vol. 120, fol. 152-154; Gallia christ, nova, t. I, p. 142.

(6) Aug. Longnon, Pouillé du diocèse de Cahors, p. 134. Paris, 1877.

Blanquet. (a. 3). Ecclesia de Sancta de Blanqueto. Aujourd'hui commune de Mouchan, canton de Condom (Gers). Blaunac. Voir Rabastens.

Bondigoux. (c. 3). Prioratus de Lobareciis et de Bondigoux. Autrefois du diocèse de Montauban, aujourd'hui paroisse et commune du canton de Villemur (Haute-Garonne).

Bonnecombe. (e. 2). Cette abbaye, située dans le diocèse de Rodez, sur la rive gauche de l'Aveyron, fut fondée en 1162, par Raimond, comte de Toulouse, et Hugues, évêque de Rodez. Affiliée à Cîteaux, de la famille de Clairvaux, elle tomba en décadence, et, dès le milieu du xv" siècle, elle fut abandonnée aux abbés commendataires (1).

Botirans. Terre de la Gascogne dont la situation précise ne peut être indiquée.

Boudou. (b. 3). Bodor ; ecclesia Sancti-Petri de Bodor. Aujourd'hui, commune du canton de Moissac, à l'embouchure du Tarn et de la Garonne.

Bouillac. (b. 3). Commune du canton de Verdun, arrondissement de Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne). Non loin de Bouillac était située l'abbaye de Grand- Selve, aussi l'abbé de ce monastère était souvent désigné sous le nom d'abbé de Bouillac.

Boysse. (c. 2). Prioratus de Boychia, de Boixha, de Buxa et de Boxa. La position de ce prieuré est assez difficile à déterminer. On a voulu le trouver dans la commune et canton de Castelnau-Montratier où se rencontre un fief de Boysse, mais ce fief avait été inféodé en 960 par Aymeric Ier de Gordon de Castelnau à la famille de Lapérairède qui l'a possédé sans interruption jusqu'en 1513 ; en outre dans les actes anciens, il est toujours désigné par les noms de Bouysso (2). Il convient de l'identifier avec le hameau de Boysses de la commune de Rueyres, canton de Lacapelle, arrondissement de Figeac, ou avec celui des Bouysses, aujourd'hui de la commune de Mercuès (Lot) qui possédait, sous le vocable de Notre-Dame, un prieuré de femmes dépendant de Leyme, bien qu'il ne soit pas indiqué sur la carte de Cassini.

Bredon. (e. i). Prioratus de Bredon. Commune de ce nom, canton et arrondissement de Murât (Cantal). Au moyen âge, Bredon relevait comme fief du château de Murât.

Brignemont. (b. 3). Aujourd'hui commune du canton de Cadours, arrondissement de Toulouse.

Bruniquel. (c. 3). Voir Sainl-Maffre.

Bruyères, (c. 3). Ecclesia Sancti-Petri de Brugarii ou de Brugarias. Cette église était une annexe de la paroisse de Saint-Quentin, commune de Cazes-Mondenard, canton de Lauzerte (Tarn-et-Garonne). Elle n'appartenait plus à Moissac en 1256, date à laquelle l'évêque de Cahors, Barthélémy, la donnait au chapitre (3).

Burlats (Saint-Pierre de), (d. 4). Aujourd'hui, commune de Roquecombe, canton de Castres (Tarn).

Buzet. (c. 3). Prioratus Sancti-Romani de Buzeto. Aujourd'hui paroisse et commune du canton de Montastruc (Haute-Garonne).

Caltius-Furnus (Alleu de). Mentionné comme étant dans le Quercy. Situation inconnue.

Campestres (Lieu dit de). Mentionné comme étant au diocèse de Toulouse. Situation inconnue.

(1) Histoire de Languedoc, nouv. édit., t. IV, p. 641.

(2) Léop. Limairac, Hist. de la comm. de Castelnau-Montratier, p. 363. Cahors, 188^.

(3) Aug. Longnon, loc. cit., p. 155.

Campredon. (d. 6). Monasterium Sancti-Petri de Campo-Rolundo. Situé au diocèse de Gironne, en Catalogne.

Caraman. (c. 4). Ecclesia Sancto-Sepulchro ; Prioratus Salvatoris de Monte-Corbello ; Prieuré de la Salvetat de Caraman. Ce prieuré était situé dans la commune de ce nom, aujourd'hui canton de Caraman (Haute-Garonne).

Carnas. Voir Saint-Urcisse.

Castellane. Alleu mentionné comme étant dans le Toulousain. Situation inconnue. Castellus. Ecclesia de Caslellis. Voir Saint-Loup.

Castelmayran. (b. 3). Ecclesia de Castro-Mariano. Aujourd'hui paroisse et commune de Saint-Nicolas-de-la-Grave (Tarn-et-Garonne).

Castelsarrasin. (c. 3). Castellum Sarracenum ; castrum Sarracenum ; Cas/elsarrasy ; prioratus Caslri Sarraceni. Désigné dans les actes anciens sous le nom de Villelongue, Castelsarrasin est aujourd'hui un chef-lieu d'arrondissement du département de Tarnet-Garonne. Etait prieuré en 1162 et fut incorporé à l'abbaye de Moissac en 1431. Deux églises dépendaient de ce prieuré : celle de Saint-Germain et celle du Saint-Sauveur.

Caussade. (c. 3). Calsiada et Calsiata. Aujourd'hui chef-lieu de canton de l'arrondissement de Montauban. Deux églises dépendaient de cette localité : la plus grande, major, était consacrée à la Vierge Marie; la plus petite, minor, à saint Audouin, confesseur.

Le procès-verbal de la visite de Simon, archevêque de Bourges, nous apprend qu'en 1285 il y avait a Caussade un prieuré dépendant de Figeac (1). C'était sans doute l'ancien prieuré de l'abbaye de Moissac, bien qu'il ne soit pas mentionné dans d'autres actes (2).

Cazes-Mondenard. (c. 3). Ecclesia Sancti-Petri de Cazer. Aujourd'hui commune du canton de Lauzerte (Tarn-et-Garonne). Cette église fut donnée au chapitre de Cahors, en 1255, par l'évèque Barthélémy (3).

Cénac. (c. 1). Prioratus de Cenaco ou Senaco. Aujourd'hui commune du canton de Domme, arrondissement de Sarlat (Dordogne). Ce prieuré, dédié à Notre-Dame, fut complètement ruiné en 1378 par le célèbre routier Peyrot le Béarnais (4). Dévasté de nouveau après l'occupation anglaise et ses revenus ne suffisant plus pour l'entretien des officiers claustraux, l'abbé de Moissac, d'accord avec l'évèque de Sarlat, consentit a ce que l'église devint une paroisse relevant de la châtellenie de Domme.

Chancelade. (b. i). Abbatia Cancellatœ. Aujourd'hui hameau de la commune de Périgueux (Dordogne).

Chauffour ou Caufour. Lieu dit de la paroisse de Saint-Christophe, section rurale de la commune de Moissac.

Christinag. (b. 3). Ecclesia de Christinaio. Voir Saint-Loup.

Colonicus-Bragus. Mentionné dans la Saintonge. Situation inconnue.

Conquêtes, (c. 3). Monasterium de Conquitis ou Sancti-Johannis de Conquitis. Etait compris autrefois dans l'ancien diocèse de Toulouse, plus tard dans celui de Montauban. Il devait probablement se trouver dans le canton de Montastruc, dont une église

(1) Baluze, Miscellanea, édit. Mansi de Lucques, t. I, p. 292.

(2) Aug. Langnon, loc. cit., p. 137.

(3) Lacroix, Séries et acta episcoporum Cadurcensium, p. 129.

(4) Chron. de Jean Tarde, p. 143. Edit. Oudin.

était dédiée à saint Jean. En effet, la bulle de Grégoire IX constate que les devoirs de Buzet et que les dîmes de Roqueserrière appartenaient au prieur de Conquêtes (1) ; en outre, ce prieuré avait le droit de faire titre de la cure de Montvalen, peu éloignée de Buzet, mais appartenant au canton de Salvagnac, arrondissement de Gaillac (Tarn) (2). Or, comme les communes de Gaillac et de Toulouse sont limitrophes et que les communes de Buzet et de Roqueserrière se trouvent dans le canton de Montastruc, il est rationnel d'admettre que le prieuré de Saint-Jean de Conquêtes était situé dans ce canton (3).

Corduba. (b. 3). Ecclesia de Corduba. Probablement l'église de Cordes, canton de Saint-Nicolas (Tarn-et-Garonne), qui n'est pas éloignée de celles de Bessens et de Finhan, avec lesquelles elle se trouve désignée dans la bulle de Grégoire IX.

