‹ L'Abbé Eusèbe RenaudotChapitre 123 sur 138 · T. X, p. 231-280, Ibid., t. XI, p. 28-G · texte numérisé non relu

T. X, p. 231-280, Ibid., t. XI, p. 28-G

250 l'œuvre liturgique de renaudot

son sang pour sa créature. A la page 504, oratio oblalionismysticse, ligne 1 de cette prière, Renaudot écrit : Princeps Jesu Christe, cujus subslantia fada non est Verhum purumgenitoris.., Patri el Spiritui sancto ; tu xqualùes panis vivus, etc; le critique corrige ainsi : « Voici ce que portent les dernières paroles, depuis les points que M. Renaudot a mis dans le texte latin : Fili Patris et Spiritus Sancti, tu es panis vivus. M. l'abbé a supprimé un mot et en a suppléé deux autres qui ne sont point dans l'original. Oserait-on dire qu'il l'a fait pour rendre les Éthiopiens plus orthodoxes qu ils ne sont^ ? »

De telles vétilles relevées par de tels censeurs sont le meilleur éloge de l'œuvre de Renaudot.

Celui-ci rencontra bientôt un nouvel adversaire qui ne le lui cédait en rien pour la vivacité et parfois l'insolence de la critique.

Le Maronite Joseph-Simon Assemani^ avait plusieurs motifs de s'élever contre l'abbé Renaudot. Orientaliste, il était quelque peu jaloux de la gloire et de la réputation de son illustre confrère. Maronite, il ne pouvait lui pardonner d'avoir si souvent rappelé les vraies origines de la nation maronite et son constant attachement au monothélisme jusqu'à l'époque des Croisades. Malgré sa profonde antipathie pour l'orientaliste français, Assemani était cependant parfois contraint de rendre hommage à sa science^.

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