‹ L'Abbé Eusèbe RenaudotChapitre 125 sur 138 · Coinp. ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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3. 11 est vrai que deux Maronites, Abraham d'Ekchel et Naironus avaient fait la même confusion.

4. Le fait est inexact. Voir J.-B. Chabot, les Ecéques Jacobites du VIII' au XIU^ siècle (tiré à part), p. 14, 32 et suiv.

5. Observation malheureuse; il ne semble pas que Sévère fùl déjà évéque avant d'être élevé au patriarcat, et Athanase Sandalaia. qui Tétait, ne fut que le troisième successeur d'Élie (Chabot, o;). cil., p. 4 et 5).

beaucoup plus acerbe. Relativement à VépicUse, il ne peut admettre Topinion de Renaudot, que nous avons exposée plus haut. Il reprend celui-ci avec hauteur et l'accuse presque de pactiser avec l'hérésie; il trouve que sa complaisance pour les sectes orientales est sans fruits, et son système périlleux; Texplication de Bar Salibi donnée par Renaudot doit être taxée d'incohérence ; Renaudot n'a pas compris le texte de cet auteur sur la division de la liturgie syriaque, en cinq parties, m le sens du mot hrudiki. Le critique prétend prouver clairement que le mélange d'huile et de sel dans la préparation des éléments eucharistiques est bien antérieur à Bar Salibi, chez qui, selon Renaudot, on en trouverait la première mention, puisqu'on la rencontre dans la liturgie de Jean de Bassora, dont l'auteur vivait, au plus tard aw viii*= siècle.

Assemani reproche encore au liturgiste français d'avoir mal compris un texte de ce même Denis Bar Salibi qui blâme le peuple, non de répondre Amen à la formule Charitas Dei Patris, etc., comme l'avait affirmé Renaudot, mais de ce qu'il fait cette réponse trois fois, une fois après la mention de chacune des personnes de la sainte Trinité. Renaudot s'est également trompé ailleurs lorsqu'il a dit que l'élévation de l'eucharistie se fait en même temps que le peuple récite la formule : Vmis Pater sanctus, etc.; l'élévation se fait au Sancta sanctis qui précède la confession de foi Unus Pater sanctm, comme l'atteste Bar Salibi. D'après Assemani, ce n'est pas par distraction ou lapsus du copiste, comme le pensait Renaudot, mais par soumission à la discipline de Yarcane, que les paroles évangéliques de

la consécration manquent dans certains manuscrits M

Aloysius Assemani s'irrite que Renaudot ait inscrite

sous le nom de Cyrille d'Alexandrie et qualifié de mono-

physite une liturgie insérée dans le Missale Chai'

daïcum et qui, selon lui, doit être attribuée à saint;

Cyrille de Jérusalem ; il Taccuse de n'avoir pas compris!

la lettre de Marc d'Alexandrie à Balsamon ni la réponse]

de Balsamon, de laquelle Renaudot concluait que la'

liturgie de saint Basile et celle de saint Grégoire étaient

inconnues dans l'Eglise melchite ou orthodoxe d'Alexan-;

drie ; il lui reproche d'avoir traduit- par accedimus^ uni

mot syriaque qui a aussi le sens de obtulimus, sens que;

le contexte paraît bien, en effet, réclamer en cet endroit.;

Sur l'attribution des liturgies, les griefs sont aussi;

nombreux. 11 existe une liturgie de Diodore de TarseJ

dont Renaudot niait l'existence^; la liturgie Deus vita

omnium et lux, attribuée à Philoxène de Mabboug, :

est en réalité llœuvre de Siméon de Beth Arscham''.;

La liturgie des saints Docteurs [Domine Deus païens) \

dont on ignorait l'ordonnateur caché sous le nom de

Jean le Grand, est l'œuvre de Jean Bar Wehebun ^. Le

Jean, dit Acémëte par Renaudot, n'est autre que Jean

le Petit, aussi appelé Josué, patriarche intrus d'An-"

tioche au commencement du xiii® siècle. 1

Mais à propos de la question de l'orthodoxie des Ma- ;

1. La récente publication du Commentaire de Denys Bar Salibi, par ' M. Labourt, montre que le manuscrit unique de Rome, dont s'est servi 5 Assemani, contenait un texte imparfait et très vicié, tandis que Renaudot-^ avait, à Paris, à sa disposition trois excellents manuscrits. -ikj

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