FIN
(A) L'orthographe du nota de l'abbé de l'Epée a été l'objel d'une discussion intéressante, à Tépoque où Ton s'occupait de l'érection de sa statue à Versailles.
Lespée, c'est ainsi que ce nom est signé par son père dans l'extrait du registre de ni 2 des actes de l'état civil de la ville de Versailles, que nous rapportons textuellement plus bas. Lespée, c'est ainsi qu'il est écrit encore au frontispice d*un petit livre pour étudier les règles du jeu de triclraCy qui porte le mil^ iésime de 1698, et qu'une des nièces du célèbre instituteur, madame la comtesse de Courcel, a bien voulu me communiquer il y a onze ou douze ans. Mais à cette orthographe nous opposons, non-seulement celle de la signature qu'on lit au bas d'une lettre autographe par lui adressée à Tabbé Salvsn, son élève, et, comme lui, instituteur des sourds-mnelB, mais encore celle du nom de de VEpée retrouvé sur un livre dont il fit don à Anne-Catherine Dessales, sourêe^rmiette^ ^our récompense de la science dont elle avait donné des preuves dans «n exercice jniblic, à Paris.le 8 août 1779.
D'ailleurs, n'avons-nous pas plus d'un exemple de ces alté^ rations d'orthographe?
L'empereur Napoléon, qui s'appelait d'abord Buonaparte (un nom ilsJîen), ne signa4-il ^Sls Bonaparte ûès qu'il se vit investi du commandement de l'armée d'Itahe?
 la vue de la noble particule, précédant le nom de notre héros pacifique, quelqu'un osera-t-il accuser sa-yanité? Mais qui donc ignore que son humilité était devenue proverbiale?
m NOTES.
( W* Arrondissement de Seine-«H-Ois«'.