‹ L'Abbé Eusèbe RenaudotChapitre 131 sur 138 · Duchesne, Origines du Culte chrétien, 1808, p · texte numérisé non relu

Duchesne, Origines du Culte chrétien, 1808, p

262 l'œuvre liturgique de renaudot

si la liturgie grecque de saint Jacques ne fut pas écrite avant le concile de Nicée (325), elle le fut avant celui de Chalcédoine (451), et que le texte syriaque n'est pas de beaucoup postérieur au texte grec^

Renaudot a été moins heureux en traitant des liturgies coptes et alexandrines qu'en parlant des liturgies syriaques. 11 ne mérite pas toutefois les reproches sévères que lui adresse Neale au sujet de la liturgie alexandrine de saint Basile^. Neale lui-même admet avec Renaudot que cette liturgie a été probablement tout d'abord catholique, qu'elle a été plus tard traduite en copte, et beaucoup plus tard encore, en arabe. Le tort de notre auteur fut d'avoir voulu trop préciser une matière que l'état actuel de nos connaissances ne permet pas encore de déterminer avec une rigoureuse exactitude ^.

Il avait cependant su discerner dans la liturgie alexandrine de saint Marc la main de saint Cyrille, comme il s'exprimait avec Abulbircat. Il reconnut que la liturgie de saint Marc et celle de saint Cyrille étaient au fond une même messe, plus ancienne que celle de saint Basile, devenue dans la suite la liturgie normale ^. Mais nous

1. «As to the comparative antiquity between the written Greek and Syi'ian Liturgy of James, the piobability is, that the one did not long précède the other; as large numbers of the Christiansof Syria, especiallyin the rural Churches, were unacquainted with any other language than their own. » (Etheridge, The Syrian Churches, p. 196.)

2. « Why the first of thèse liturgies (d'Alexandrie) bears the name of saint Basil, I shall not attempt to décide : Renaudot in his laborious explanation has only confounded confusion. » (Neale, History of the Uoly Eastern Chwch, cité par Daniel, Codex Lilurgicus, t. IV, p. 39.)

8. La liturgie de Sérapion de Thmuis, qui représente la liturgie grécoégyptienne au milieu du iv» siècle, montre une disposition moins avancée que ne le laisseraient croire les affirmations de Renaudot sur l'antiquité des liturgies gréco-alexandrines, en particulier de celle de saint Marc.

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