‹ L'abbé et les mousquetairesChapitre 6 sur 10 · CELA DEVAIT FINIR AINSI · texte numérisé non relu

CELA DEVAIT FINIR AINSI

Pendant que la duchesse de Luynes s'occupait activement, le duc, de son côté, ne restait pas inactif , et malgré sa promesse de ne rien entreprendre jusqu'au lendemain , il faisait écrire au marquis de Comballet pour le

prévenir qu''il avait rompu, en son nom , avec mademoiselle de Yignerod, et en même temps, il s'excusait, dans un billet fort laconique, adressé à Tévèque de Luçon , de ne pouvoir remplir la promesse qu'il lui avait faite , louchant le mariage de sa nièce , avec le marquis de Comballet , car celui - ci , par un caprice inconcevable, rejetait ce qu**!! avait d"'abord désiré si ardemment.

Ces deux billets, dictés à la hâte a un secrétaire novice qui , entré en fonctions de la veille, se voyait déjà sans emploi. — L'indisposition du duc avait grandie en passant par les antichambres, oîi on disait que sa vie était en danger. — Cette préoccupation , naturelle chez un homme qui se voit menacé dans ses moyens d''existence , occasionna la plus singulière méprise. Le billet que M, de Luynes voulait envoyer à son neveu, portait pour suscription : A M. l'évéque de Luçon;

tandis qu''on lisait sur celui qui était destiné au prélat ; A M. le marquis de Comballet , lieutenant des Mousquetaires de la maison du roi; cette dernière qualité, que M. de Comballet ne se connaissait pas , était une surprise que le duc de Luynes lui ménageait pour cadeau de noces ; le mariage étant rompu , le brevet de lieutenant devenait une consolalion puissante , un dédommagement qui devait faire oublier au marquis de Comballet les charmans attraits et les beaux yeux de mademoiselle de Vignerod.

Les deux billets, ainsi étiquetés, furent envoyés par des piqueurs qui se dirigèrent aussitôt , Tun vers Paris , l'autre du côté de Tabbaye de Saint-Ouen , oii M. de Comballet élait allé voii' une vieille parente qui s''y était retirée dans Tespoir de s''aplanir le chemin du ciel, dont pendant soixante ans elle n''avait pris nul souci.

Au moment où Tun des piqueurs du duc de Luynes mettait pied à terre dans la cour de la chëtive maison qui devait , quelques anne'es plus tard, faire place au somptueux palais Cardinal, Tévéque de Luçon allait monter en carrosse pour se rendre à Saint-Germain, oîi il emmenait un notaire, afin d'arrêter les bases du contrat que le roi avait promis de signer le lendemain.

L''arrive'e du piqueur suspendit les préparatifs de départ auquel Tévéque de Luçon donnait le coup-d'œil d'un maître prudent; il lut avec attention , mais non sans surprise , Tétrange billet dans lequel M. de Luynes prévenait son neveu de la rupture du mariage projeté, et de Pexil qu''il croyait prudent c!c lui imposer pour ne point démentir, par sa présence , les raisons qui seraient alléguées auprès de Tévéque de Luçon pour justifier

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rubaudon qu'il faisait de ses prétentions à la main de mademoiselle de Vignerod.

L'e'minence, malgré la gravite' qu''un homme d'église doit toujours afficher, Téminence aimait à rire , et applaudissait volontiers à une plaisanterie, quand celle-ci ne manquait ni d'esprit ni d''à-propos , mais dans cette circonstance , le tour cj[u''on voulait lui jouer ne la divertit que médiocrement , et après avoir réfléchi quelques instans à ce qu''il convenait de faire pour sortir de cette fausse situation , l'évéque de Luçon se décida à brusquer Pévénement, et s'^élança dans son carross» en criant au piqucur qui était déjà en selle :

— Dites à votre maître que je lui porterai moi-même la réponse à son billet.

Le piqueur lança son cheval et partit au galop , tandis que le cocher de Téminence sor-

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tait avec de grandes précautions de la cour étroite a la porte de laquelle une nuée de mendians , de curieux et de dévots attendaient la bénédiction et les aumônes du prélat qui avait une grande réputation de charité , seulement dans le quartier qu''il habitait.

L'*évêque de Luçon se rendit à Saint-Ger main en commentant toutes les phrases du billet qu^une erreur lui avait fait parvenir ; le mauvais vouloir que le duc de Luynes laissait paraître ne Tétonna point ; un revirement de faveur pouvait le lui avoir inspiré , et comme Tévêque de Luçon n''avait pas vu le roi depuis deux jours, il pensa fort judicieusement que son propre crédit étant menacé d''une disgrâce , M. de Luynes n"'avait voulu se compromettre par une alliance qui le contraindrait de blâmer les rigueurs qui allaient atteindre la maison de Richelieu.