Cos. (c. 3). Prioratus Sancti -Pétri de Cos ou de Cossis. Autrefois du diocèse de Cahors, aujourd'hui paroisse de Lamothe-Capdeville , canton Est de Montauban. Les églises de Sainte-Raffiné, de Sainte-Justine et de Saint-Sernin dépendaient de ce prieuré.

Par le traité d'échange de 1270, conclu entre l'abbé de Moissac et l'èvêque de Cahors (voir page 115), les églises déjà unies de Cos et de Sainte-Rafine qui appartenaient à Moissac furent cédées à l'èvêque.

L'église de Sainte-Rafine se trouvait sur le territoire qui constitue aujourd'hui le canton d'Albias et qui n'est séparé de Cos que par l'Aveyron. Une charte de 1061 dit en effet que le comte de Toulouse donna à l'abbaye de Moissac « l'église consacrée à l'apôtre saint Pierre et aux vierges Rufine et Justine, laquelle est située dans le Quercy, sur les bords de l'Aveyron et près du château de Cos » (4).

Cougournac. (c. 3). Ecclesia de Cogornaco. Paroisse de la commune de Puycornet, canton de Molières, arrondissement de Montauban.

Cubières. (d. 5). Prioratus de Cubarii et de Cabaria. Ce prieuré, sous le vocable de la Vierge, est situé dans la commune de ce nom, canton de Coniza, arrondissement de Limoux (Aude).

Cubjac. (b. i). Aujourd'hui commune de Savignac-les-Eglises , arrondissement de Périgueux. Au xie siècle, il existait dans cette localité un monastère sous le vocable de sainte Marie et de saint Roch.

Cuisines. Voir Saint-Pierre des Cuisines.

Daurade (La), (c. 4). Prioratus Sanctœ-Mariœ Deauratœ. Situé dans la ville de Toulouse.

Domme. (c. 1). Ecclesia de Doma. Aujourd'hui chef-lieu de canton de l'arrondissement de Sarlat (Dordogne).

Duravel. (b. 2). Prioratus Durivelleris. Aujourd'hui commune et paroisse du canton de Puy-l'Evèque (Lot).

Durfort. (b. 3). Castrum de Dufortis. Château, aujourd'hui détruit, qui était situé dans la commune de ce nom, canton de Lauzerte (Tarn-et-Garonne). Trois églises dépendaient de Durfort : celles de Saint-Hilaire, de Saint-Paul de Brugues et de Saint-

Ci) Monasterium et villam de Conquitis, cum deveriis de Buzeto et de Rupecerasea, ecclesiis, decimis et aliis pertinentiis suis ».

(2) Andurandy, n° 5673.

(3) Lagrèze-Fossat, loc. cit., III, p. 473.

(4) Coll. Doat, vol. 128, fol. 161, v°, cité par Aug. Longnon, Pouillé du diocèse de Cahors, p. 84.

Martin de Montauré. Il est fait mention de ces églises en 12 14. L'abbé de Moissac donne à son vassal Bertrand, seigneur de Durfort, les dîmes de vin Sancti llarii de Durfort et Sancti Martini de Monte Auri et Sancti Panli de Bugesio (1). Ces églises n'appartenaient pas encore à l'abbaye de Moissac ; elle les acquit par voie d'échange, en 1270, de l'évêque de Cahors, Barthélémy. Dès cette époque, Saint-Paul et Saint- Martin n'étaient que des annexes de l'église de Durfort, car on lit dans l'acte d'échange précité : Item ecclesiam Sancti Hilarii de Duroforti cum ecclesiis Sancti Pauli et Sancti Martini de Monte Auri eidem ecclesie Sancti Hilarii annexis (2).

Eauze. (a. 3). Aujourd'hui chef-lieu de canton de l'arrondissement de Condom (Gers). Etait autrefois une grande et puissante ville, épiscopale et métropole de la Novempopulanie. Son évèché a été joint à celui d'Auch qui en était suffragant.

Enazac. (b. 3). Aujourd'hui Saint-Pierre de Nazac, commune de Miramont, canton de Lauzerte (Tarn-et-Garonne).

Endayssac. Eglise probablement située près de celle de Villeneuve-en-Rouergue, avec laquelle elle fut donnée en 1053.

Engayrac. (b. 2). Ecclesia de Angarriaco. Aujourd'hui commune du canton de Beauville, arrondissement d'Agen.

Escatalens. (c. 3). Prioratus Scatalingis. Scatalenchiis et de Catalenchis. Paroisse et commune du canton de Montech (Tarn-et-Garonne). L'église, sous le vocable de saint Julien, avait sous sa dépendance celles de Saint-Sernin de Rogonay et de Saint- Jacques de Fromensal.

Estil. (b. 3). Terroir d'Estil ou d'Estril. Etait situé à Moissac, sur la rive gauche du Tarn, près de l'endroit où se trouve aujourd'hui le pont-canal.

Eymet ou Aymet. (a. 2). Prioratus de Emal. Autrefois du diocèse de Sarlat, aujourd'hui chef-lieu de canton de l'arrondissement de Bergerac (Dordogne). Ce prieuré, après avoir dépendu de l'abbaye d'Eysses, fut annexé a celle de Moissac.

Eysses. (b. 2). Abbatia SS. Gervasii et Protasii Exiensis ou de Exis. Situé à un kilomètre et au Nord de Villeneuve d'Agen (Lot-et-Garonne).

Fenouillet. Voir Valoles.

Ferrussac. (b. 3). Aujourd'hui commune de Saint-Maurin, canton de Beauville (Lotet-Garonne).

Finhan. (c. 3). Ecclesia Sancti- Juliani de Affiniano, de Affiniaco. Commune du canton de Montech, arrondissement de Montauban. Voir Sainte-Rustice.

Flamarens. (b. 3). Ecclesia de Flamalingis. Paroisse et commune du canton de Mauvezin, arrondissement de Lectoure (Gers).

Flaugeral. (b. 3). L'alleu de Flaugeral était situé près de Ferrussac, canton de Beauville (Lot-et-Garonne).

Fromensal. L'église de Fromensal était située près de la forêt d'Escatalens , dans un endroit appelé aujourd'hui, par corruption, Fromissard. Voir Escatalens.

Gandalou. (b. 3). Castra et villa Wandalorum, Wandalour, Vandalor, Gandalor, de Grando-Bono. Aujourd'hui paroisse de la commune de Castelsarrasin. Au xvne siècle, l'église dépendait de la mense abbatiale.

(1) Coll. Doat, vol. 129, fol. 141, r°, cité par Aug. Longnon. Pouillé du diocèse de Cahors, p. 144.

(2) Lacroix, loc. cit., p. 127. Citation de Longnon, Pouillé, p. 144.

Gasanpuy ou Gasanpouy. (a. 3). Prioratas de Gazalpoy. Aujourd'hui paroisse et commune du canton de Condom (Gers). Le prieur claustral de Moissac était titulaire de ce prieuré et y avait voix délibérative.

Gavarzas. La situation de cette église est inconnue.

Gilibert (Eglise de). Voir Saint-Nicolas de la Grave.

Goudourville. (b. 3). Ecclesia de Godorvilla. Aujourd'hui commune du canton de Valence, arrondissement de Moissac.

Grandselve. (b. 3). Puissante abbaye cistercienne qui a été fondée, non pas en 11 14 par Géraud de Salles, ainsi que l'affirment les auteurs de la Gallia christiana et de Y Histoire de Languedoc, mais bien au mois de juin 11 13. A cette date, un seigneur appelé Raymond de Ramefort cède à l'abbé de Grandselve et aux religieux le droit de faire paître leurs troupeaux dans toute sa terre (1). Dès le principe elle dépendait de celle de Cadouin. Ruinée au xive siècle par les incursions des Anglais, elle se releva, mais à la Révolution toutes les terres qui en dépendaient furent vendues nationalement. Elle était située dans le canton de Verdun (Tarn-et-Garonne), sur les bords du ruisseau de Nadesse, au milieu d'une vaste forêt, d'où son nom Grandis sylva. L'abbé de ce monastère était souvent désigné sous le nom d'abbé de Bouillac, parce que l'abbaye se trouvait dans cette commune.

Grate-Combe. Ecclesia de Grata-Cumba. Indiquée comme étant dans le diocèse de Cahors. Situation inconnue.

Guardabaubert (Alleu de). Mentionné comme étant dans le Quercy. Situation inconnue.

Guileran. (b. 3). Capella de Guilaran. Située près de Moissac, non loin de l'embouchure du Tarn avec la Garonne.

