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fond, écrivain élégant, controversisle éprouvé, orateur correct, moraliste plein de finesse, théologien érudit, professeur consommé.»
« Malgré un abord un peu froid et austère, M. Bautain avait une rare bonté de cœur. Digne et ferme en face des grands, il se montrait plein de simplicité et d'affabilité pour les petits. Pendant son passage dans l'administration diocésaine, il a toujours réservé ses meilleures sympathies et ses plus tendres encouragements pour les prêtres humbles qui n'avaient d'autres préoccupations que de se sacrifier tout entiers aux fonctions les plus pénibles et les plus obscures du ministère sacerdotal. »
« Il a purencontrersur son chemin des adversaires prévenus et ardents ; mais le moindre sentimentd'aigreur ou d'amertume n'a jamais pénétré dans les hauteurs sereines de son âme. »
« Il n'a jamais cherché d'autre satisfaction que celle du devoir noblement rempli. Il avait un rare sentiment de foi, qui l'a soutenu dans toutes les luttes et toutes les épreuves de la vie. Sa piété était peu expansive, mais élevée, pure et grave comme la grande àme qu'elle vivifiait. 11 est mort comme il a vécu, le regard fixé sur Jésus-Christ dont il avait vaillamment épousé la cause. »
« Les sophistes et les sceptiques de nos jours, qui puisent dans leur arsenal tant d'accusations et de reproches contre l'Église et ses ministres, n'ont qu'à ouvrir la vie de M. Bautain. Ils trouveront dans ce livre éloquent la meilleure réponse à leurs accusa-
tioîis, et à leurs reproches d'idées étroites et rétrogrades, d'intolérance intéressée et obstinée. M. Bautain n^a pas seulement dignement servi l'Église, il a encore grandement bonoré son pays et son temps par sa haute intelligence, son noble caractère et ses glorieux travaux. »
Nous n'ajoutons qu'un mot à ces nobles paroles.. Nous avons la douce confiance que Notre-Seigneur Jésus-Christ a daigné recevoir dans ses bras et sur son cœur, ce prêtre fidèle qui a toujours vivement aspiré vers lui, et qui avait compris de bonne heure
la divine parole adressée à Abraham: Ego merces
tua magna nimis.