N''importe 1 se dit Téminence , la partie

est engagée, je la jouerai, dussé-je la perdre... toutefois essayons de la gagner.

Armand Du Plessis y rêva pendant les deux heures qui s''écoulèrent entre son départ de Paris et son arrivée au château de Saint-Germain; et malgré les ordres que la duchesse de Luynes avait donnés avant de sortir, il pénétra dans les apparlcmens du duc , après avoir eu le soin , toutefois , de faire prévenir mademoiselle de Vignerod de ne point se livrer au sommeil , attendu qu''il pouvait avoir besoin d'elle d''un moment à Tautre.

L'embarras de M. de Luynes avait été grand en apprenant que Tévéque de Luçon se disposait à venir le voir, et quand on vint lui annoncer que Péminence descendait de carrosse , puis , quelques instans après , qu''en dépit d''une défense formellement exprimée , monseigneur Févéquede Luçon s'hélait installé

dans rantichambre en annonçant qu*'il attendrait patiemment le réveil de M. de Luynes pour lui offrir les consolations de la religion ; quand le duc se vit ainsi menacé d''une explication pénible et difficile , il remercia , du fond du coeur, la duchesse de l'ingénieux moyen qui lui permettait de ne point recevoir l'importune visite qui s'annonçait avec tant d'instance.

— Je ne peux voir personne , balbutia péniblement le duc, à Toreille de son valet de chambre , qui s'était penché sur sa couche pour prendre ses ordres.

Ce désir, ainsi formulé, arriva à l'évéque de Lùçon tout défiguré; \eJe ne peux voir personne ; se changea en Je ne veux voir personne , aussi cette réponse arracha-t-elle a Téminence une exclamation de dépit , et sa mauvaise humeur lui suggéra une démarche

qui, en faisant cesser son incertitude, devait lui apprendre toute Tétendue de son maU heur.

Ce fut chez le roi que le prélat se rendit en sortant de Pantichambredu duc de Luynes ; et tandis que le premier ministre se félicitait d'avoir lassé la patience de Fliomme le plus persévérant et le plus tenace , celui-ci abordait le roi la tristesse au front; Pair contrit et peiné , que le malin évêque feignait de vouloir dissimuler , ne pouvait échapper à Louis XIII qui se faisait un devoir d''étudier le visage des personnes admises dans son intimité; la subite maladie de M. de Luynes et son refus de recevoir les consolations de la religion servirent de texte aux déclamations hypocrites de révéc[ue de Luçon , qui sut habilement offrir ses services au roi , dans le ca* où un destin rigoureux le priverait des lu-

mières et du dévouement de son premier ministre,

— Le duc n'a point voulu affliger votre majesté, ajouta Téminence ; mais depuis quelque temps , sa santé chancelante ne lui permettait plus de se livrer aux travaux sérieux dont son titre de premier ministre lui fait une obligation sacrée ; il a voulu lutter avec le mal qui le dévore , mais ses forces ont trahi son courage , et aujourd'hui. . .

— Je vous comprends , M. de Luçon , interrompît le roi d''un ton bref, le duc de Luynes a trop d'ambition pour songer à une retraite honorable , il veut mourir notre premier ministre... Cest un désir que notre prudence nous défend d'exaucer... la sûreté du royaume pourrait se trouver compromise si je laissais ses destinées dans des mains dér biles.

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Et tout en parlant, le roi parcourait à grands pas le salon dans lequel Tévéquc de Luçon Tavait rencontré ; par intervalles , sa majesté s'arrêtait » murmurait quelques mots inintelligibles pour Péminence , et lui lançait des regards significatifs, mais que monseigneur de Luçon ne pouvait comprendre car il ignorait qu''une heure avant son arrivée, Anne d''Autriche avait décidé le roi a le prendre pour premier ministre quand le duc de Luynes songerait à se retirer de la cour. Cette promesse , que de vives instances lui avait arrachée , le moment était venu de la remplir, et après quelques instans d'hésitation , car Louis XIII éprouvait toujours une extrême répugnance à prendre une détermination , il dit, en élevant la voix :

— M. de Luçon , nous avons eu déjà Toccasion d'apprécier vos services dans plusieurs circonstances fort difficiles; vous ne voulez,

j''en suis persuadé , que le bonheur de mes sujets et la dignité du royaume que nous tenons du roi , notre père et de la volonté d(î Dieu ; je vous confie les destinées de la France ; qu'elle soit respectée au-dehors, tranquille et heureuse au-dedans , et vous remplirez dignement les fonctions importantes que je vous confère.

