‹ L'Abbé Eusèbe RenaudotChapitre 24 sur 138 · LA HIBLIOTHÈQUE DU ROI · texte numérisé non relu

LA HIBLIOTHÈQUE DU ROI

Luc etl'abbé Fleury, ses amis en même temps que ceux du défunt, il usa de toutes les ressources que ses relations à la Cour mettaient à sa disposition. L'abbé Fleury écrivait à Bossuet : « M. Tabbé Renaudot se réveille vivement en cette occasion, et remue toutes les machines dont ilse peut aviser. » Le grand Condé et Bossuet luimême intervinrent. L'abbé de Saint-Luc offrit ses bons offices auprès de l'archevêque de Reims \ et Tabbé Fleury auprès du nouveau contrôleur général^ ; tous faisaient remarquer que la Gazette n'occupait pas son directeur autant qu'on l'eût pensé, que les relations déjà nombreuses qu'il avait avec les savants de France et de l'étranger rendraient sa nomination honorable à ceux-là mêmes qui la feraient^.

Mais, malgré ces hautes interventions, l'abbé Renaudot fut encore évincé. L'appui même de l'archevêque de Reims demeura inefficace. « M. de Louvois, à l'insu de son illustre frère, le fit exclure, à titre de jansénisme'*.»

Il est possible aussi que, trouvant le rédacteur de la Gazette suffisamment avantagé par son « privilège », pourvu largement de revenus par l'héritage paterneF', on voulût réserver à un autre une situation qui permettait de se livrer tranquillement aux études.

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