‹ L'abbé de Saint-PierreChapitre 86 sur 287 · Le landgrave se convertit en 1652 au catholicisme · texte numérisé non relu

Le landgrave se convertit en 1652 au catholicisme

2. Recueil de diverses pièces sur la philosophie... etc., par MM. Leibniz, Clark... et autres auteurs célèbres. Amsterdam, 1720, t. II, p. 170.

3. On peut encore ajouter à la liste des prédécesseurs de l'abbé : Neu- MAYR avec son ouvrage Van Friedens Haudlungen (1624) et W. Perin, An Essay on the présent and futur Peace (1693).

l'abbé de saint-pierre politique

nous trouvons le même principe : Que le seul moyen de supprimer à jamais la guerre est Valliance générale des souverains d'Europe réglant par voie d'arbitrage tous les différends qui pourraient s'élever entre eux. Seulement, Cruce s'en est tenu aux généralités et n'a pas poursuivi plus avant son travail, tandis que le principal dessein de l'abbé a été de formuler des règles pratiques pour l'établissement de la diète européenne. Il les a exposées en cinq articles fondamentaux qui constituent le fond de son projet.

Le premier de ces articles établit entre les souverains adhérents une alliance perpétuelle ayant pour base, au point de vue de la délimitation des frontières, la possession et les traités en vigueur. Le but de cette alliance était de procurer à ses membres et à leurs successeurs « durant tous les siècles à venir » neuf effets principaux, à savoir (nous citons les propres expressions de Fabbé) : « 1^ ... une sûreté entière contre les grands malheurs des guerres étrangères. 2^ ...une sûreté entière contre les grands malheurs des guerres civiles. 3^ ... une sûreté entière de la conservation de leurs états. 4^ ... une sûreté beaucoup plus grande de la conservation de leur personne et de leur famille dans la possession de la souveraineté selon l'ordre établi dans la nation. 50 . . . une diminution très considérable de leur dépense militaire, en augmentant cependant leur sûreté. 6° ... une augmentation très considérable du profit annuel produit par la continuité et la sûreté du commerce. 7^ ... le perfectionnement des lois et des règlements... 8^ ... une sûreté entière de terminer plus promptement sans risques et sans frais leurs différends futurs. 90 ... une sûreté entière de l'exécution prompte et exacte de leurs traités passés et futurs ^. »

Le second article obligeait chacun des alliés à contribuer tous les mois, à proportion des revenus annuels et des charges de son état, à la sûreté et aux dépenses communes ^.

Le troisième soumettait les différends à l'arbitrage des puissances étrangères au litige, les alliés renonçant pour toujours, en leur nom et au nom de leurs successeurs, à la voie des armes ^. Les trois quarts des votes étaient nécessaires à une sentence

1. Abrégé du Projet de Paix Perpétuelle. Edition de 1738, p. 21-22.

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