L'éminence était venue pour se justifier des torts imaginaires qu'elle supposait avoir été, inventés par ses ennemis, et au lieu d''une disgrâce, donteîlese croyait menacée, c''était le comble de la faveur, de Félévation dont le roi récompensait des services auxquels on aurait pu donner le nom de tortueux , tant ils avaient été calculés à l'avance pour être envisagés de plusieurs manières , suivant les circonstances»

M. de Lucon fut bref dans ses remerci-

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mens ; il savait que le roi délestait les harangues et les longs compliniens, aussi les abrégea-t-il pour aller proclamer sa victoire chez le duc de Luynes , auquel il fit parvenir le billet suivant :

« Monsieur le duc,

» Avant de retourner à Paris, j'aurais voulu » être le premier a vous apprendre que sa » majesté a daigné me confier la direction » des affaires et le titre de président de son » conseil des ministres ; votre maladie pou- » vantse prolonger, sa majesté a dû faire un » choix dont la maison de Richelieu a le droit « de s*" enorgueillir ; cette haute dignité m'ai- » dera peut-être a établir convenablement » ma nièce , dont M. de Comballet, docile » a vos ordres , refusera publiquement la » main.

» C'est de la fatuité que je punirai en ré-

» voquant son brevet de lieutenant de mous- » quelaires.

» Les regrets des fiances, que vous de'suw nissez, seront également partagés; c''est » encore une manière de se consoler d'Otto » malheur qui nous atteint.

)) Armand Du Plessis de Richelieu ^

» évêque de Luçon et premier ministre. »

L'ëminence ne quitta pas imme'diatement Saint-Germain, elle attendit la réponse de son billet; M. de Luynes n''abusa pas de sa complaisance ; Tétrange nouvelle qui lui parvenait le guérit subitement et lui rendit ses forces et son énergie , et tandis qu'il se faisait habiller en toute hâte , ses laquais préparaient le grand salon de réception , allumaient les lustres , plaçaient des fauteuils autour d*'une table qui en occupait le centre ; le meilleur coureur des

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écuries du duc avait été monté par son plus habile écuyer, qui avait pris aussitôt la route de Saint-Ouen , où il devait trouver le marquis de Comballet; Tordre de Pamener au plus vite avait été donné verbalement par le duc de Luynes , lui-même , et pendant que cet envoyé crevait un cheval de mille écus, pour mériter les éloges de son maître , le marquis de Comballet arrivait a franc-étrier avec le piqueur qu'on lui avait envoyé , et qui pour abréger la route, lui avail fait coupera travers champs et moissons ; mais ceci importait peu aux deux cavaliers qui avaient ainsi gagné une heure au moins.

C'était un siècle pour Tamoureux Comballet qui arriva la rage dans le coeur et la menace a la bouche , car il avait compris que son oncle le regardait comme le docile instrument de toutes ses volontés , aussi accouraitil bien décidé a lui déclarer hautement qu'ail I. i4

épouserait mademoiselle de Vignerod, en dépit de tous les obstacles , et de lui-même , s'il persistait à s''opposer à Tliymen qu'il désirait si ardemment.

Une explication , qui n'hélait ni sincère , ni loyale , mais dont les résultats donnaient une entière satisfaction a Févéque de Luçon , sans blesser Torgueil de M. de Luynes , cette explication , qui avait tout concilié , épargna la peine , a Timpétueux Comballet , d'éclater en reproches et de se livrer à ses emportemens ; aux premiers mots qu'ail articula , le duc de Luynes répondit par cette phrase :

— Nous allons signer votre contrat de mariage avec mademoiselle de Vignerod.

Et en effet , la charmante nièce de Tévéque de Luçon entrait , magnifiquement velue et étincelante de diamans , dans le salon qui resplendissait des feux de quatre-vingts bougies;

la duchesse de Luynes , qui revenait de son rendez-vous avec Alfonse Ruccelaï , apprit ce qui se passait , et tout en cherchant a devinercomment un aussi prompt raccommodement avait pu s'opërer entre son époux et l'adroite éminence , la duchesse signa le contrat de mariage qui allait la délivrer des obsessions d'un. homme pour lequel son cœur n''éprouvait encore qu'une tendre amitié.

La prudente duchesse n'avait pas voulu attendre que ce sentiment devînt plus vif et plus impérieux, sa coquetterie lui faisait redouter une défaite, qu'elle rendait im-, possible, en se donnant une rivale aussi jolie que mademoiselle de Vignerod.

Minuit sonnait quand cette révolution domestique , à laquelle oh pouvait donner le nom de conspiration conjugale , fut scellée par des signatures et Ifes dons mutuels que se

faisaient les deux e'poux; le duc de Luynes se montra d'une ge'nérosite' vraiment prodijjue , et Tévéque de Luçon d'une grande facilité de promesses pour Ta venir, promesses qu'il se flattait de pouvoir aisément réaliser ; aussi l'accord le plus parfait régna-t-il pendant le reste de la nuit.

