‹ L'abbé de Saint-PierreChapitre 179 sur 287 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

G. Ibid., p. 196.

l'abbé de saint-pierre historien

Par contre, Charles V est l'un des meilleurs de nos rois, doux, affable, juste, patient, bienfaisant, qu'on servait encore plus par inclination que par intérêt ^.

Le malheureux règne de Charles VI nous ramène aux avantages de la Diète Européenne dont l'établissement eût garanti la France des guerres civiles et étrangères, qui sont les plus grands malheurs d'un état.

Il serait surprenant que Jeanne d'Arc, aux yeux de notre historien, fût autre chose qu'une « jeune paysanne, sage, brave, mais un peu visionnaire... et sujette à avoir des songes ^ ».. L'abbé fait suivre de cette observation le résumé de sa vie et de ses hauts faits : « On voit que le fanatisme fondé sur des songes et qui cause quelquefois de grands malheurs quand il est conduit avec imprudence, peut quelquefois produire de bons effets quand il est bien dirigé. Ce qui est de vrai, c'est que le fanatisme de la Pucelle commença à accoutumer Charles VII au travail des affaires et aux fatigues de la guerre ; ce qui le rendit enfin après vingt ans de guerres, maître de toutes les provinces que les Anglais possédaient en France... Quelques-uns ont prétendu que toute l'aventure de la Pucelle fut un jeu concerté entre le comte de Dunois et la maîtresse du roi, pour le faire sortir de sa léthargie. Je crois bien qu'ils se servirent utilement de cette fanatique, mais elle n'aurait jamais pu jouer la fanatique aussi bien qu'elle le joua, en s'exposant hardiment comme elle fit dans les combats, si elle n'avait pas cru être inspirée. Il y avait donc fanatisme véritable du côté de la fille, et habileté à le mettre en œuvre du côté du comte de Dunois et de la belle Agnès Sorel ^. ))

La fin du règne de Charles VII, et la révolte du dauphin contre son père, sont prétextes à l'abbé pour revenir sur les avantages de la diète européenne, du scrutin perfectionné et du collège des Dauphins qui sont des « préservatifs sûrs contre cette espèce de maladie où les monarchies sont sujettes ^. »

Louis XI « croyait au paradis et à l'enfer, mais il était dans l'erreur populaire de croire qu'avec des pèlerinages, avec beau-

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