Littéralure Syriaque, 2* éd., p
2. Cf. Brightman, Enstern Liturgies, \). lxxiii-lxxiv. Le Brun cite encore celle des Apâlres, qui n'est pas aientiounée par Brightman; la A'ersion latine de celle de Dioscore, par Vansleb, a été publiée à la fin de la grammaire éthiopienne de Ludolf, et reproduite par Le Brun (t. H, p. (i54), ainsi qu'une partie d'une autre liturgie éthiopienne.
traire ; celle qui est donnée par les Maronites doit toujours être suspectée, mais celle des Jacobites doit généralement être tenue pour exacte.
Sur l'âge de ces liturgies, Topinion de Kenaudot n'est pas admissible. Il attribue une trop haute antiquité à celles qu'il considère comme fondamentales, ce sont celles de saint Jacques, saint Marc, saint Basile, saint Jean Chrysostome, Nestorius. Tout au plus peut-on concéder, en ce qui concerne la liturgie grecque de saint Jacques, par exemple, que le rite de FÉglise de Jérusalem fût celui que Ton avait emprunté au premier évêque, et que l'on continua de célébrer tout en y ajoutant les développements que les années et les progrès introduisirent surtout quand le culte devint extérieur et public. Nulle part on ne rencontre dans l'histoire des premiers siècles ces prières fixées qui forment une vraie liturgie. Les plus anciennes références certaines que l'on ait de la liturgie grecque de saint Jacques, en tant que liturgie ordonnée, sont celles du concile in Trullo (692) ; auparavant, on ne trouve que des citations de textes particuliers faites par saint Cyrille de Jérusalem et peut-être par saint Jérôme.
De même pour la liturgie syriaque de saint Jacques. Le fait que les Jacobites l'ont conservée en syriaque, comme liturgie fondamentale, prouve qu'elle était déjà consacrée par un long usage au moment où ces communautés se formèrent, c'est-à-dire vers le milieu du VI® siècle^ ; on en possède des manuscrits du viii*' siècle.
Etheridge, plus affirmalif que M^"" Duchesne, pense que