‹ L'Abbé Eusèbe RenaudotChapitre 121 sur 138 · Ligne 18, commeacement de l'épiclèse · texte numérisé non relu

Ligne 18, commeacement de l'épiclèse

248 l'œuvre liturgique de renaudot

sur les liturgies de M. l'abbé Renaudot; mais je les supprime à présent, parce qu'il est difficile de leur donner les agréments nécessaires pour être lues, surtout dans un écrit aussi court que celui-ci. Il ne me reste qu'à prier M. l'abbé Renaudot de faire réflexion sur ce qu'il doit à la vérité. S'il y pense sérieusement, il rétractera les injures qu'il a dites sans sujet à feu M. Ludolf, et cela lui sera glorieux devant Dieu et devant les hommes \ »

On croira volontiers que ces reproches et ces critiques furent les plus sérieux que leurs auteurs pouvaient soulever contre Renaudot ; mais on aura quelque peine à qualifier « de très graves » des minuties grammaticales comme celles que nous citons. Au sujet des « falsifications », l'abbé Renaudot s'expliqua dans un volume qu'il publia en 1717 sous le titre de Défense de r Histoire des Patriarches d' Alexandrie et de la Collection des liturgies orientales contre un écrit intitulé : « Défense de la mémoire de feu M. Ludolf^. » L'accusation d'avoir commis des fautes grossières dans ses traductions l'avait piqué au vif. La leçon in persona tua était due à une simple faute d'impression. Dans la formule : Accipite ex eo vos omnes^ le vos ne change pas le sens, car il est sous-entendu dans la seconde personne du pluriel, et on a voulu rendre non seulement le texte copte, mais les versions arabes qui toutes ont les mots vos omnes^ accef)tés par conséquent par le commentaire autorisé de l'Eglise copte elle-même. L'insinuation malveillante est

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