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LE CLUB DE l'eNTRESOL. LES RELATIONS FÉMININES 85
seulement, il disait : « Elle danse bien, mais ne sait pas marcher. » Un jour, entendant une jeune et jolie femme s'exprimer avec beaucoup de grâce sur un sujet frivole il s'écria : « Quel dommage qu'elle n'écrive pas ce que je pense ! » Une autre fois, se trouvant à Versailles où l'appelait sa charge de premier aumônier de la duchesse d'Orléans, il fut rencontré par un évêque qui lui dit? croyant faire une excellente épigramme : « Quel séjour pour un philosophe ! — Pensez-vous, répliqua- t-il, qu'il vaille mieux pour un évêque ! » C'est lui qui a écrit : « La plupart des jolies femmes sont des énigmes qui amusent agréablement jusqu'à ce qu'on les ait devinées ^. »
Mais, « les gens à bons mots et ceux qui jouent le rôle de bouffons ne plaisent pas longtemps ^ » aussi préféra-t-il être celui qui rend service. Grâce à lui, madame de Staal, alors mademoiselle de Launay, fut attachée à la maison de la duchesse du Maine dont elle gagna la confiance ^.
L'abbé était aussi un bon conseiller et plus d'une jeune femme recourait à son expérience. A l'une d'elles qui allait faire son entrée à la Cour, il écrivait : « En général, parler moins à la Cour qu'à Paris, surtout les premiers six mois ; que l'on dise : Elle est fort civile, fort polie, mais elle parle peu. Elle craint encore plus de blesser qu'elle ne désire de plaire, et comme la cour est pleine