L'évèque de Luçon ne retourna pas a Paris, et accepta l'appartement que la duchesse de Luynes lui offrait, et en se levant pour s'y retirer, il prit M. de Luyr.es à part et lui dit , d'un accent pénétré : Qu'il espérait que sa majesté annulerait la décision qui le nommait premier ministre, et qu'au surplus, il n'en exercerait les fonctions que si lui-même le lui permettait.

T'î— Je n'ai pas oublié , monsieur le duc, dit le prélat en terminant cette profession de foi , que c'est à vous , a votre protection que

je dois de n'avoir pas été enveloppé dans la disgrâce qui frappa le maréchal d"" Ancre ; vous m'avez conservé , dans ces temps difficiles , mon entrée au conseil des ministres ; ma reconnaissance me fait un devoir de ne point usurper une place qui vous appartient; dès demain, je supplierai sa majesté d'accepter ma démission.

Le duc de Luynes exhala , en termes pompeux, son admiration pour un désintéressement aussi rare, et pendant qu*"]! s'humiliait devant la feinte modestie du prélat, mademoiselle de Vignerod jouait de la prunelle et étudiait des mines agaçantes dans une glace qui reflétait sa charmante personne; et son fiancé , le beau marquis de Gomballet disait à la duchesse, dont le mélancolique regard avait rencontré le sien :

— Adorable tante , ma docilité a vous obéir

devrait vous servir d'exemple , et à votre tour ne sentez-vous pas le besoin dq consoler celui que vous avez si cruellement affligé !

— Non , monsieur le marquis, répliqua la duchesse, celle qui vous a inspiré un légitime amour doit remporter sur moi et vous consoler d''une disgrâce qui n'afflige que votre amour-propre. Vous serez sage et vertueux , parce que je. l'aurai voulu , ajouta-t-elle en souriant malicieusement.

'Cette nobfe compagnie quitta le salon et alla se livrer au sommeil, qui fut rebelle à plus d'une paupière , car les événemens de la journée étaient de nature à faire naître une vive agitation dans l'âme la plus habituée aux capricieuses velléités de l'aveugle fortune.

Quand le marquis Alfonse Ruccelaï se présenta à l'hôtel que l'évéque de Luçon habitait à Paris , il apprit que son émincnce était par-r

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tie pour Saint-Germain, la veille au soir; ce premier échec ne découragea pas Tentreprenant Italien, qui, après quelques ins tans de repos , se remit en route , et sans s''arréter, vint descendre a Tentrée de Pavenue qui conduisait au château.

Deux nouvelles Ty accueillirent en même temps ; la première lui fut rapportée par le maréchal de Bassompierre; celui-ci, en habile courtisan, criit devoir féliciter le protégé sur l'élévation du protecteur ; et comme on disait hautement que Tévéque de Luçon s'était servi du marquis Alfonse Ruccelaï, pendant son voyage en Italie , et son séjour à Rome , pour obtenir du saint-père le chapeau de cardinal , le maréchal de Bassompierre , qui malgré son esprit , avait le travers de n'estimer que ceux qui s'élevaient, se montra, en cette occasion , prodigue de complimens , et en quittant Ruccelaï, il lui dit en souriant :

— Monsieur le marquis , les Richelieu feront souche de ducs et de grands dignitaires du royaume , ils ont maintenant à leur tête un premier ministre !

— Et le duc de Luynes , qu''est-il donc ? se demanda Ruccelaï en poursuivant sa course et en pénétrant dans Tintérieur du château ; voyons ce qui se passe chez lui.

Une femme du service de la duchesse de Luynes le lui apprit en refusant d''annoncer sa visite.

— Madame la duchesse ne recevra pas ce matin , lui dit-elle ; la veillée s''est prolongée plus que de coutume , ajouta-t-elle d''un ton qui sollicitait une indiscrète question. Elle ne se fit pas attendre.

— Et pourquoi? dit Ruccelaï.

— Parce que nous avons marié mademoi-

selle de Vignerod au marquis de Comballet.

— Ce mariage s''est fait cette nuit? dit Ruccelaï qui ne comprenait plus Tulilitë de la démarche que la duchesse avait faite près de lui.

— Ce mariage s''est fait cette nuit , reprit la femme du service de la duchesse en riant malicieusement.

— Et le duc de Luynes y assistait ! demanda encore Ruccelaï, dont Timagination s''e'garait en conjeclures.

— Monseigneur y assistait,

— Allons ! c''est une partie perdue , se dit Tofficieux Italien en sortant de l'antichambre ; mon pauvre Georges est victime d\ine amoureuse déception dont il se vengera... quand je devrais lui en fournir les moyens , ajouta le marquis avec le ton de ramerlume; n'ai-je

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