Sans date, Bossuet, édit. Lâchât, t. XXVL p. 4'i
2. De Meaux, 7 janvier 1(31)1, dans Lâchât, t. XXVL ]>■ 'i')8.
GO Vil-: DE HENAUDOT
lier d'Kcosse et de l'évoque de Mcaux; Bossuet se fit une joie de Fy inviter.
L'abbé Renaudot avait de la langue anglaise une connaissance telle qu'elle lui permettait non seulement de traduire les missives de lord Pertli, mais de composer en anglais soit des lettres adressées aux agents de la France en Angleterre^ , soit même des projets de déclarations ou de proclamations au nom de Jacques 11. Aussi n'est-il pas surprenant qu'on ait recherché son avis, comme celui d'une personne tout particulièrement compétente, sur diverses questions religieuses concernant l'Angleterre.
Bossuet fut naturellement l'un de ceux qui eurent des premiers recours à ses lumières. L'évêque de Meaux travaillait alors à son Histoire des Variatioyis. Il crut devoir interroger l'abbé Renaudot sur une Confession de foi anglaise, dont la traduction était tombée entre ses mains. L'abbé répondit par une longue lettre. Il marque la véritable origine de cette Confession de foi^ due non à l'Eglise nationale anglicane, mais à l'Eglise presbytérienne et calviniste d'Ecosse; il donne des indications très précises sur les variations que subit la doctrine anglicane depuis la mort de Henri VIII, sur l'opposition très visible que l'on peut constater entre certaines propositions des articles d'Edouard YI et de ceux d'Elisabeth"^, surtout en ce qui regarde la doctrine de la transsubstantiation et de la présence réelle. A la précision des détails sur le Frayer Booh^ sur ses diverses éditions et les modifications qu'avaient subies