Un des amis les plus fidèles de Fénelon
7. Barthélemi d'Herbelot (1G2Ô-1695), orientaliste éminent, auteur de la Bibliothèque orientale... coiittnant (jénéralement tout ce qui regarde la connaissance des peuples de l'Orient, i)ubliée par Galland en 1697, in-folio.
8. Nicolas Toinard ou Thoynard (1629-1706), très versé dans la connaissance des lani^ues anciennes et des médailles.
COLLABORATfON A LA PERPÉTUITÉ DE LA FOI 27
les plus versés dans la science de l'Ecriture-Sainte. Nul doute qu'il ne s'y fit admirer par l'étendue prodigieuse de son érudition.
Mais le Petit Concile et Bossuet ne retenaient pas exclusivement notre jeune abbé. La curiosité de son esprit, des souvenirs de famille l'attiraient ailleurs.
Nous avons déjà parlé des relations qui unissaient depuis longtemps les Renaudot à Port-Royal.
Or, à l'époque où l'abbé, déjà très versé dans les langues orientales, rentrait cbez son père, Antoine Arnauld publiait, en collaboration avec Nicole, un très important ouvrage de controverse contre les Protestants, et principalement contre les calvinistes. Il avait pour titre : Perpéliiité de la Foi de V Eglise catholique touchant V Eucharistie ^ défendue conti^e le livre du sieur Claude^ ministre de Charenton.
La collaboration que l'abbé Renaudot fut amené à donner à cet ouvrage fixa définitivement sa vocation scientifique. Arnauld a indiqué lui-même, dans la préface du premier volume \ « la nécessité particulière » qui l'amena à composer cet ouvrage, et Renaudot reprit plus tard cet exposé dans la préface de sa Défense de la Perpétuité. Arnauld, faisant un recueil des passages
1. T. I, p. 3 de l'édition de 1781-1782. Nous citons toujours cette édition.
des Pères dont on a compose l'OITicc du Saint-Sacrement, voulut lui donner une préface, afin d'y réfuter j brièvementle ministre Aubertin. Dans plusieurs ouvrages, , et surtout dans (( la Conformité de la créance de VEglise \ avec celle de saint Augustin sur le Sacrement de V Eucha- j ristie\ le ministre avait affirmé que les dogmes de la ] transsubstantiation et de la présence réelle furent incon- ' nus aux premiers siècles de l'Église. « Ce n'était pas le lieu, dit Arnauld lui-même, d'entreprendre un grand ] discours, ni de réfuter tout le livre d'Aubertin; aussi n'y avait-on pas seulement pensé, et Ton s'était contenté ■ de traiter un point particulier, mais décisif, qui est | l'impossibilité du changement dans la créance de TEucha- ■ ristie, supposé par Aubertin et par les autres ministres, i On ne communiqua cet écrit qu'à deux ou trois per- ; sonnes, sans aucune affectation, dans des rencontres i que Dieu fît naître. Mais, étant tombé entre les mains de ' M. Claude, il y répondit incontinent, et sa réponse, j quoique manuscrite, devint aussi publique par la multi- j tude des copies que l'on en fit qu'elle l'eût pu être par \ l'impression. On se crut donc obligé de la réfuter par i un livre imprimé, qui est maintenant assez connu dans ; le monde, sous le titre de la Perpétuité' de la foi de fi l'Eglise catholique sur V Eucharistie'^. » ' Le « livre imprimé >-> parut en 1663. Claude y répliqua ; par la Réponse aux deux traile's intitidës : « la Perpétuité .]
de la foi de t Église catholique touchant VEucharisLie »
(in-8°, 1665), ouvrage qui eut beaucoup d'éclat, dit .
Arnauld. L'auteur de la Per/)e7z<27e hésita quelque temps ■?