MÊME MAISON. 1 J. P. M ELI HE
3 SEIZE AlfS O^ABSEIfCE.
L'intendant semblait faire alors le guet devant une petite porte dissimulée assez adroitement par les dessins d'une vieille tapisserie.
— Eh bien! Bonju, sont-ils là? demanda la comtesse d*an air impatient; que font-ils?
— Ils passent, ma foi, gaiement l'heure, répondit Bonju. Vin de Siliery, vin muscat, pièces de rôti et de venaison, voilà ce qui leur sert à prendre le temps en patience. Si vous n'y prenez garde , ils auront bientôt dévasté la cave de notre manoir, les enragés ! Voulezvous que je vous annonce?
— Inutile, Bonju, reprit la comtesse en le congédiant d'un geste, veille seulement à ce que nul ne puisse en ce moment nous interrompre.
La comtesse des Barres entra dans le boudoir, il était transformé alors en salle à manger. Dllarcour, Villeroy et Louvigny y dînaient. L'appétit de ces gentilshommes s'exerçait sur un magnifique pâté de lièvre qu'ils ravageaient tous avec ardeur. Il n'en restait guère qu'une muraille démantelée.
— A merveille, messieurs, dit la comtesse, j'aime à voir comme vous vous en acquittez sans moi!