‹ L'abbé de Saint-PierreChapitre 33 sur 287 · E. GouMY, o'p, cit., j · texte numérisé non relu

E. GouMY, o'p, cit., j

2, Premier discours de M. Vahhé de Saint-Pierre sur les travaux de V Académie française. Second discours de M. Vahhé de Saint-Pierre. Donné le 26 7nai 1714 sur les travaux de V Académie. Ces deux discours imprimés sans titre général, sans mention d'imprimeur ni date, forment un volume

LE MEMBRE DE l'aCADÉMIE FRANÇAISE 49

Deux ans avant son entrée à l'Académie française, l'abbé de Saint-Pierre avait acheté la charge de premier aumônier de Madame, non pas comme une sinécure et pour la vaine satisfaction de porter un titre recherché ; mais le réformateur, qu'était notre abbé, voulait avant tout voir de plus près à Versailles les principaux personnages du royaume, apprécier leurs talents, juger « s'ils étaient plus heureux et plus habiles à se rendre heureux que les simples particuliers ». Il désirait aussi connaître plus exactement les principaux ressorts du gouvernement afin de les perfectionner « soit pour augmenter la gloire de celui qui gouverne, soit pour augmenter les avantages de ceux qui sgnt gouvernés ^ ».

Quelques années après, le 4 janvier 1697, il écrivait à madame de Lambert une lettre qu'on nous permettra de reproduire presque entièrement à cause des nombreux détails qu'elle nous donne sur la vie de l'abbé de Saint-Pierre à cette époque ^. Elle nous le montre, du reste, dès ce moment, tel qu'il doit rester jusqu'à la fin de sa vie.

de quatre- vingt dix-huit pages. (Cf. Bibliothèque Nationale, X, 3819).

Le premier discours, qui comprend douze articles dont le dernier est . intitulé : Histoire de V Académie, se termine par cette mention : « Ce discours fut communiqué en manuscrit au mois d'octobre 1712. On en tira quarante copies, pour les quarante académiciens, sur la fin de 1713. » Ajoutons que l'Académie avait fait imprimer à ses frais les quarante exemplaires, en même temps que les discours de Valincourt et de Fénelon, et que le 25 octobre 1714, jugeant que ces discours étaient suffisants pour l'instruction de tous les académiciens, elle décida « après une longue délibération » que les autres confrères qui auraient donné des avis détaillés sur les occupations de l'Académie « les feraient imprimer à leurs dépens s'ils en avaient envie, après qu'on les aurait lus à l'Académie. » (Procèsverbal du 25 octobre 1714).

Le second discours, donné en 1714, a pour but de concilier l'avis de l'abbé Genest et celui de Valincourt en proposant « que de trois joiu-s de la semaine on en prenne deux pour la grammaire... im... pour les observations critiques. »

Ces deux discours ont été réiuiprimés en tête de l'Histoire de l' Acadéinie de Pellisson. Amsterdam, Frédéric Bernard, 1717, et dans le tome XII de Y Histoire de la République des Lettres, par Masson.

Page 1