Herm (L). (c. 2). Ecclesia Sancta Maria de Erma. Aujourd'hui commune du canton de Catus, arrondissement de Cahors. Au xne siècle, Géraud, dit de Sancta Maria de Erma, abandonne à l'abbaye de Moissac, pour le repos de son âme, les deux parts des droits qu'il prenait sur cette église (2).

Hers (L'). (c. 3). Est une petite rivière qui se jette dans la Garonne, en aval de Toulouse, près le village d'Onde, commune de Fronton.

Lafrancaise. Voir Lapeyrouse.

Lagarde-en-Calvère. (b. 3). Ecclesia de Gardia, de Guarda et de Guardia. Aujourd'hui commune de Saint- Amans de Pellegal, canton de Lauzerte (Tarn-et-Garonne). L'église avait pour annexes celles de Marcels et de Saint-Mamet. Au xine siècle, les consuls de Lauzerte contestèrent à l'abbaye la juridiction de Lagarde, mais au siècle suivant, grâce à l'intervention de Jean Chandos, l'abbé et le couvent purent continuer à exercer librement tous leurs droits seigneuriaux (3).

Lagardelle. (c. 4). Prioratus de Gardella, de Garidella. L'église de Lagardelle fut érigée en prieuré en 1240; elle est aujourd'hui située dans la paroisse et la commune de Muret (Haute-Garonne).

Lamothe - Cumont. (b. 3). Aujourd'hui commune du canton de Beaumont (Tarnet-Garonne).

(1) Coll. Doat, vol. 76, fol. 1.

(2) Coll. Doat, vol. 131, fol. 270, v, cité par Aug. Longnon, Pouille... p. 106.

(3) Andurandy, n0! 4363 et 4364.

Lapeyrière. (c. 3). Prioratus de Lapeyreira. Aujourd'hui commune de l'arrondissement de Gaillac (Tarn). Deux églises dépendaient de ce prieuré : celles de Saint-Pierre et de Saint-André.

Lapeyrouse. (c. 3). Prioratus de Lapeirosa ou de Lafrançaise. Lapeyrouse n'était pas un prieuré en 1240 puisqu'il n'est pas mentionné comme tel dans la bulle de Grégoire IX, mais il le devint plus tard et eut sous sa dépendance les églises de Saint- Maurice, de Saint-Pierre, de Saint-Victor et de Saint-Rémi, situées aujourd'hui dans le canton de Lafrançaise (1).

Lapeyrouse est aujourd'hui un hameau de la commune et du canton de Lafrançaise (Tarn-et-Garonne). En 1083, Raymond, fils de Gausbert, restitua à l'abbaye de Moissac l'église sancte Marie de Illa Petrosa. La charte qui relate ce fait ne laisse aucun doute sur l'identité de Lapeyrouse : il y est dit, en effet, que cette église est située dans le Quercy, à l'extrémité de la forêt de Francour et au bord de l'Emboulas (Jlumen quod nominatur Ambolas). L'église de Lapeyrouse, au dire de la même pièce, n'était désignée par les anciens du pays que sous la simple dénomination de « La Capelle » (apud antiquos dicta est Ipsam Capellam) (2).

Lapeyrusselle. Voir Rabastens.

La Salvetat-Caraman. Voir Car aman.

La Salvetat-Majuze. Voir Majuze.

Lauriol. Voir Auriols.

Lavilledieu. (c. 3). Aujourd'hui commune du canton de Montech (Tarn-et-Garonne).

Layrac. (b. 3). Prioratus Sancti-Martini de Alayraco, de Aleyraco. Aujourd'hui commune du canton d'Astaffort, arrondissement d'Agen (Lot-et-Garonne). En 1089, l'église Sainte-Marie de Layrac qui était encore indépendante du prieuré lui fut réunie. Aussi, dans la suite, ce prieuré fut désigné tantôt sous le nom de Saint-Martin, tantôt sous celui de Notre-Dame.

Layraguet ou Leriguet. (b. 3). Lieu dit de la paroisse de Gandalou, près de Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne) .

Lezat. (c. 5). Abbatia de Lesaco, Sancti-Petri Lezatencis. Abbaye de l'ordre de saint Benoît qui était située dans le pays de Foix, sur la petite rivière de Lèze, à laquelle elle doit son nom. Elle fut d'abord dédiée aux saints apôtres Pierre et Paul. On ajouta plus tard à ces patrons celui de saint Antoine. En 940 elle était unie à Cluny ; à la fin du xe siècle, elle se sépara de son chef d'ordre pour se soumettre à l'abbaye de Cuxa, en Roussillon, et prit dès lors un grand développement. Vers 1053, e^e ^ut donnée à Moissac (3).

Livron. (c. 3). Ecclesia de Livro. Aujourd'hui commune du canton de Cayîus (Tarnet-Garonne).

Lizac. Ecclesia sancti Stephani de Liciaco, de Lezica. Aujourd'hui section rurale de la commune de Moissac.

Lobaresses. Voir Bondigoux.

Loparecas (Ecclesia de). Situation inconnue.

Luc. (c. 3). Etait un fief situé dans la commune de Moissac entre le ruisseau de Lemboulas et celui de Barthac.

(1) Andurandy, n" 4842, cité par Lagrèze-Fossat, III, 467.

(2) Aug. Longnon, Fouillé du diocèse de Cahors, p. 174. Paris, 1877.

(3) Histoire de Languedoc, nouv. édit., t. IV, p. 488.

Luzech. (c. 2). Aujourd'hui chef-lieu de canton de l'arrondissement de Cahors.

Majuze ou Majeuse (La Salvetat). (c. 3). Villa et prioratus S. Andreœ Majusœ. Aujourd'hui commune et paroisse du canton de Monclar (Tarn-et-Garonne). L'église fut érigée en prieuré en 1240. Au xve siècle, l'abbé de Moissac avait la nomination du prieur qui devait être choisi parmi les officiers claustraux du monastère et qui était tenu de faire au camérier de Moissac une pension annuelle de trois livres d'or (1).

Malause. (b. 3). Castrum Malauza. Ecclesia Sancti Lapi de Malanse. Aujourd'hui commune et canton de l'arrondissement de Moissac.

L'église de Malause passa des mains de l'évêque de Cahors dans celles des religieux de Moissac en vertu de l'acte d'échange de 1270. Il y avait à Malause deux églises : l'église Sancti Lupi de Malause, figurant déjà en 1097 et en 1240 au nombre des possessions de l'abbaye de Moissac (2), l'autre acquise par la même abbaye, en 1270. Bien que le vocable de cette dernière église ne soit point indiqué, il est probable qu'elle ne diffère pas de l'église de Saint-Jean de Malause, mentionnée dans le Pouillé du xviie siècle (3).

Mansonville. (b. 3). Ecclesia S. Saturnini de Mansionis villa. Succursale de la commune de Mansonville, canton de Lavit de Lomagne, arrondissement de Castelsarrasin.

Marcels. (b. 3). Ecclesia de Marcels. Annexe de celle de Lagarde, commune de Saint-Amans de Pellagal, canton de Lauzerte (Tarn-et-Garonne); aujourd'hui détruite.

Marcillac. (c. 2). Abbacia de Marciliaco. Aujourd'hui commune de Cajarc, arrondissement de Figeac (Lot).

La terre de Marcillac fut donnée, vers le milieu du vue siècle, par saint Didier, évêque de Cahors, à un couvent établi par ce prélat dans sa ville èpiscopale, et qui fut plus tard désigné sous son nom, Saint-Géry (sanctus Desiderius) (4). On regarde Pépin le Bref comme le fondateur de l'abbaye de Marcillac, mais il convient de remarquer que ce monastère ne figure pas dans le capitulaire rédigé en 817 à Aix-la-Chapelle, où se trouve la liste des monastères de fondation royale (5).

Mas -Grenier, (c. 3). S. Peints de Curie et de Mansi Garnerii; Mas de Verdun; Saint- Pierre de la Court; Garnesium. Cette abbaye fondée en 940 par Amélie, épouse d'Aton Benoît, d'après un acte du cartulaire de Lézat, autrefois du diocèse de Toulouse, aujourd'hui commune du canton de Verdun (Tarn-et-Garonne).

Masquières. (b. 2). Prioratus S. Vincentii de Masqueriis. Aujourd'hui paroisse et commune du canton de Tournon (Lot-et-Garonne).

Massels. (b. 2). Prioratus S. Pétri de Massels. Commune du canton de Penne (Lotet-Garonne).

Meauzac. (c. 3). Prioratus de Mausaco, de Meusaco ; Sanctus Martinus de Mausaco. Aujourd'hui paroisse et commune du canton de Castelsarrasin.

