Journal Ulléraire de La Haye, 1717, p
2. Paris, J.-B. Coignavd, rue Saint-Jacques, à la Bible d Or. 1717, in-12 de 6 et 193 pp.
une pure calomnie ; car il n'y a point d'apparence que Renaudot ait pensé à ce que l'apologiste de Ludolf lui attribue, puisqu'il a expliqué assez au long de quelle manière les Orientaux donnent la communion aux laïques. Renaudot remarquait fièrement : « Ceux qui peuvent passer pour savants ne se sont pas contentés de dire qu'il y avait quelques traits d'érudition assez recherchés, mais ils sont convenus que tout y était nouveau. » Et il ajoutait en parlant de Ludolf: u Je lui montrai ensuite un extrait que j'avais fait de la vie de Tekla Haimanot, le Père de la vie monastique en Ethiopie, sur un manuscrit arabe de la Bibliothèque du roi. Il me pria de le lui prêter, ce que je fis : il l'emporta et il ne me l'a jamais renvoyé, et il en a même fait fort peu d'usage ^ » La polémique continua. L'Europe savante^ autre périodique hollandais, publia une critique d'allure trop personnelle et peu scientifique. L'auteur avouait qu'il n'avait jamais eu entre les mains qneVO'f/îce du baptême publié par Guy Lefèvre de La Boderie, et \Ordo generalis de la liturgie éthiopienne. Dans un autre article ^, les critiques sont plus objectives. Elles portent sur la liturgie éthiopienne. « Cette traduction est pleine de fautes, qui, à la vérité, ne sont pas essentielles à la religion. » Ces fautes, « j'en marquerai une ou deux à mesure que je les découvrirai de nouveau en comparant l'original à la version ». Les voici: Page 501, prière sur le calice (ligne 3), Renaudot a traduit : qui effudisti sangumem iuum voluntarie super Golgotha ; l'éthiopien met à la troisième personne : qui a répandu volontairement
\. Défense de V Histoire, etc., p. 17.