LA NUIT AD CHATSAD. S
chait alors, un flambeau en main, la chambre que rintendant de la comtesse avait pris soin de lui désigner.
— Le numéro 13, c'est bien cela, dit-il en regardant la serrure.
Le chevalier fut quelque peu surpris de n*y point trouver de clef.
— Que veut dire ceci? pensa -t-il; me serais-je trompé? voyons!
Luxeuil frappa deux coups ; mais à l'instant même une voix sépulcrale et rauque sortit des profondeurs de la chambre.
— Allez au diable ! criait en même temps la voix, je vais me coucher !
— Voilà qui est étrange, murmura Luxeuil ; il est évident pourtant que Bonju m'avait enseigné ce numéro; maintenant la place est prise ! Cela m'apprendra à causer avec mes amis.
Luxeuil quitta la porte, et crut entendre en ce moment même un bruit singulier du côté de la chambre.
—Que se passe-t-il donc ? se demanda-t-il; le numéro 13 est bien agité !
Luxeuil poursuivit l'examen des autres portes; une seule était alors entr'ouverte.
— Ma foi ! se dit le chevalier, voilà une 3. 11