Magna Bibliolh. Vet. Patrum (1G44), t. VI, c
2. Le nis., aujourd'hui à la Biblioth. Nat. (Syr. 74), porte 1503 (au lieu de 1903) — 1281 de l'ère chrétienne.
Grégoire, qui n'est autre que le célèbre écrivain Bar Hebrœus.
14° Liturgia sancti Pétri principis Apostoloriwi. Incipit : Eœcelse, qui es ante ssecula. Elle diiïère de celle du missel maronite. Renaudot n'indique pas les manuscrits dont il s'est servi.
15° Liturgia sancti Clementis Romani. Incipit : Bevs qui es mare ineffabile caritatis. C'est dans tout l'Orient la seule anaphore qui porte le nom de ce pape. Elle est, au surplus, dit l'éditeur, d'époque assez moderne, ne présentant ni la simplicité ni la sobriété de termes des anciens, mais les métaphores qui signalent d'ordinaire les œuvres modernes. Une prière beaucoup plus longue que de coutume sépare la formule de la consécration de l'épiclèse ; celle-ci contient une expression assez rare : Mitte... spiritum tuum sanctum... qui a te ahsque i?iitio procéda^ per iinigenitiim Filium tuum. La version a été faite sur le ms. n° 3921 de Colbert (Bibl. Nat., 76).
16^ Liturgia sancti Dionysii Athenarum episcopi. Incipit : Domine Beus qui es simplex. Les œuvres du Pseudo- Aréopagite ont été connues des Orientaux monophysites, dès le vi^ siècle.
17° Liturgia sanctiignatii. Incipit : Beus Pater sancte genitor propaginis œternœ. Son style fleuri appartient à une époque plutôt moderne de la littérature syriaque. Peut-être doit-on en attribuer la paternité à un des patriarches jacobites qui portèrent le nom d'Ignace?
18° Liturgia sancti Julii papœ romani. Incipit : Deus Pater omnipotens qui es carilas vera. Elle contient dans les diptyques le nom de Sévère d'Antioche. La raison de
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ratlribution est la même que pour la liturgie de saint Sixte.
19° Liturgia sancti Joannis Chrysoslomi. Incipit : Domine Deus omnipolens . Diiïérente de celle qui est dans le missel maronite et qui appartient à Jean de llarran. Elle n'a aucun trait de ressemblance avec la liturgie grecque* de même nom. Le traducteur ne dit pas de quel manuscrit il s'est servi.
20° Liturgia Dioscori patriarcTise Alexandrini. Incipit : Beus fons tranquillitatis . Selon Renaudot, malgré le rôle très important que joua Dioscore d'Alexandrie à la tête de l'opposition monophysite, avant, pendant et après le concile de Chalcédoine, rien ne permet de croire que cette anaphore doive lui être attribuée. Quelques expressions très particulières sont à noter, par exemple celle-ci : a Natus est nativitate carnali et non phantastica », sans doute dirigée contre les eutychiens et les apollinaristes, et cette autre qui pourrait prêter à croire que les Syriens attribuaient une efficacité moindre aux sacrements administrés par des ministres indignes : « nec propter opei^a nostra odibilia prives populum tunm fidelem dono cœlesti » .
21° Liturgia Philoœeni episcopi Mabugensis seu Hieropolitani. Incipit : Deus vita omnium, lux.,. Ce Philoxène (mort en 511) est bien connu dans l'histoire des Églises syriaques. La version a été faite principalement sur le manuscrit n° 3922 de la Bibl. de Colbert (aujourd'hui Bibl. Nat. 72,). On n'a, selon l'éditeur, aucun motif d'attribuer à ce Philoxène la composition de cette liturgie'.
t. M. R. Duval, la Liltéj^atui'e syriaque^ 2" cdit., p. 358, cite trois liturgies mises sous le nom de Philoxène.
22° Liturgia Philoxeni II" HieropoUtani. Incipit : Domine Deus poiens et incomprehensibilis . D'après le même manuscrit. Elle a, dit Renaudot, des caractères indéniables de parenté avec la précédente.
23*^ Liturgia Severi Antiocheni^ quœ in aliis codicihus Timothei Alexandrini dicitur. Incipit : Deus opifex omnium. Sévère d'Antioche fut l'un des plus énergiques adversaires du concile de Chalcédoine. Le texte est d'un style simpleet ferme, bien digne des premiers siècles de la littérature syriaque ^ Une formule du memen/o est particulièrement intéressante, c'est celle où priant Dieu de se souvenir des évêqueset docteurs de l'Eglise et surtout de «Jacques, le prince des évêques » (Jacques Baradée), on lui demande de leur accorder la vision béatifique, comme s'ils n'en jouissaient pas encore : Lsetifica per visionemvultus tui. Renaudot, sans expliquer l'attribution de cette liturgie faite par son manuscrit à Timotliée d'Alexandrie^, dit simplement que les manuscrits où on la trouve sont peu nombreux ^.
24° Liturgia Jacohi cognomento Bordayœi^ seu^ ut Grœci pronunliant^ Baradati. Incipit : Deus Pater pacis^ sanctissime. [.'éditeur ne paraît pas très informé sur ce Jacques Baradée (de qui les Jacobites tirent leur nom). Il n'en sait que ce que disent les historiens nestoriens Amr et Mari. On a publié depuis de nombreux documents qui permettent de retracer la vie de ce personnage avec
1. Il est à remarquer que Sévère écrivait en grec, et que la traduction d'une liturj,Me authentique de cet auteur présenterait i)robablenient de nombreux hcllénisines.
2. Timotliée et Sévère vécurent ensemble (juelque temps à Constantinople sous la protection de l'impératrice Théodora.
3. Peut-être s'est-il servi du manuscrit 24l)'i de Golbert (Bibl. nat., 75, f. 130), qui donne la double attribution, telle que lécrit l'éditeur.
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assez (le certitude. L'anaphore a un caractère assez combatif. Jacques Baradée est seul mentionné nommément au Mémento parmi les Pasteurs, Docteurs de rÉglise et Apôtres de l'Évangile ; Jésus-Christ, pour la matière de la consécration, accepit panem communem\ Aucune indication sur le ou les manuscrits qui ont servi de base à la traduction ^.
25° Lilurgia sancti Jacobi Episcopi Botnanensïs et Serugensis^ Syrorum Boctoris, qui Tabelita etiam vocatur. Incipit : Deiis Pater ^ qui es tranquillitas. Renaudot n'est pas bien renseigné sur la géographie de Botnan et Saroûg, qu'il prend pour deux villes distinctes*^. Au sujet du personnage, il dit que ce fut un disciple de Sévère d'Antioche et que Jacques Baradée ayant été son successeur, il était par conséquent monophysite '•. Dans un des manuscrits consultés par l'éditeur, la formule de la double consécration du pain et du vin est longuement paraplirasée et contient une affirmation plus frappante encore de la présence réelle de Jésus-Christ dans l'Eucharistie.
26° Liturgia heati Jacohi interpretis episcopi Edesseni. Incipit : Beus Pater omnium et Domine dominantium. Renaudot affirme avec raison le monophysisme de Jacques d'Edesse; et il fixe au dernier quart du vii^ siècle l'époque où il vécut''.
1. Ceci peut signifier, dans la pensée de l'auteur, du pain fermenlé, ou du pain qui n'avait pas reçu la préparation liturgique.
2. Les manuscrits de Colbert 3921 (Bibl.Nat., 76) et 3833 (Bibl. Nat., 74) contiennent notre texte.
3. C'est une seule et même ville qui porte aujourd'hui le nom de Sérudj, au sud-ouest d'Edesse.