‹ L'Abbé Eusèbe RenaudotChapitre 128 sur 138 · Paris, 4 vol. in-8», 1716-172G. i · texte numérisé non relu

Paris, 4 vol. in-8», 1716-172G. i

tiques, dit-il, n'ont pas, à la vérité, épargné quelques endroits des ouvrages de ce savant homme ; mais MM. Fourmont \ qui sont si versés dans les langues orientales, m'ont rendu ce témoignage en sa faveur, qu'il a traduit exactement tout l'essentiel des liturgies coptes-. » Au reste, ce témoignage des frères Fourmont n'empêche pas Le Brun d'adresser lui-même un certain nombre de critiques à Renaudot ^.

La bonne opinion que les savants contemporains avaient conçue de l'œuvre de Renaudot n'a pas été démentie par leurs successeurs, bien qu'ils soient obligés de reconnaître que cette œuvre n'a pas conservé toute sa valeur et que, si elle rend encore des services'*, elle ne répond cependant pas pleinement par sa méthode et ses résultats aux desiderata de la science moderne.

Vers le milieu du xix® siècle, un liturgiste protestant de valeur, H. -Ad. Daniel, rappelant un mot de Joseph Bingham, l'auteur des Origines ecclesiaslicœ, disait de Renaudot qu'il avait été le premier à porter un esprit

1. Etienne Fourmont (1083-1745) et Michel Fourmont (1690-1746): le plus jeune était professeur de syriaque au Collège de France.

2. Le Brun. Explication littérale et dogmatique, t. II (1720), p. vni.

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