‹ L'Abbé Eusèbe RenaudotChapitre 127 sur 138 · Bibl. or., II · texte numérisé non relu

Bibl. or., II

4. En réalité, le texte cité est tiré dune lettre de Rabboula à Gemelliaiius de Perrhé. Le texte de cette lettre a été publié d'après les manuscrits de Londres, par Overbek {Ephrem. Syr.'alior. op. sélect., 231-238); il est inséré également dans ÏHistoire de Zacharie le Rhélcur (Land, Anecd. Syr., III, 31() et suiv.) ; on en trouve la traduction allemande dans Bickell {Ausg. Schrift. der syr. Kirchcnv. Aphraaies, etc., p. 250-258 (d'après Overbek) et dans Ahrens et Krûger, Kirchenq. des Zach. lihet., p. 239 et suiv. Tous les textes sont d'accord pour la leçon in azymis figuratur, confirmée par la traduction arabe. Dans le manuscrit de Rome, cité par Assemani, on peut facilement constater que le mot mtil (figuratur) a été corrigé en météhél {manducatur). Quel est l'auteur de cette grossière modification ? Comment Assemani n'a-t-il pas remarqué la surcharge si visible, en copiant le texte? Is fecit cui prodest (Note de M. J.-B. Chabot).

256 l'œuvre liturgique de RENAUDOT \

mani contre Renaudot ne portent que sur des points l de détail ou sur des imperfections que l'insuffisance ' des documents qui étaient à sa disposition ne lui per- ' mettait pas d'éviter. Les travaux plus récents sur les i écrivains syriens ont montré que les savants maronites avaient eux-mêmes commis des fautes beaucoup plus ' nombreuses et beaucoup plus graves que celles qu'ils" ont reprochées à l'abbé Renaudot. Celui-ci avait d'ail- \ leurs sur ses contradicteurs l'avantage de posséder une i connaissance des langues copte et éthiopienne aussi | parfaite qu'on pouvait l'avoir à son époque. J.-S. Asse- . mani usait d'une excellente précaution oratoire en ter-i minant par ces mots ce qu'il considérait comme unei réfutation de l'opinion de Renaudot sur les Maronites : ; « Hsec pro veritate dicenda fuerunt, non ut viro claris-' simo et de nostris litteris meritissimo aliquid laudis; quam ipse editis in hac materia libris commeritus est, | ullatenus detractum detritumve velimus. Ut enim in ma-;

gna silva boni venatoris est, feras indaganter quamplu-j rimas capere, neque cuiquam culpse fuit non omnes ^ cepisse : ita qui scribimus, si vel non omnia, quae in rem; propositam dicenda fuissent, attingimus, vel si quan-i doque etiamdormitamus, non id continuo culpse verten-; dum est^ » ]

Le P. Lebrun, qui n'était point versé dans les langues^ orientales, et qui fit un si grand usage des écrits de Renau- j dot dans son Explication littérale, historique et dog-matique des pynères et des cérémonies de la messe^, voulut^ se renseigner sur la valeur de ces ouvrages. « Des cri-^

i. Bibl. or., I, 207. - 'J>

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