Ménardie (La), (c. 4). Hospiiale Bernardi Monarderii, Menarderii. Cet hôpital dépendait du prieuré de Saint-Pierre-des-Cuisines à Toulouse. 11 aurait été fondé par un bourgeois de cette localité du nom de Bernard Manadier.

(1) Andurandy, n03 5630, 5636, 5638 a 5640.

(2) Gallia chrisliana nova, t. I. Instr., pp. 40 et 42.

(3) Aug. Longnon, loc. cit., p. 144.

(4) Delpon, Statistique du dép. du Lot, pp. 49 et 50.

(5) Aug. Longnon, loc. cit., p. 77.

Moncessou. (b. 2). Mons Sancins. Cet alleu était situé sur les bords de la Barguelonne, canton de Lauzerte (Tarn-et-Garonne).

Monsalvi. Mentionné en la viguerie de Saldéga en Agenais. Peut-être Monségur, commune de Monflanquin, arrondissement de Villeneuve (Lot-et-Garonne).

Montalzat. (c. 3). Ecclesia S. Johannis de Montalzat. Aujourd'hui commune du canton de Montpezat (Tarn-et-Garonne).

Montamat. Voir Sainte-Livrade.

Montances. (b. i). Ecclesia de Monte Inciso, Incenso, de Montrent. Montances ou Montanceis. Petit village de la commune de Montrem, arrondissement de Périgueux (Dordogne).

Montbartier. (c. 3). Ecclesia de Monte-Bertrios, de Monte-Berterio, de Monianerio. Commune et paroisse de ce nom, canton de Montech (Tarn-et-Garonne).

Montescot. (b. 3). Ecclesia S. Stephani de Montescor . Aujourd'hui commune de Moissac. Montesquieu. Commune de l'arrondissement de Moissac.

Montpezat. (c. 3). Sanctus Martinus de Monte-Pensato. Autrefois du diocèse de Cahors, aujourd'hui chef-lieu de canton de l'arrondissement de Montauban.

Montricoux. Ecclesia de Monte-Ricozo. Commune de Nègrepelisse, arrondissement de Montauban.

Moutet. Voir Saint-Nicolas de la Grave.

Murât, (d. i). Ecclesia S. Pétri de Murato. Chef-lieu d'arrondissement du Cantal.

Notre-Dame. Etait un oratoire situé à Moissac, près de la porte Malaveille. (Voir les dessins figures 2 et 3).

Notre-Dame de Sorèze. Voir Sorèze.

Orgueil, (b. 2). Aujourd'hui commune de Soturac, près de Duravel, canton de Puyl'Evêque (Lot).

Parisot. (d. 2). Aujourd'hui commune de Lauresses, canton de Latronquière, arrondissement de Figeac (Lot).

Pescadoires. (b. 2). Villa et prioratus Piscatoriis. Aujourd'hui paroisse et commune du canton de Puy-l'Evêque (Lot). L'église et le prieuré furent cédés par l'abbé de Moissac, à l'évêque de Cahors, Barthélémy, par voie d'échange en 1270 (1).

Pescbusque ou Puybusque. (c. 4). Poybosus. Commune du canton de Castanet (Haute-Garonne).

Picarel. Etait une terre située près de l'église d'Auriols dans le canton d'Auvillar (Tarn-et-Garonne) .

Pinhols ou Finnois, (b. 3). Situé dans la section rurale d'Espis, sur les coteaux qui dominent le Tarn, était un lieu de plaisance pour les moines convalescents.

Pointe (La), (b. 3). Hospitalia de Puncta. Aujourd'hui section de Boudou, commune du canton de Moissac, à la jonction du Tarn avec la Garonne.

Pommevic. (b. 3). Pomerium, Pornœricum vicum, Prioratus de Pomevico vico. Commune et paroisse de Valence d'Agen (Tarn-et-Garonne).

Pristinac (Mas de). Situation inconnue.

Puyrimalle. Voir Rabastens.

Rabastens. (c. 3). Rabistanium, Rapistan, Rapistagnum, prioratus de Rabastense.

(1) Lacroix, loc. cit., pp. 126 et 128. Cit. d'Aug. Longnon, Pouillé... p. 103.

Aujourd'hui chef-lieu de canton de l'arrondissement de Gaillac (Tarn). Six églises dépendaient de ce prieuré : les églises de Sainte-Marie de Castres, de Lapeyruselle, de Saint-Amans, de Saint-Jean de Bobole, de Blaunac et de Puyrimalle.

Ramerville. (a. 4). Paroisse voisine de Ladevèze, canton de Marciac, arrondissement de Mirande (Gers).

Ribeira (Alleu de la). Plusieurs villages dans le Cantal portent le nom de la Ribeyre. Ils sont situés dans les communes d'Apchon, d'Auradour, d'Auzers, de Chanterelle, de Meallet et de Menet.

Rode (La). Cet oratoire, ainsi appelé du nom de son fondateur, existait dès le xne siècle. Situé à Moissac, dans la rue de l'Abbaye, à l'angle N.-E. du cloître, il était l'objet d'une grande dévotion.

Rogonag. (c. 3). Dépendait d'Escatalens, aujourd'hui commune du canton de Montech (Tarn-et-Garonne). L'église était dédiée à saint Sernin.

Roquefort, (b. 3). Aujourd'hui canton de Laplume, arrondissement d'Agen.

Roqueserière. (c. 3). Ecclesia de Rupecerazea, de Rupeceyseria. Paroisse et commune du canton de Montastruc (Haute-Garonne).

Saint-Amans de Lourcinade. Ecclesia S. Amanlii de Larcisvade. Paroisse de la commune de Moissac.

Saint-Amans de Tayrac. Voir Tayrac.

Saint-André. Voir Lapeyrière.

Saint-André de Majuze. Voir Majuze.

Saint-Ansbert. Capella et ecclesia S. Ansberti. Cette église, située dans la paroisse qui forme aujourd'hui un des faubourgs de Moissac, portait primitivement le nom de Saint-Martin ; elle changea de nom lorsque les reliques de saint Ansbert y furent transportées en 868.

Saint-Christophe. Ecclesia S. Christophori. Section rurale et paroisse de la commune de Moissac. Voir aussi Viarose.

Saint-Cirice. (b. 3). Ecclesia S. Quiriaci. Commune et paroisse du canton d'Auvillar (Tarn-et-Garonne) .

Saint-Clair, (b. 3). Ecclesia S. Clari. Commune du canton de Valence, arrondissement de Moissac.

Saint-Clar. (b. 4). Commune de Muret, arrondissement de Toulouse. Saint-Clar de Varennes. (b. 3). Ecclesia S. Clari de Varennis. Succursale du cheflieu de canton de ce nom dans l'arrondissement de Lectoure (Gers). Saint-Etienne de Lizac. Voir Lizac.

Saint-Etienne de Sermur. Voir Sermur.

Saint-Fructueux, (c. 3): Probablement l'église de Fronton, chef-lieu de canton de la Haute-Garonne, qui, d'après Andurandy (nos 6284 et 6285) était dédiée à saint Fructueux.

Saint-G-ermain de Moissac. La paroisse de Saint-Germain s'étendait du ruisseau de Barthac à celui de Lemboulas et de la rive droite du Tarn à la route de Montauban. En 1292, l'église fut unie à celle de Saint-Michel (1) ; elle a été démolie pendant la Révolution.

(1) Coll. Doat, vol. 130, fol. 21 1, v°. Cit. d'Aug. Longnon, Pouillé... p. 143.

Saint-Germain sur Garonne, dans Villelongue. Cette église devait être située à Castelsarrasin, désigné, dans les actes des ixe et xe siècles, sous le nom de Villelongue.

Saint-Genies de Lectoure. (b. 3). Prioratus S. Genisii Lactorensis. Aujourd'hui commune et canton de Lectoure (Gers). Ce prieuré, dont on ne voit plus que les restes d'une chapelle dépendant de la paroisse de Saint-Esprit, n'était plus au xve qu'un prieuré conventuel.

Saint-Gervais de Sérignac. Voir Sérignac.

Saint-Hilaire. (e. i). Ecclesia S. Hilarii. Etait située probablement dans le canton d'Allanche, arrondissement de Mauriac, à côté de celle de Sainte-Anastasie, avec laquelle elle fut donnée au couvent de Moissac, en 838.

Saint-Hilaire. (b. 3). Autre église de ce nom, mentionnée dans la bulle de Grégoire IX, et qui était peut-être une annexe soit de celle de Saint-Cirice, soit de celle de Saint-Sernin de Mansonville, avec lesquelles elle est nommée.

