LB BOUQUET
fort, qu'il pensa un instant que sa respiration le trahirait ; il n*osa plus même regarder par l'interstice de la porte, et s'appuyant à la bot^ série, il colla son œil à la serrure,
Diane, se croyant seule, continua son ouvrage ; elle tira d'un petit tiroir un ruban orange ; à côté de ce ruban était un papier mince et soyeux, ployé en forme de billet.
Mademoiselled'Herfort nouad^abord le ruban au bouquet, puis elle ouvrit le papier ; en le relisant, tout son corps était agité d'un mouvement nen'eux et fébrile. Ghoisy reconnut le papier dont sa mère se servait habituellement; mais que devint-il en reconnaissant l'écriture de Diane ? Ce billet, sans aucun doute, elle l'avait tracé la nuit en réponse à celui du roi, c'était dans ce bouquet môme que la jeune fille allait le placer. Tout ce que la honte, le dépita l'amour peuvent soulever d'orage en un cœur épris, Choisy l'éprouvait ; il allait entrer dans l'appartement de mademoiselle d'Herfort, sans un bruit léger qui s'y fit à l'instant môme. Madame de Brancas déjeunait ce matin-là an Luxembourg; elle entrait dans cette pièce où Diane l'avait déjà reçue plus d'une fois sans doute ; car elle s'assit sur un des fauteuils fort tranquillement.