‹ L'abbé de Saint-PierreChapitre 5 sur 287 · Décédée à Fabbaye de Montivilliers en avril · texte numérisé non relu

Décédée à Fabbaye de Montivilliers en avril

de baptême existe encore aux archives de la mairie de Saint- Pierre-Eglise : « Le quatorzième jour du mois de février 1658, furent baptisés Charles-François et Marie-Thérèse, enfants du sieur baron et dame de Saint-Pierre. Ledit Charles-François tenu et nommé par le sieur de Néville ^ et ladite Marie-Thérèse par la dame de Mesnileury ^, en présence du sieur de Mesnileury. w

Le château qui dresse à deux cents mètres du bourg de Saint- Pierre-Eglise sa sévère et majestueuse façade au bout d'une longue avenue de chênes séculaires, n'est pas celui où l'abbé a vu le jour. Du manoir où il est né et qui était, croyons-nous, d'architecture et de proportions beaucoup plus modestes, il ne reste plus aujourd'hui que les communs ^.

La famille de Saint-Pierre, dont le nom patronymique était Castel, appartenait à la bonne, sinon à la meilleure noblesse de Normandie, malgré les dires de Saint-Simon qui essaie de mettre en doute la qualité de ses parchemins ^. A propos d'un frère de l'abbé, que nous rencontrerons plus tard en qualité de premier écuyer de la duchesse d'Orléans, épouse du Régent, voici ce qu'il écrit : « Saint-Pierre — c'est du premier écuyer qu'il s'agit — homme froid, se piquant de lecture et de philosophie... était un très petit gentilhomme de Basse-Normandie, si tant est qu^il le fût bien. M. le duc d'Orléans n'en- faisait pas grand cas ^. »

Si tant est qu'il le fût bien !.. En jetant là négligemment cette incidente, Saint-Simon s'est fait le complaisant écho d'une lettre anonyme adressée en 1701 au duc d'Orléans contre la noblesse des Castel. On y affirmait que le grand-père de l'abbé était tanneur, que son père avait acheté une charge pour s'exempter de la taille et que lui-même, « ayant été inquiété par le traitant

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