Saint-Hilaire de Verdegas. Voir Verdegas.

Saint- Jacques. Etait une église paroissiale de Moissac, démolie en 1569, tant pour priver les rebelles de cette retraite, que pour réparer les fortifications de la ville. Reconstruite en 1858.

Saint-Jacques de Fromensal. Voir Fromensal et Escatalens.

Saint-Jean de Bobole. Voir Rabastens.

Saint- Jean de Cornac, (b. 3). Commune de Saint-Paul d'Espis, arrondissement de Moissac.

Saint- Jean de Perges. (c. 3). Ecclesia S. Johannis de T'ertica, de "Pergica. Paroisse de la commune de Labarthe, canton de Molières (Tarn-et-Garonne). Saint-Jean des Conquêtes. Voir Conquêtes.

Saint-Jean du Désert. Cette église devait probablement être située près de celle de Ségur (Tarn), avec laquelle elle fut donnée à Moissac en 1053.

Saint-Jean de Frigor. Monasierium S. Johannis de Frigore. Ce monastère, situé dans le diocèse de Rodez, d'après la bulle de Grégoire IX, serait probablement, d'après Lagrèze-Fossat, le monastère de Conques qui était désigné sous ce nom en 1240 (1).

Saint-Jean de Villemur. Voir Villemur.

Saint-Julien d'Escatalens. Voir Escatalens.

Saint-Laurent, (b. 3). Aujourd'hui section rurale de la commune de Moissac, possédait une église qui a été détruite par la Révolution. Saint-Léofaire. Voir Saint-Nauphary.

Saint-Loup. (b. 3). Ecclesia S. Lupi. Autrefois du diocèse de Condom, aujourd'hui du canton d'Auvillar (Tarn-et-Garonne). Saint-Loup formait, avec ses annexes les églises de Cristinag et de Casterex ou de Castellus, un prieuré qui était possédé par le camérier de Moissac. Un arrêt du Grand Conseil, en date du 13 mars 1657, unit la camérerie, et par conséquent le prieuré de Saint-Loup, à la mense abbatiale (2).

Saint-Loup de Malauze. Voir Malauze.

Saint-MafFre ou de Bruniquel. (c. 3). cPrioratus S. Maffredi ou de Bruniquello. Aujourd'hui paroisse de la commune de Bruniquel, canton de Monclar (Tarn-et-Garonne). Avant le xve siècle, le prieuré de Bruniquel est désigné sous le nom de Saint-Maffre.

Saint-Mamet. (b. 3). Annexe de l'église de La Garde-en-Calvère. Voir ce mot.

(1) Lagrèze-Fossat, loc. cit., t. III, p. 479.

(2) Andurandy, nos 6564 et 6565.

Saint-Marcel, (d. 3). Paroisse et commune du canton de Cordes, arrondissement de Gaillac (Tarn).

Saint-Martial. Cette église, aujourd'hui détruite, était située dans la juridiction de Lizac, commune du canton de Moissac. Eglise paroissiale en 1337, elle reçut comme annexe, en 1448, celle de Sainte-Livrade (1).

Saint-Martin. Ecclesia S. Martini. La bulle de Grégoire IX, de 1240, mentionne une église de Saint-Martin. Andurandy l'a indiquée comme étant l'église de Martissan, commune de Cazes-Mondenard , canton de Lauzerte, mais Lagrèze-Fossat pense qu'il s'agit ici de l'église de Saint-Martin de Lastours, paroisse de la commune de Réaville, canton de Caussade (2)

Saint-Martin, (b. 3). Autre église de ce nom, annexe de la paroisse de Mauroux, canton de Saint-Clar (Gers).

Saint-Martin de Cristinag. (b. 3). Cette église, autrefois du diocèse d'Agen, était une annexe de celle de Saint-Loup, aujourd'hui commune du canton d'Auvillar (Tarnet-Garonne).

Saint-Martin de Layrac. Voir Layrac.

Saint-Martin de Meauzac. Voir Meauzac.

Saint-Martin de Montauré. (b. 3). Voir Dur fort.

Saint-Maurice, (c. 3). Ecclesia S. Mauricii. Aujourd'hui paroisse de la commune et du canton de Lafrançaise (Tarn-et-Garonne).

Saint-Maurin. (b. 3]. Commune du canton de Beauville, arrondissement d'Agen (Lot-et-Garonne).

Saint-Michel. Une église de ce nom se trouvait à Moissac dans la petite rue de Lauzerte qui débouchait dans les rues de Caillavet et de Malaveille. Démolie pendant la guerre des Albigeois, elle fut reconstruite peu de temps après et renversée une seconde fois, au xve siècle, dans un but de défense. Au xvie siècle, elle fut relevée de nouveau, mais pas tout à fait sur le même emplacement; placée dans la rue Malaveille, elle se trouvait englobée dans l'enceinte de la ville.

L'église Saint-Michel était l'église du cimetière de Moissac, ainsi qu'il résulte d'une charte, de la Collection Doat, datée du 3 septembre et du règne de Louis (Louis VI?). Cet acte relate les donations faites par Isarn, sa femme Christine et leur fils Itier, à l'abbaye de Moissac et ad ecclesiam in honore sanctorum archangelorum , Michœlis, Gabrielis, Raphœlis, fundaiam, que est in cimiterio supradicli monasterii (3].

Saint-Michel du Château, (c. 4). Eglise qui était située à Toulouse, sur la rive droite de la Garonne.

Saint-Michel en Agenais. (b. 3). Aujourd'hui canton d'Auvillar (Tarn-et-Garonne).

Saint-Michel en Loraagne, ou de Varennes, ou de la Corneille, (a. 4). Autrefois du diocèse de Lectoure, aujourd'hui commune de Mirande (Gers).

Saint-Nauphary. (c. 3). Prioratus , S.-Laufarii, Leupharii. Prieuré de Saint-Léofaire, aujourd'hui, par corruption, Saint-Nauphary, paroisse et commune du canton de Villebrumier, arrondissement de Montauban.

Saint-Nicolas de la Grave, (b. 3). Villa et castrum de Sancto-Nicholao. Aujourd'hui

(1) Andurandy, nuS 4848 à 48=50.

(2) Lagrèze-Fossat, loc. cit., t. III, p. 467.

(3) Coll. Doat, vol. 129, fol. 12, v». Citation de Longnon, loc. cit., p. 14?.

chef-lieu de canton de l'arrondissement de Castelsarrasin. L'église fut convertie plus tard en un prieuré qui devint un des plus riches de l'abbaye et qui avait sous sa dépendance les églises de Gilibert et du Moutet. L'abbé de Moissac possédait à Saint- Nicolas un château, dans lequel Aymeric de Peyrac écrivit sa Chronique.

Saint-Papoul. (d. 4). Aujourd'hui commune de Castelnaudary (Aude).

Saint-Paul de Fenouillet. Voir Valoles.

Saint-Paul del Bugués, par corruption des Burgués. (c. 3). Aujourd'hui commune de Durfort, canton de Lauzerte (Tarn-et-Garonne). Saint-Paul de Valoles. Voir Valoles.

Saint-Pierre, dans le diocèse d'Albi. Voir Lapeyrière. Saint-Pierre de Bioule. Voir Bioule.

Saint-Pierre de Blagnac. Voir Blagnac.

Saint-Pierre de Boudou. Voir Bondou.

Saint-Pierre de Bruyères. Voir Bruyères.

Saint-Pierre de Campredon. Voir Campredon. Saint-Pierre de Cazes-Mondenard. Voir Cazes-Mondenard. Saint-Pierre de Cos. Voir Cos.

Saint-Pierre de la Court. Voir Mas-Grenier. Saint-Pierre de Lézat. Voir Lézat.

Saint-Pierre de Massels. Voir Massels.

Saint-Pierre de Murât. Voir Murât.

Saint-Pierre des Cuisines, (c. 4). Prioratus S. Pétri de Coquinis. Etait situé, a Toulouse, entre l'église Saint-Sernin et le moulin du Bazacle, au quartier Saint-Pierre, à l'endroit où s'élève aujourd'hui l'église de ce nom. Désigné généralement sous la dénomination de prieuré de Saint-Pierre des Cuisines, il le fut aussi plus tard sous celle de Sainte-Radegonde et de la xMénardie parce que parmi les possessions qui en dépendaient se trouvaient une église dédiée à sainte Radegonde et un hôpital appelé La Ménardie.

Saint-Pierre de Sermur. Voir Sermur.

Saint-Pierre de Tissac et de Saint-Sernin. Ecclesia S. Pétri de Tissaco et de S. Saturnini. Aujourd'hui commune de Cazes-Mondenard, canton de Lauzerte (Tarn-et- Garonne).

