Paléographie musicale, t. V, Avant-Propos, p
2. Revue iCHisioire et de Littérature religieuses, 1902, p. 279.
3. Il s'agit du canon Mozarabe ; mais l'explication vaut pour le conflit général soulevé à l'occasion des verha Christi et de la récitation postérieure de Vépiclèse.
OPINION DES MODERNES 265 j
messe au moment de la consécration. Il était réservé à i
la mission temporelle du Saint-Plsprit d'en valider "
l'accomplissement. » Cette théorie moderne aurait cer- ■
tainement obtenu l'adhésion de Renaudot. |
En résumé, l'œuvre liturgique de Renaudot fut grande ]
et remarquable. Elle le paraîtrait encore davantage, si |
une vieillesse longue et paisible lui avait permis de mettre i
la dernière main à ses dissertations et à ses traductions i
des rites orientaux du baptême, de l'ordination, du i
mariage ; plus encore, si les desseins de Colbert s'étaient ^
réalisés et si, comme le P. Morin, il avait pu donner ; dans leur langue originale les nombreux textes qu'il avait
traduits. Son œuvre aurait égalé, si elle ne l'avait sur- '. passée, celle des A.ssemani ; car Renaudot paraît bien
avoir été, comme l'écrivait récemment M. Chabot, i
(d'orientaliste le plus érudit de son époque^ ». j