Journal lilléraire de La Haye, 1717 (t. IX), p
3. Comm. ad lilurg. copticam S. Basilii, Lit. Or. Coll. t. l, p. 271), 290, 297. Voir surtout p. 523, in Canonem generalcm sive liluri/inm aethiopicam observationes : « Duo euim quaB tamcn maxime necessaria erant, illi (Ludolfo) defuerunt: bona fides et rerum ecclesiasticarum perilia«.
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gieuses. Il lui reprochait en particulier d'avoir posé à un Éthiopien nommé Grégoire, homme sans instruction, homo harbarus^ des questions captieuses, spinosis quœstionibus irretitus^ pour lui faire avouer que le culte des saints n'était pas connu en Ethiopie ; il Taccusait d'avoir torturé les textes afin d'en tirer un sens luthérien. Enfin, il s'était beaucoup diverti de ce que le fougueux luthérien avait, sous l'empire de ses préjugés et contre les règles de la grammaire et du bon sens, traduit par sarictuarium 5<xwc^e5 l'exclamation liturgique éthiopienne qu'on doit incontestablement rendre par sancta sanctis. Ludolf était mort en 1704. Son apologiste anonyme essaya de défendre sa mémoire, en faisant remarquer que dans ces « ouvrages, dans lesquels il y a beaucoup de travail et même quelques traits d'érudition assez recherchés^ », presque tous les auteurs modernes étaient indignement traités. Toutefois (( il n'y en a aucun contre qui M. l'abbé Renaudot déclame plus violemment que contre M. Ludolf^)). On essaye de disculper ce dernier tant bien que mal, par des arguments évasifs, tout en avouant qu'il a commis la malencontreuse traduction sanctuarium sanctis! Prenant ensuite l'offensive, le champion de l^udolf attaque la traduction de Renaudot. Parlant delà Liturgia Cyrilli^^ il dit : « J'y trouve quantité de fautes »; mais par charité, sans doute, il n'en relèvera que deux ou trois « celles qui me tomberont les premières sous les yeux ». Page 38, à la Q'' ligne de cette même liturgie, il faut corriger duritias omnes consumit^ en qui consu7nit omnem