Saint-Porquier. (c. 3). Sanctus Porquirius. Commune et paroisse du canton de Montech (Tarn-et-Garonne).

Saint-Roch de Cubjac. Voir Cubjac.

Saint-Romain. Aujourd'hui commune de Fauroux, canton du Bourg de Visa (Tarnet-Garonne). L'acte d'échange, de 1270, entre l'évêque de Cahors, Barthélémy, et l'abbé de Moissac, nous fait connaître qu'il fut attribué à ce dernier les églises déjà unies de Saint-Romain et de Saint-Cyprien (1).

Saint-Rustice. (c. 3). Aujourd'hui commune et paroisse du canton de Fronton (Haute-Garonne). C'est par erreur que la bulle de Grégoire IX mentionne, parmi les possessions de Moissac « ecclesia Sancti Rustici de Affiniano ». Il faut lire : ecclesia Sancti Juliani de Affiniano. C'est ce qui résulte d'une bulle, donnée à Toulouse en 1097 par le pape Urbain II, qui confirme l'abbaye de Moissac dans la possession de la

(1) Lacroix, toc. cit., pp. 126 et 127. Cit. d'Aug. Longnon, Pouillé... p. 103.

terre de Finhan qui avait été donnée au monastère vers 680 par Nizezius et Ermentrude.

Saint-Saturnin de Sieurac. Voir Sieurac.

Saint-Sauveur. Voir Castelsarrasin.

Saint-Sernin. (c. 4). Le monastère de Saint-Sernin, un des plus anciens du Languedoc, était situé près de la ville de Toulouse en dehors des murs. Son origine est fort obscure ; on croit qu'il fut fondé par saint Sylve, évêque de Toulouse. Au commencement du ve siècle, saint Exupère transféra, de l'oratoire du Taur, dans cette église, le corps de saint Sernin. Ruiné par les Sarrasins en 721, il fut reconstruit peu de temps après. Les religieux qui desservaient le monastère de Saint-Sernin furent remplacés, au commencement du xie siècle, par des clercs séculiers. Ceux-ci en 1076 avaient déjà adopté la règle de Saint-Augustin. Peu de temps après cette réforme, ils eurent avec l'évêque de Toulouse, de graves discussions, dont nous avons raconté les péripéties à la page 61. Au xve siècle, un grand relâchement s'étant introduit dans la discipline, l'abbaye fut sécularisée en vertu d'une bulle de Clément VII du 25 septembre 1 526 (1).

Saint-Sernin de Bosc. (b. 2). Ecclesia S. Saturnini de Bos. Aujourd'hui hameau de la commune de Lauzerte (Tarn-et-Garonne). Saint-Sernin de Cos. Voir Cos.

Saint-Sernin de Mansonville. Voir Mansonville. Saint-Sernin de Rogonag. Voir Rogonag.

Saint-Sernin de Sieurac. (c. 3). Désigné comme étant « en Quercy, sur la rivière d'Aveyron ». Probablement une église du prieuré de Bruniquel, autrefois dans le diocèse de Cahors, mais aujourd'hui dans celui de Montauban. Le prieuré est désigné, dans les actes anciens, sous le nom de Saint-Maffre, mais dès la fin du xie siècle, on l'appelait le Nouveau Sieurac, par opposition au Vieux Sieurac, lieu dit où a été fondée la ville de Nègrepelisse.

Saint-Sernin de Valojul. (e. i). Aujourd'hui Valuejols, canton Sud de Saint-Flour (Cantal).

Saint-Séverin. Il y avait a Moissac une église de ce nom qui fut donnée, vers la fin du xic siècle, à l'abbé de ce lieu, par Raymond Bernard et son frère Oger (2).

Saint-Séverin de Mesme. Eglise qui était située dans l'arrondissement de Cognac (Charente).

Saint-Sulpice. (c. 5). Aujourd'hui commune de Carbonne, canton de Muret (Haute- Garonne).

Saint-Urcisse. (b. 2). Ecclesia et vicaria S. Urcisini. Ne forme plus aujourd'hui qu'une même commune avec celle de Tréjouls, canton de Lauzerte (Tarn-et-Garonne). En 12Ç4, cette église fut donnée au chapitre de Cahors, par l'évêque Barthélémy (3). L'alleu de Carnas ou de Cartes, dont il est question dans une donation de 970, dépendait de cette commune.

Saint-Vincent d'Autéjac. (c. 3). Ecclesia S. Vincentii de Autejaco. Aujourd'hui commune du canton de Caussade (Tarn-et-Garonne).

(1) Histoire de Languedoc, nouv. édit., t. IV, pp. 522 et 525.

(2) Gallia christiana nova, t. I, col. 136.

(3) Lacroix, loc. cil., p. rjo. Citation de Longnon, Pouillé... p. 1^5.

iç6

Sainte-Anastasie. (e. i). Aujourd'hui commune d'Allanche, arrondissement de Mauriac (Cantal).

Sainte de Blanquet (La). Voir Blanquet.

Sainte-Justine. Voir Cos.

Sainte-Livrade. (c. 2). Ecclesia S. Liberatœ. Aujourd'hui paroisse du canton de Lafrançaise (Tarn-et-Garonne), située sur la rive droite du Tarn, sous les coteaux de Montamat.

Sainte-Marie. Cette église est simplement désignée dans la bulle de Grégoire IX sous les noms « Ecclesia Sanctœ Mariœ » . Il faut probablement la reconnaître dans l'église aujourd'hui détruite de Sainte-Marie de Laclive, située entre Saint-Amans et Lizac, paroisses du canton de Moissac.

Sainte-Marie de Castres. Voir Rabastens.

Sainte-Marie de Cubjac. Voir Cubjac.

Sainte-Marie de Laclive. Voir Sainte-Marie.

Sainte-Marie de Layrac. Voir Layrac.

Sainte-Marie de Lobaresses. Voir Bondi goux.

Sainte-Marie de Nogarède. Cette église est mentionnée dans un acte de 962, comme étant alors dans le diocèse de Toulouse. Peut-être est-ce Nogaret, aujourd'hui commune de Revel, arrondissement de Villefranche.

Sainte-Marie de Rabastens. Voir Rabastens.

Sainte-Marie de Sallèles. Voir Sallèles.

Sainte-Marie de Senouillac. Voir Senouillac.

Sainte-Marie de Sorèze. Voir Sorèze.

Sainte-Marie du Port. Capella Sanctœ Mariœ de Portu. Cet oratoire était situé a Moissac, sur les bords du Tarn, au débouché de la rue de la Lavanderie. Sainte-Raffiné de Cos. Voir Cos.

Sallèles. (e. 5). Prioratus Sanctœ Mariœ de Salella. Commune de ce nom, canton de Ginestas, arrondissement de Narbonne (Aude). Ce prieuré avait comme annexe l'église Saint-Martin.

Salvetat (La) de Caraman. (c. 4). Ecclesia de Sancto Sepulchro ; prioratus Salvatoris de Monte Corbello. Aujourd'hui paroisse et commune du canton de Caraman (Haute- Garonne).

Salvetat-Majeuse. Voir Majuze.

Sarraciago. (a. 4). Ecclesia de Sarraciago. Cette église est portée, dans la bulle de Grégoire IX, comme se trouvant dans le diocèse de Lectoure. Lagrèze-Fossat indique comme identification probable la commune de Sarrau, canton de Mauvezin, arrondissement de Lectoure (1). On pourrait peut-être désigner avec plus de raison, Sarragachies, aujourd'hui canton d'Aignan, arrondissement de Mirande, même département.

Saux. (c. 2). Ecclesia de Salx. Paroisse de la commune de Sauveterre, canton de Lauzerte (Tarn-et-Garonne).

Saviniago. (b. 4). Peut-être Savignac, aujourd'hui commune de Samatan, arrondissement de Lombez (Gers).

Sédilhac. (a. 2). Prioratus de Sedilhaco. Commune de ce nom, canton d'Eymet, arrondissement de Bergerac (Dordogne).

(1) Lagrèze-Fossat, loc. cit., t. III, p. 477.

Ségur (Le), (d. 3). Prioratus Seguris, de Securio. Aujourd'hui paroisse et commune de Monestié, arrondissement d'Albi (Tarn).

Senouillac. (d. 3). Ecclesia Sanctœ Mariœ Delseffoniac. Eglise succursale de la commune de Senouillac, canton et arrondissement de Gaillac (Tarn).

Sérignac. (b. 3). Prioratus S. Gervasii de Sairinhiaco. Aujourd'hui canton de Beaumont, arrondissement de Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne). Fut uni par l'anti-pape Clément VII a la mense abbatiale de Moissac, à la charge de payer au prieur, sa vie durant, une pension annuelle de 100 f. d'or.

