‹ L'abbé de Saint-PierreChapitre 96 sur 287 · Ouvrages de politique et de morale, t. XVI, p · texte numérisé non relu

Ouvrages de politique et de morale, t. XVI, p

3. Dans les papiers de M. Genty se trouve une autre lettre du cardinal de Fleury datée du 17 février 1734, qui accuse réception d'un mémoire d'observations. « Elles sont assurément très sages et très judicieuses, dit-il,

l'abbé de saint-pierre politique

Dans les seize tomes de ses ouvrages de apolitique et de morale, qu'il fit éditer à Rotterdam ^, nous trouvons de nombreuses observations sur le même sujet : Paix perpétuelle, Arbitrage, Diète européenne. En général, ces observations sont très courtes, huit à dix pages tout au plus ^. Citons-en quelques-unes. Avantages que les alliés de VEmpereur trouveront à préférer le traité d^alliance générale pour rétablissement de la Diète européenne au traité d^une alliance partielle pour faire durer V équilibre ^. — Observations sur les intérêts des souverains de V Europe à Voccasion du traité signé à Vienne le mars 1731 entre VEmpereur et le roi d"" Angleterre, et les traités subséquents signés à Séville, à Vienne et à Florence ^. — Il est possible de procurer la paix à l'Europe et de la rendre solide. Décembre 1733 — Projet pour parvenir à la paix. Février 1734 ^. — Nul souverain n'a tant d'intérêt à signer les cinq articles fondamentaux que le roi d'Espagne'^ . — Sur les moyens de faire présentement une paix durable ^. — Contre l'avis de quelques Français qui voudraient que la France armât puissamment. Avril 1741 ^, etc..

On se bat avec les Autrichiens à propos de la succession de

mais pour les mettre en pratique il faudrait que les puissances de F Europe se réglassent par la justice, et on est certainement très éloigné d'être à ce point. ))

1. « Mes ouvrages sont plus connus des lecteurs étrangers que des lecteurs français : C'est que la plupart ont été imprimés à Rotterdam chez Beman ; peu ont été imprimés à Paris, à cause d'une espèce d'inquisition qui y est sur les livres, qui rebute les auteurs mêmes qui n'ont que de 43onnes intentions. (Ms. Genty. Sur la seconde édition de mes ouvrages).

2. Nous connaissons la raison de cette brièveté par une lettre de l'abbé de Saint-Pierre à d'Argenson. En décembre 1731, l'année où l'Entresol fut fermé, d'Argenson se proposait d'envoyer au cardinal de Fleury, alors ministre, un projet sur la réforme de la taille et auparavant il le soumit à l'abbé. Celui-ci, après en avoir pris connaissance, renvoya le manuscrit avec quelques remarques. « Il faut compter que si le mémoire passe sept ou huit pages, disait-il, le cardinal ne le lira point et le renverra au contrôleur général. Mais l'auteur peut le réduire à huit pages s'il n'y veut parler que de la nécessité de faire cesser les grandes pertes annuelles que la répartition arbitraire de la taille cause à l'Etat. »

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