‹ L'abbé de Saint-PierreChapitre 180 sur 287 · Ihid., p · texte numérisé non relu

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coup de messes et beaucoup de prières récitées sur son chapelet, avec la vénération pour les reliques, avec les fondations pour les prières, il pouvait être injuste sans avoir à craindre l'enfer ^. »

La conquête de Naples sous Charles VIII, quoique très heureuse, fut très imprudente ^. Louis XII est un prince généreux mais trop confiant ; c'est lui qui commença à vendre les charges publiques, ce qui nous vaut de nouvelles considérations sur la vénalité et sur le scrutin perfectionné. François I^^ a eu tort de conquérir le Milanais. « Il est vrai qu'il y avait droit, mais quand un droit doit coûter vingt fois plus qu'il ne vaut, rien n'est plus prudent que de l'abandonner ^. » Au surplus, ce roi était jeune, courageux, mais mal conseillé et mal entouré ; beaucoup de valeur et peu de prudence * ; esprit vif qui ne pouvait s'appliquer longtemps ; bon et brave gentilhomme, d'un bon commerce, aimable dans la société, mais de capacité médiocre ^, voilà François I®^.

Sur les « Troubles causés par la différence de religion », l'abbé fait une remarque générale : « C'était, dit-il ^, une maladie d'Etat d'autant plus difficile à prévenir et à guérir que c'est une maladie populaire fondée sur l'ignorance et par conséquent sur la superstition qui produit l'intolérance dans le parti le plus fort » et il ajoute un peu plus loin ^ : « Ces sortes de maladies ne seront plus si à craindre à l'avenir, parce que les sciences ont pris depuis quatre-vingts ans beaucoup d'accroissement » et que nous sommes « plus tolérants que nos sots ancêtres persécuteurs ».

Henri II érigea en duchés Aumale et Montmorency ^, et l'abbé résume son Projet pour rendre les titres honorables plus utiles à VEtat. Le règne de François II fut très agité par les factions du peuple « causées par les disputes entre les théologiens sur la nécessité de telles ou telles cérémonies extérieures et de certaines opinions ou formules incompréhensibles ^ », et l'abbé

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