‹ L'abbé de Saint-PierreChapitre 168 sur 287 · Ihid., p · texte numérisé non relu

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l'abbé de saint-pierbe

ciens ^. Il a droit au titre de grand homme. Le second par une prodigieuse étendue d'esprit, par une justesse de raisonnement surprenante pour son temps, par une grande ardeur pour le travail et par une grande constance pour la méditation a vaincu de très grands obstacles pour perfectionner dans les hommes leur manière de raisonner. Il a abouti à des résultats considérables ; avant lui nous marchions en aveugles et il nous a indiqué la ligne droite dans le chemin de la vérité. Son entreprise avait un motif très louable et très vertueux, il ne recherchait ni les revenus ni les grands emplois, il ne souhaitait que la gloire précieuse de rendre service à la société. Le voilà un grand homme sans contestation, et l'un des plus grands hommes qui aient jamais été ^.

En résumé, il faut que le grand homme soit « grand bienfaiteur des hommes en général par des méthodes ou des vérités très importantes bien démontrées, ou grand bienfaiteur d'une nation en particulier soit par une conduite sage et vertueuse durant une longue suite d'années, soit par des règlements et des établissements très importants, soit par des grands avantages remportés sur les ennemis de la nation ^. »

Telle est la théorie des grands hommes, elle nous permettra, le cas échéant, de comprendre plus facilement les jugements de l'abbé de Saint-Pierre.

La Vie de Lycurgue ^ et la Vie de Solon ^ ont été écrites dans le but de rendre les lecteurs plus sages et plus vertueux. . . Lycurgue et Solon ont l'honneur, d'autant plus précieux qu'il est plus rare, d'être classés par l'abbé de Saint-Pierre dans la catégorie des grands hommes. Lorsque nous étudierons les réformes que l'abbé voulait apporter à l'Académie française®, nous verrons qu'il proposait de créer un bureau de Veloquence et des vies des hommes illustres chargé d'écrire la vie « de ceux qui ont procuré le plus de bienfaits à leur patrie et à l'humanité )). Il a commencé

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