Sermur (Saint-Pierre de), (d. 3). Prioratus de Sermurio. Ce prieuré était compris dans la commune de Camboulazet, canton de Naucelle, arrondissement de Rodez, sur la rive droite du Viaur.

Sieurac. Voir Saint-Sernin de Siearac.

Sorèze. (d. 4). L'abbaye, dédiée à Notre-Dame, remonterait à une haute antiquité. On assure, en effet, qu'elle fut détruite au viuc siècle par les Sarrasins. Reconstruite par Pépin, roi d'Aquitaine, elle fut détruite une seconde fois par les Calvinistes, en 1573, et rétablie de nouveau en 1601.

Tayrac. (b. 3). Ecclesia S. Amanlii de Tarrago. Eglise succursale de la paroisse de Tayrac, canton de Beauville, arrondissement d'Agen.

Tissac. Ecclesia de Tiliaco. Aujourd'hui commune de Cazes-Mondenard, canton de Lauzerte (Tarn-et-Garonne). En 1097, cette église dépendait de l'abbaye de Moissac (1). Ne se trouvant pas comprise dans la bulle de 1240 qui énumère les possessions de l'abbaye, il est probable qu'à cette époque elle était à la collation de l'évêque de Cahors.

Vabres. (e. 3). Vabrium, castrum Vabrense, abbatia Vabrensis. Aujourd'hui commune du canton et arrondissement de Saint-Affrique (Aveyron). L'abbaye, fondée en 863, fut érigée en évêchè en 1317, par le pape Jean XXII. L'évèché, supprimé en 1790, ne fut pas rétabli par le Concordat de 1800.

Valdines, Vilimetmer ou Vallebertmer. Mentionné dans une donation de 929 comme étant dans le Bas-Quercy. Situation inconnue.

Valoles (Saint-Paul de) ou de Fenouillet. (d. 6). Prioratus S. Pauli de Valle Olei, de Fenolhedos. Aujourd'hui chef-lieu de canton de l'arrondissement de Perpignan (Pyrénées-Orientales).

Valon ou Valonil. (e. i). Probablement dans le canton de Mur de Barrez, arrondissement d'Espalion (Aveyron).

Verdegas. (a. 2). Ecclesia de Verdageria. L'église Saint-I Iilaire de Verdegas, mentionnée dans la bulle de Grégoire IX, était une annexe de la commune de Brugnac. canton de Castelmoran, arrondissement de Marmande (Lot-et-Garonne).

Viarose. Biarosor, ecclesia S. Johannis de Biarosa. Section rurale et chef-lieu de paroisse de la commune de Moissac. La bulle de Grégoire IX mentionne aussi Yccclesia Sancti Christophori de Biarose. Cette église fut unie à celle de Saint-Jean de Biarose, le 15 février 1458 (v. s.), par le légat du pape, Alain, cardinal d'Avignon (2). Cette union n'existait plus en 1^26.

Villaries. (c. 3). Ecclesia de Villarich. Aujourd'hui commune du canton de Fronton (Haute-Garonne).

(1) Gallia. christiana nova, t. I, Inst., p. 40.

(2) Coll. Doat, vol. 131, fol. 181, r°. Cit. d'Aug. Longnon, Pouillé... p. 152.

Villebrumier. (c. 3). Villebremarius. Chef-lieu de canton de l'arrondissement de Montauban.

Villelongue. Voir Castelsarrasin.

Villematier. (c. 3). Prioratus de Villamaterio. Aujourd'hui paroisse du canton de Villemur (Haute-Garonne). Ce prieuré fut uni d'abord à ceux de Lobaresses et de Bondigoux, puis attribué, en 1240, à l'hospitalier de Moissac (1). Après la sécularisation de l'abbaye, le chapitre percevait les revenus de ce prieuré et avait la collation de la cure.

Villemur. (c. 3). Villamarus, Villamurensis. Aujourd'hui chef-lieu de canton de la Haute-Garonne. L'église était sous le vocable de saint Jean.

Villeneuve en Rouergue. (d. 2). Prioratus Villanovœ, de Villanova. Aujourd'hui Villeneuve d'Aveyron, chef-lieu de canton de l'arrondissement de Villefranche. Aux xv et xvie siècles, le camérier de Moissac recevait annuellement du prieur de Villeneuve une pension estimée, en i486, à 9 f. et demi d'or et 4 deniers tournois, soit environ 356 francs de notre monnaie, et, en 1523, une pension de 9 f. d'or, soit 130 francs (2).

Virangues, Virargues ou Verranges. (e. i). Ecclesia dicta de Verrangas. Aujourd'hui commune du canton de l'arrondissement de Murât (Cantal).

( 1 ) Andurandy, n"> 5654 et 5655.

(2) Andurandy, n,s 5502 à 5505, cité par Lagrèze-Fossat, loc. cit., t. I, p. 409.

es cloîtres de Moissac, dont la conservation est aujourd'hui assurée par suite d'un classement aux Monuments historiques, ne sont pas parvenus jusqu'à nous sans courir de grands dangers qui, à plusieurs reprises, ont failli compromettre leur existence.

Après la suppression de l'abbaye, en 1790, l'Administration des Domaines mit en vente l'église Saint-Pierre, mais elle ne trouva aucun acquéreur bien que la mise à prix ne fût que de 6,000 livres. Quant au cloître, il fut adjugé pour la somme de 300 et quelques livres au secrétaire de la commune. Empressons-nous d'ajouter que ce digne fonctionnaire ne fit cette acquisition que pour conserver ce précieux objet à la ville, à laquelle il s'empressa de le rendre pour la même somme dès que la tourmente révolutionnaire fut passée. Mais cet acte généreux et intelligent faillit ne point suffire pour assurer la conservation du beau monument, car, vers 1830, un membre du Conseil municipal proposa de convertir la galerie en marché couvert; sa proposition heureusement ne fut point acceptée (1).

Plus tard enfin lors de l'établissement du chemin de fer de Bordeaux à Cette, les ingénieurs de la compagnie avaient décidé la suppression du cloître et ce ne fut que sur la vive sollicitation de quelques personnes influentes qu'on se décida à reculer de quelques mètres le tracé de la ligne ferrée pour laisser intact un des monuments les plus intéressants de notre sol français.

Le cloître de Moissac a eu beaucoup à souffrir pendant la période de la Révolution : des marteaux barbares ont impitoyablement brisé à outrance toutes les figures sculptées sur les chapiteaux, et en 1870 les mobilisés de l'arrondissement de Moissac, réunis à

(1) Lagrèze-Fossat, Eludes historiques sur Moissac, t. III, pp. 250, 25 1 et 258. Paris, 1874.

cet endroit pour des exercices militaires, ont complété à leur tour l'œuvre de 1793. Des photographies prises avant cette époque nous ont permis de faire ces tristes constatations.

Malgré ces dégradations irréparables, le riche promenoir des moines de Moissac mérite une étude toute spéciale.

Disons tout d'abord que l'abbaye possédait deux cloîtres : l'un appelé le grand cloître et l'autre le petit cloître. Un seul des deux a été conservé et il est assez difficile aujour-

LègemU : A. Eglise. — B. Petit Cloître. — C. Chapelle Saint-Cyprien. — D. Chapelle Saint-Ferréol. — E. Cuisine. — V. Réfectoire. G. Chapelle de tous les Saints. — II. Habitation de l'abbé. — I. Grand Cloître. — K. Habitation des moines. L. Fortifications. — M. Porte Saint-Pierre. — N. Jardin des moines.

Fig. 34. — Plan de l'ancienne abbaye de Moissac, d'après une gravure du baron Taylor

d'hui de déterminer exactement la position et l'étendue du second. On s'accorde généralement à dire que celui qui existe était le grand cloître et que le petit cloître se trouvait sur l'emplacement occupé de nos jours par le petit séminaire. Il n'en reste aucun vestige, mais le Congrès archéologique de France a pu, le 8 juin 1865, en constater l'existence. On mit à découvert des colonnettes géminées, en marbre, soutenant des

chapiteaux non sculptés et surmontés d'arcades en briques ; le tout engagé dans des constructions postérieures. Ces arcades dirigées à angle droit étaient certainement une partie des galeries du cloître (i). Suivant l'opinion de Lagrèze-Fossat, ce cloître occupait en face du réfectoire et de l'ancien palais de justice, aujourd'hui le presbytère de l'église Saint-Pierre, un espace carré qui figure comme une petite place ou un terrain -vague dans le plan d'alignement de la ville (2).

D'après un plan donné par le baron Taylor (3) et que nous reproduisons sous la figure 34, le cloître actuel serait le petit cloître, et le grand cloître s'étendait au Nord et a

Fig. 35. — Plan de l'église et du cloître de Moissac

l'Ouest, englobant dans son ensemble les constructions de l'abbaye. Il est désigné sur le plan par la lettre I.

Des fouilles seules pourraient peut-être aujourd'hui trancher la question. Quoi qu'il en soit, nous allons nous occuper du cloître qui existe encore et nous servir pour la facilité des descriptions d'un plan que M. Dugué a dressé avec la plus grande exactitude et qu'il a bien voulu nous communiquer (voir figure 35).

(1) Congrès archéolog. de France, XXXII' session, ann. 1865, pp. 150 et 151, gr. Paris, 1866.

(2) Lagrèze-Fossat, loc. cit., t. III, p. 107.

(3) Baron Taylor et Ch. Nodier, Voyages pittoresques et romantiques de l'ancienne France. Moissac, pl. 70-A. Paris, 1820-1863.

ce

Le cloître adossé au flanc septentrional de l'église abbatiale est limité à l'Est par la sacristie et la série des chapelles claustrales (i) ; au Nord par les restes de l'ancien

Fig. 36. — Vue d'une galerie du cloître de Moissac (D'après une gravure de l'ouvrage du baron Taylor)

réfectoire du monastère ; a l'Ouest se trouvaient des bâtiments aujourd'hui disparus. Sa forme est celle d'un rectangle ayant dans sa partie intérieure 31 mètres 17 centi-

(1) Indépendamment de la salle destinée à la sacristie, trois chapelles s'ouvrent sur la galerie orientale du cloître : la chapelle de Notre-Dame de Pitié de Limboulari, ayant d'abord servi de salle capitulaire et dédiée plus tard à saint Cyprien ; la chapelle de Sainte-Marthe qui fut affectée à la salle capitulaire après la sécularisation de l'abbaye et celle de Saint-Ferréol. La galerie occidentale donnait accès à la chapelle Saint-Julien

mètres sur les grands côtés et 27 mètres 16 centimètres sur les plus petits. Les galeries qui l'entourent ont une largeur moyenne de 5 mètres ; elles n'ont pas été voûtées et se trouvent recouvertes d'un toit en appentis, dont les combles n'ont qu'un égout. Au commencement de ce siècle le dessous du toit était masqué par un lambris.

Le baron Taylor donne un dessin, reproduit sous la ligure 36, qui nous montre cette disposition, disposition que nous avons retrouvée sur un tableau appartenant au R. Père Daniel Belbèse et qui représente la vue intérieure du cloître.

Un autre dessin du même auteur nous donnerait une idée des bâtiments qui surmontaient le cloître extérieur. Nous le reproduisons sous la figure 37, tout en regrettant que le baron Taylor n'ait pas fait connaître la source à laquelle il avait puisé ce curieux document.

Le cloître intérieur, qui va faire l'objet de nos descriptions, se compose, sur chaque face, d'une série d'arcatures régulières supportées par de sveltes colonnettes lisses et monocylindriques, alternativement simples et géminées; ces dernières sont légèrement dégagées l'une de l'autre. On en compte vingt sur chacun des longs côtés et dix-huit sur chacun des deux autres. Ces arcatures sont renforcées aux angles et au milieu de chaque galerie par des piliers à section carrée. Colonnettes et piliers portent sur un bahut épais, élevé de om85 centimètres au-dessus du pavé des galeries; ce bahut

est interrompu aux deux extrémités des galeries orientale et occidentale sur une longueur de om55, pour permettre de pénétrer dans le préau.

Les arcades sont brisées ; à l'intérieur et à l'extérieur l'arête des claveaux prend la forme d'un gros tore dégagé par des gorges profondes et les écoinçons entre les arcs.

Fig. 38. — Les cloîtres de Moissac (Gravure extraite de l'ouvrage du baron Taylor)

à l'exception de ceux qui s'appuient sur les piliers des angles, sont percées de petites ouvertures en losange.

Les chapiteaux sont tous façonnés sur un même plan ; ils ont la forme d'une pyra-

mide tronquée et renversée, surmontée d'un haut tailloir rectangulaire, chanfreiné dans sa partie inférieure. Ce tailloir est pris dans une autre assise de pierre et dépasse de beaucoup en saillie le diamètre de la colonne qu'il surmonte. La corbeille fortement évasée se relie au tailloir par quatre consoles en forme de volute placées aux angles et par une sorte de modillon qui occupe le milieu supérieur de chaque face ; elle repose sur un astragale formé d'un simple tore généralement uni, parfois orné d'une torsade, et avec lequel elle fait corps. La partie plate du tailloir est rehaussée tantôt de moulures plus ou moins nombreuses et plus ou moins élégamment profilées, tantôt d'ornements de tous genres comme des bandelettes, des imbrications, des perles, etc. ; souvent aussi elle se charge d'inscriptions relatives aux sujets représentés sur la corbeille. La partie chanfreinée est généralement garnie de motifs empruntés au système végétal.

Mais c'est sur la corbeille proprement dite que les sculpteurs ont laissé un libre cours à leur riche imagination, puisant les motifs des décorations dans le monde de la réalité et dans le monde de la fantaisie, les empruntant aux livres bibliques, aux légendes des saints, ou les tirant des règnes de la nature.

Toutes ces sculptures sont profondément ciselées et traitées avec une délicatesse et une habileté rares.

Les bases des colonnes sont pour la plupart dépourvues de sculptures; quelques-unes sont renforcées aux angles de griffes très simples ; elles se composent d'une plinthe rectangulaire et de deux tores séparés par une scotie. Les colonnes jumelles n'ont qu'un seul socle et un seul chapiteau.

La figure 38, qui est le fac-similé d'un dessin du baron Taylor, nous dispensera d'entrer dans de plus amples détails sur les dimensions de certaines parties du cloître qu'elle donne exactement.

Les murs du cloître sont en brique, le bahut en pierre et en brique. Les piliers, sauf les tailloirs, sont en brique avec revêtement de marbre gris, à l'exception du pilier central de la galerie sud qui est en marbre rouge de Campan. Les fûts des colonnes sont aussi en marbre, mais de quatre espèces différentes ; on trouve les marbres blanc, rouge et noir des Pyrénées et la pierre grise de Montricoux (1) , qui par son grain très fin se rapproche du marbre.

Les bases des colonnes sont faites les unes en marbre, les autres en pierre du pays ; dix d'entre elles ont été l'objet d'une restauration moderne. Les chapiteaux sont également en pierre calcaire du pays et on a employé tour à tour une pierre tendre de couleur jaunâtre et une pierre dure et grise. Les tailloirs sont sculptés dans les mêmes roches, à l'exception de deux qui sont en marbre.

Dans l'angle Nord-Ouest du cloître se trouvait une fontaine abondante où les habitants de la ville venaient encore au siècle dernier puiser de l'eau (voir figure 39). Les eaux de cette fontaine ont été aujourd'hui détournées.

Les galeries du cloître étaient pavées de petits carreaux incrustés et vernissés (2)

(1) Montricoux, aujourd'hui canton de Nègrepelisse,

(2) Dans la séance tenue à Moissac le 8 juin 1865, que plusieurs personnes avaient conservé le souvenir le volume du Congrès, page 148.

arrondissement de Montauban.

par la Société française d'archéologie, on a constate du carrelage vernissé des cloîtres de Moissac. Voir

qui furent presque tous brisés vers la fin du premier Empire par les chevaux d'un escadron de cavalerie qu'on avait mis en cantonnement dans l'intérieur du monument (i).

Fig. 39. — Cloitre de Moissac (Gravure extraite de l'ouvrage du baron Taylor et de Charles Nodier)

Alexandre du Mège a dessiné plusieurs de ces carreaux, dans un album conservé aujourd'hui aux Archives départementales de Tarn-et-Garonne. Ils occupent dans le

(1) Lagrèze-Fossat, loc. cit., t. III, p. 257.

Fig. 40. — Carreaux incrustés et vernissés des cloîtres de Moissac

classement de la figure 40 les numéros 1, 3, 5, 8, 10 et 13. Il est regrettable que ces dessins ne soient pas plus nombreux, mais on peut y suppléer et avoir ainsi de nombreux spécimens de ces carreaux en reproduisant ceux que le Père Daniel Belbèse a conservés dans sa riche collection et qui proviennent de la chapelle supérieure du palais abbatial du monastère (voir figure 40). Le chroniqueur nous fait en effet connaître que

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GALERIE ORIENTALE

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